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DateLieuObservation et photos
22 octobre 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

Chants de rougequeue noir et de rougegorge en quittant la vieille ville. Passages migratoires de buses variables au-dessus de la cluse du Vorboug, en direction de l’ouest.

Dans la forêt de crête, chant d’un pouillot véloce. Cette manifestation sonore mérite la mention, à cette période. Alors que je m’éloigne un peu du sentier, un oiseau s’envole juste devant moi, en zigzaguant : une bécasse des bois. Magnifique ! Je cherchais à voir un autre « forestier »…

Au sommet d’un rocher, au point « 814 » de la carte topographique, un étrange oiseau s’est récemment installé contre un tronc (photo).

Quelques bandes de pinsons des arbres, suivent le relief vers l’ouest, alors que je longe « l’Envers ». Les geais des chênes (aquarelle, voir mon livre Démarche nature – 52 portraits de la Haute Borne, p.114) sont très actifs ; incessants va-et-vient entre des … chênes et la forêt, où ils enfouissent des glands, leur réserve alimentaire d’hiver.


20 octobre 2026Delémont - Claude Chappuis -Haute Borne

L’observation de migrations est l’objectif de cette sortie matinale. Chants de rougequeue noir et de rougegorge en quittant la vieille ville.

La couleur de la forêt se diversifie. Notamment les hêtres jaunissent (photo 1), pour ceux qui sont restés verts cet été, sans devenir bruns de sécheresse. Dans les pâturages, encore la sauge des prés en fleur.

Dès l’abord du premier versant, des passages de rapaces se profilent : un « ruban » épars d’une cinquantaine de buses variables, puis quelques groupes, chacun d’une douzaine de milans royaux se suivent en tournoyant (photo 2), pour prendre de la hauteur.

Sur la hauteur, des bandes d’étourneaux et de grives draines s’orientent vers le sud-ouest. Et aussi un groupe de neuf choucas ; une belle surprise, car j’en vois rarement en migration ici. En ce moment ils sont nombreux le soir en ville, peut-être aussi avec des apports de « ‘extérieur »…

Les passages sont presque continus, mais de manière dispersée : pinsons des arbres, bergeronnettes grises, chardonnerets, serins, grosbecs, verdiers. Et des alouettes ; j’en repère aussi dans un champ herbeux, où il me semble voir l’une ou l’autre alouette lulu parmi les alouettes des champs. La distinction n’est pas évidente, lorsqu’elles ne chantent pas…

L’aspect du ciel, au fond oriental de la vallée, indique une situation de föhn (photo 3).


16 octobre 2026Delémont - Hohe Winde - Scheulte

Extraordinaire limpidité de l’air, visibilité extrême à grande distance : du Säntis (photo 1) au Cervin (photo 2), en passant par les Alpes bernoises (photo 3), et dans le dos l’étendue bâloise (photo 4), avec les Vosges et la Forêt noire de part et d’autre.

Un suivi particulier après avoir « gravi » le point culminant, « die Winde » ::le populage des marais est étonnamment encore en fleur, dans une zone marécageuse qui n’a pas totalement desséchée durant l’été caniculaire et sec (photo 5). Reprise du printemps aussi pour le pissenlit, dont profite une butineuse (photo 6).


15 octobre 2026Delémont - Haute Borne

Plusieurs bandes, de 100 à 200 pigeons ramiers passent sur les crêtes vers l’ouest. Un épervier, mâle, se faufile à vive allure à travers la forêt de crête, dans l’espoir de surprendre un passereau avec ses serres.

Un pouillot véloce chante encore ; à noter à cette date et à l’altitude de 700 mètres.

Ambiance également très bourdonnante dans les lierres, en fleurs : des abeilles butines (photo). Un rucher n’est pas loin.


14 octobre 2026Delémont; Grioux - vieille ville

Crépuscule, le soleil vient de se coucher ; bientôt 19h. Ciel limpide, lumière d’une remarquable pureté. Nombreux chants de rougequeue noir, venant des faîtes alentour. Posés dans des buissons et des arbres, des rougegorges égrenent des notes cristallines, dures, fortes ; toujours un étonnement, venant de cet oiseau, paraissant su frêle.

Mais des cris doux s’entendent plus loin, vers le quartier de la gare ; ils s’approchent. Une bande de choucas ne tarde pas à tournoyer au-dessus des parages de la vieille ville ; ils sont une centaine. Ambiance joyeuse. Ils se posent sur la tour de l’Eglise (photo 1), « papotent » confusément un moment (photo 2), l’envolent bruyamment vers le Château, se posent sur les éminences (photo 3), reviennent (photo 4), puis s’en vont tournoyer ailleurs (photo 5) avant de se poser dans un grand arbre pour la nuit.

J’apprécie beaucoup ce spectacle et cette ambiance crépusculaires.


12 octobre 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

Beaucoup de feuilles vertes, surtout de hêtre, récemment tombées, jonchent le sol le long de la crête (photo 1). Ce sont visiblement les feuilles de l’étage supérieurs que les hêtres délestent (photo 2), avant celles des branches inférieures, sans que ces feuilles ne passent par le stade jaune, donc sans récupération des composants de la chlorophylle ; une anomalie due à la sécheresse et un affaiblissement programmé des arbres.

Des pinsons des arbres s’envolent constamment du sentier de crête devant moi, au fur et à mesure de ma progression, pour se poser sur une branche à proximité et revenir au sol après mon passage. Ils dévorent les faines, leur nourriture de prédilection, en ce moment. A beaucoup d’endroits, les graines sont abondantes sous les hêtres. La table est aussi servie pour les pinsons du Nord ; ils peuvent venir… Et c’est aussi une certaine promesse pour une bonne relève chez la chouette hulotte, au printemps prochain.

Plusieurs regroupements de mésanges à longue queue et de mésanges huppées. Deux superbes petites mésanges. Un comportement typique, à la veille de l’hiver.


11 octobre 2026Delémont - Claude Chappuis -Haute Borne

Sur la crête, passages réguliers de petites bandes étirées (entre 10 et 30 individus) de petits passereaux, surtout pinsons des arbres, chardonnerets, grosbecs, pipits sp. Un épervier en chasse de passereaux, sans succès visible. Migration aussi de grives draines, dont trois bandes d’une centaine. Un groupe identique est installé entre champs et lisière de forêt.

En forêt, quelques groupes de mésanges, notamment de mésanges à longue queue ; elles s’installent pour l’hiver.

A proximité de la ferme supérieure, des milans royaux tournoient en piaulant, avec de nombreuses figures acrobatiques en piqué. Par moment, une paire se pose sur un arbre sec (photo 1).

Dans une haie, des buissons d’épine noire sont pleins de prunelles bleues ; impressionnant (photos 2 et 3). En lisière, un houx sort du lot : il a perdu ses feuilles mais ses baies sont abondantes (photo 4) ; assez insolite.

Malgré la sécheresse de l'été, quelques récentes gouttes de pluie ont été bénéfiqqes à certains champignon, dont le coprin chevelu (photo 5).


10 octobre 2026Delémont; Grioux - vieille ville

Ornithologie matinale de proximité…

Plusieurs rougequeues noirs chantent, même avant le lever du soleil, sur les toits. Comme tous les matins et soirs. Les choucas sont aussi très réguliers ; eux forment une bande qui approche la centaine.

Quelques pouillots véloces inspectent nerveusement le feuillage jaunissant du bouleau, devant ma terrasse. La température est encore suffisante pour activer les insectes qui constituent leur nourriture.

Passages de bergeronnettes grises ; elles me paraissent nombreuses cette année en migration.

9 octobre 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

Nombreux pigeons ramiers dans les arbres, certains aussi au sol, sur toute la crête forestière ; vu l’abondance, certainement une escale durant la migration.

Encore l’un ou l’autre chant de pouillot véloce. A noter, à cette période-ci de l’année…

5 octobre 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

Sortie baignée plutôt dans le calme. Passage de trois bandes de pigeons ramiers en migration ; ils suivent le versant sud, juste sous la crête. Plusieurs bandes sont aussi de passage en suivant à faible hauteur le versant sud ou la crête.

Un chant de pouillot véloce (le lendemain, j’en entendrai en nombre au-dessus de Grindelwald, entre 1'100 et 1'500 m d’altitude)) et un cri d’alarme de fauvette à tête noire, dans la forêt de l’Envers.

4 octobre 2026Delémont - Haute Borne

Alors que la veille, en sortie d’observation pour la SEPOD, avec 22 personnes et un troupeau également très attentif (photos 1 et 2, de Marius F.), il n’y avait que de rares passages migratoires, mais tout de même un groupe d'une vingtaine de buses variables, avec quelqus milans royaux, mais malheureusement avant l'arrivée des participants.

Aujourd’hui, en plus d’une quinzaine de milans royaux qui tournoyaient en piaulant au-dessus de la Haute Borne (photo 3 ; agrandir dans le ciel pour voir les milans), un défilé « royal » arrivait de l’est, de la crête de la Chaive. Durant près d’une demi-heure, environ une centaine de milans se sont succédés, au rythme de trois à quatre par minute, planant sans escale vers l’ouest, à une hauteur d’environ cent mètres.

Dans la forêt proche, quelques chants de pouillot véloce et l’une ou l’autre note de fauvette à tête noire. Cette dernière s’entend d’ailleurs de moins en moins. En lisière de forêt, les baies d’alisier blanc sont nombreuses cette année (photo 4).


27 septembre 2026Delémont - Claude Chappuis -Haute Borne

Après quelques jours en Appenzell, changement de décors au retour ; paysage vert et prairies opulente avec vaches comblées à l’est de la Suisse (photo 1), alors qu’ici, à la même altitude proche de mille mètres, prairies rousties et vaches à la recherche de quelque maigre herbe (photo 2). En bordure de pâturage, un petit tapis de la belle linéaire vulgaire (photo 3), qui résiste depuis trois mois.

Mais je suis à la recherche d’indices de migration. Je revois avec grand plaisir un traquet motteux venu du Nord, au même endroit qu’il y a une semaine. L’un ou l’autre milan royal (photo 4) qui s’en va vers l’ouest, sinon très peu de passages migratoires. Le calendrier semble aussi chamboulé pour de calendrier de la nature.

Bien visible en lisière de forêt, la juxtaposition de deux phénomènes différents de coloration (photo 5) : d’une part, les feuilles sèches et brunes provenant de la sécheresse estivale, et, d’autre part, les feuilles jaunissantes, selon le processus automnal habituel. Cette année, le premier phénomène est exceptionnel


20 septembre 2026Delémont - Claude Chappuis -Haute Borne

Dans les passages forestiers que je traverse pour prendre de la hauteur, par-ci, par-là le chant d’un pouillot véloce. Dès la fin de l’été, chaque observation de ce migrateur, qui l’est toujours moins, mérite d’être notée.

Quelques milans royaux et buses variables mettent le cap vers le sud-ouest, dans un vol « glissé » assez élevé. D’autres chassent en tournoyant à faible hauteur au-dessus des prairies, où des chardonnerets, en petites bandes, sont aussi en recherche alimentaire, au sol et sur des plantes à graines, cirses et autres.

Mais c’est surtout un traquet motteux qui retient mon attention. Il se pose de piquet en piquet (photo 1), se pose brièvement au sol, et se perche à nouveau. J’en observe encore quelques autres, mais ils sont moins nombreux qu’il y a trois jours. C’était dans l’espoir de les revoir que je suis revenu. Remarquable passage ici de ce migrateur.

Au bord du chemin, un bouquet de mauve musquée (photo 2), étonnamment blanche par rapport au bleu habituel.


17 septembre 2026Delémont - Claude Chappuis -Haute Borne

Période de migration postnuptiale, je monte vers le haut lieu pour voir… Quelques milans royaux et buses variables passent de manière dispersée. Un épervier suit aussi le cap vers le sud-ouest. Des grives draines, par petites bandes, et quelques litornes se ravitaillent en lisière de forêt.

Plus d’hirondelles, de fenêtre ou de cheminée, parties durant ces quatre derniers jours.

Et la belle surprise : des traquets motteux, au moins une vingtaine, disséminés dans une prairie rase. Ils ont leur plumage hivernal. Une escale alimentaire dans leur voyage, venant de Scandinavie vers l’Afrique. Entre leurs captures d’insectes, ils se perchent sur de modestes élévations : motte de terre, caillou, herbe rigide, piquet (photo 1), etc. Avec la marque blanche, typique, à la queue, la détermination est facile. En Suisse, le motteux s’observe dans les Alpes, où il niche en altitude, au-dessus de la limite forestière.

Un chêne pédonculé, isolé dans la prairie, affiche une triste allure toujours plus ravagée par la sécheresse (photo 2).

En bordure de chemin, un coprin chevelu (photo 3), aussi blanc que le croupion des traquets motteux. La belladone est en floraison tardive (photo 4), en repoussant après avoir été fauchée il y a quelques semaines.

Et encore une belle surprise : floraison tardive du populage des marais (photo 5), au pied d’une source.


14 septembre 2026Delémont

Une petite sélection d’observations dans la région, surtout de quelques changements relevés dans les environs ces quatre derniers jours, après une semaine dans les Alpes :

  • Des rougequeues noirs (photo 1, de Salvatore S.) chantent en ville, souvent sur les faîtes de toit, dès avant le lever du soleil, jusqu'après le coucher.
  • En forêt, ce sont les pouillots véloces (photo 2,m de Salvatore S.) qui ont retrouvé leur chant, après plus de deux mois de mutisme, non pas en raison de la sécheresse… D’autres espèces reprennent aussi de la voix, notamment : rougegorge, merle, mésanges.
  • Par contre c’est bien la sécheresse prolongée qui est la cause du brunissement précoce et répandu de la forêt (photo 3, Béridier, et 4, Quenet) ; stress croissant. Phénomène qui s’accentue de jour en jour depuis deux mois, et qui diffère de celui du changement de couleur habituel à l’automne.
  • Des feuilles de chêne (photo 5) se sont ajoutées récemment en nombre à celles de hêtre sur le sol forestier ; la notion de marcescence devra être revue…
  • Hirondelles de fenêtre encore dans des nids naturels, dont à la Haute Borne.

Et comme grand phénomène automnale, la migration des oiseaux est en cours, encore modestement mais en s’accentuant ce prochain mois. Invitation à lever les yeux.


13 septembre 2026Delémont - Hohe Winde - Scheulte

De la Hohe Winde, visibilité exceptionnelle : vers le nord, d’où viennent de nombreux oiseaux migrateurs (photo 1 ; cf. Bâle), et vers le sud, avec la chaîne alpine (photo 2), obstacle à contourner pour une majorité des migrateurs.

Un milan noir attardé en migration vers le sud-ouest, près d’un mois après le départ de la majorité. Quelques hirondelles de cheminée semblent suivre la même voie ; migration plutôt précoce pour elles. Rougequeue noir et fauvette à tête noire assez répandus dans les buissons ; deux espèces à suivre particulièrement concernant leur présence tardive, voire même tout l’hiver dans la vallée.

Dans un petit vallon, populage des marais en fleur (photo 3), à l’altitude de 1'100 m.


8 septembre 2026Delémont

A la gare, une centaine de choucas alignés sur un fil à haute tension (20h30). Quelques corneilles noires viennent s’ajouter.

8 septembre 2026Aletsch, Valais

Forêt verte, par rapport à la forêt « rouillée » du Jura, mais le « grand » glacier en perdition ; le portail du glacier remonte année après année (photo 1). Ce qui trompe toutefois, c’est que le paysage reste grandiose (photo 2).

Retour de l’Aletsch d’une semaine d’observation à l’étage alpin. Une sélection subjective : cerf, chamois, marmotte (esquisse 1), aigle, chocards, crave, hirondelle de rochers, traquet motteux, pipit spioncelle, pouillot véloce (avec chant), grand tétras, épervier, milan royal, etc.

Et évidemment le cassenoix, en maître des lieux, dans des va-et-vient incessants, avec souvent le jabot visiblement plein de graines d’arolle (esquisse 2). Elles sont enfuies, comme réserve d’hiver. Et les introuvées ne sont pas perdues pour la nature, en donnant de jeunes pousses.

Mais la grande surprise : les innombrables hirondelles de fenêtre, plusieurs centaines, chassant par bandes du matin au soir. Et donc des nids, tous naturels, par dizaines, construits dans le haut de presque toutes les façades crépies (photo 3) ; plus de cinquante sur plusieurs bâtiments assez récents. Bettmeralp et Fiescheralp, à 2'200 mètres d’altitude. Près des falaises, ce sont des hirondelles de rochers qui tournoient en chasse.

Autre surprise, un très grand crapaud commun, mesurant environ 10 cm sur 8 (!), en balade nocturne.


30 août 2026Delémont - Haute Borne

Ballet incessant de nombreuses hirondelles, surtout de fenêtre, autour de la première ferme traversée, au Vorbourg. D’ailleurs elles nourrissent encore. Et belle particularité, ici elles construisent leur nid à l’intérieur de l’étable, les jeunes guignant par l’ouverture (photo 1). Plus communément, ce sont les hirondelles de cheminée qui construisent à l’intérieur des écuries.

Un pommier sauvage s’est allégé de ses fruits, abondants : dans son périmètre, le sol est jauni (photo 2).

Plus haut, autre situation à la lisière de la forêt supérieure : un hêtre n’a plus que des faines, débordantes (photo 3), alors que ses feuilles couvrent le sol.
Chant d’un mâle de chouette hulotte, avec réponse d’un second, à l’heure de la sieste dominicale, à l’ombre.

Au Plain-de-la-Montagne, un grand érable sycomore a versé (photo 4) sous les bourrasques de l’avant-veille. Il y a quelques années, ils étaient nombreux à contribuer à ce magnifique replat intermédiaire. Mais ils diminuent année après année, par chute, un peu sournoisement, sans relève…


29 août 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

Après la tempête pluvieuse d’hier matin, aujourd’hui pas de changement des symptômes de sécheresse dans la forêt, si ce n’est l’état du sol, avec encore davantage de feuilles et de branches, cédées par les arbres. Le calme règne, les oiseaux se manifestent très peu.

Une belle hampe de sceau de Salomon multiflore (photo 1), aussi effeuillée, mais avec une superbe alignée de baies, qui contiennent toutefois des substances cardiotoxiques.

Au bord du chemin de l’Envers, une taupe inanimée (photo 2). Certainement une conséquence spécifique de la longue sécheresse : le sol durci entrave sa recherche de nourriture dans son milieu souterrain et, affamée et assoiffée, elle gagne la surface, où souvent elle meurt.


28 août 2026Delémont; Grioux - vieille ville

Ce matin, vers 6h, éclipse de Lune, mais malheureusement invisible par la couverture nuageuse. Par contre, des fenêtres s’ouvrent en soirée pour laisser apparaître l’astre plein (esquisse). 

Environ en une demi-heure de suivi, autour de 22h30, je n’ai toutefois pas vu d’oiseaux en migration passer devant le disque lunaire. Mais cela reste une méthode intéressante pour l’observation de la migration nocturne.


27 août 2026Roches-Raimeux

Changement de côté de la vallée pour arpenter le Raimeux par son versant nord ; 800 mètres de dénivellation.

Au-delà de mille mètres d’altitude, j’avance profondément dans la forêt, sur un replat humide. Juste avant d’atteindre un sentier qui mène dans la falaise vers le haut plateau, deux voix « des montagnes » retentissent, proches l’une de l’autre : le sifflement d’un chamois par les naseaux et le cri d’un cassenoix. Le second me surprend davantage que le premier; superbe de l’entendre dans le Jura. Le pipit des arbres,au sommet d'un épicéa, est toutefois moins surprenant ici.

Arrivée en haut, la chaîne des Alpes est voilée par une atmosphère brumeuse, chargée de poussière du Sahara. En redescendant par le pâturage de l’envers, des Prés des Auges, vue dégagée sur toute la vallée de Delémont (photo 1), mais, comme à l’opposé, la « ligne bleue » des Vosqes et la chaîne de la Forêt Noire se devinent à peine à l'arrière plan, sous l’influence saharienne.

Pâturage ocre de sécheresse. De nombreuses tiges de gentiane jaune sont encore en graine (photo 2) ; les chardonnerets ne sont pas encore passés par ici. Dans la monotonie de la végétation brûlée, les touffes de colchique d’automne sautent aux yeux (photo 3). De même pour quelques taches jaunes dans une petite zones marécageuse : populage des marais en fleur, à 1'200 mètres d’altitude (photo 4). Une belle surprise.


26 août 2026Delémont - Haute Borne

Pour débuter, passage par Sous-Béridier pour avoir la vue panoramique du versant rocheux du "Beévédère", avec les effets de la sécheresse (photos 1 et 2) ; une évidence qui se passe de commentaire…. Pareil vers l'est, vers le Colliard-Quenet (photo 3).

Puis, ce sera essentiellement une soirée « chevreuils » au niveau des mammifères, plusieurs duos « mère et jeune » qui broutent aux abords de lisières. 

La lune, bientôt pleine, se lève (photo 4) et l’ambiance bascule. Les nocturnes donnent de la voix. D’abord une chouette hulotte, femelle, entame un chant étonnant de variations, rarement entendu aussi diversifié. Puis suivent durant une demi-heure les chants de quatre mâles, eux avec des interprétations plus classiques. Deux me sont familiers, ou peut-être des descendants…: l’un avec un magnifique trémolo final et un autre avec une tonalité très éraillée ; aux mêmes endroits que l’année passée. 

Entretemps, l’éclat de la lune est devenu très diffus (photo 5) : un vent chaud avec de la poussière saharienne arrive du sud ; très perceptibles. Au couchant, Vénus domine encore pour un moment cette portion du ciel (photo 6). Fond sonore de circonstance, plus vrai qu'au cinéma...


26 août 2026Delémont; Grioux - vieille ville

Alors que certains oiseaux sont déjà partis il y a un mois et que beaucoup d’autres se préparent gentiment, une pie bavarde transporte des brindilles et les charge sur un début de nid, dans le bouleau de mon jardin. Ce n'est pas vraiment de saisomn. Comportement étonnant.

24 août 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

Malgré une journée pluvieuse la veille, rien de neuf à signaler comme observations. Il en faut davantage pour redynamiser la nature et verdir le paysage.

Chemin alternatif de descente par rapport aux deux derniers mois pour un pointage. Le grémil pourpre bleu, après les fleurs de ce printemps, a maintenant a maintenant des graines, de belles billes blanches, éclatantes (photo 1). Et surprise, les tiges de l’année passée portent encore les mêmes attributs fructifères (photo 2).


23 août 2026Delémont - Haute Borne

Sur les crêtes du massif de la Haute Borne, les effets de la sécheresse se manifestent de la même manière que sur la longue crête forestière du Roc de Courroux. Avec, en plus, en raison des différences de la végétation : des houx qui perdent aussi leurs feuilles et les feuilles brunes des myrtilles (photo 1) ; baies invisibles, tombées.

Par contre, les baies de belladone sont bien présentes (photo 2) ; à ne pas consommer ! Début de floraison pour le lierre (photo 3).

Encore un milan noir de passage ; un migrateur tardif pour son espèce.
Dans le verger de Domont, cette année les pommes ne se cueillent pas, elles se ramassent… (photo 4).


22 août 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

La forêt du Droit, au-dessus du Colliard rouille (photo 1), de même que le versant du Béridier (photo 2). Ce sont surtout les chênes et partiellement les hêtres qui donnent cette couleur brune, qui est toutefois différente de celle des automnes habituels, en raison des réactions chimiques qui ne se sont pas déroulées, par manque d’eau.

Au pâturage de l’Envers du Roc, le bétail a été descendu ; triste fin prématurée d’estivage


19 août 2026Delémont; Grioux - vieille ville

Ma terrasse est aussi un excellent observatoire. Une sélection lors d’une splendide soirée : magnifique lumière crépusculaire; un épervier passe en chasse, en frôlant les toits; un vol avec cris enjoués de plus de deux cents choucas (plus nombreux que d’autres soirs); croassement d’une grenouille verte dans l’étang; un hérisson déambule dans le jardin… Au moment de regagner l’intérieur, je suis accueilli par deux chauves-souris qui tournoient sans repérer la sortie par les fenêtres et la porte ouvertes. Un peu embêtant.

19 août 2026Delémont - Claude Chappuis -Haute Borne

Les pâturages se suivent et se ressemblent, arides. Et certains, encore plus que d’autres, sont très avares en ombre, avec un seul arbrisseau maigrelet (photo 1) pour un vaste pâturage de plusieurs hectares… Pas de possibilité de fuite de la chaleur pour les pauvres génisses (photo 2). Sur la croupe de la Haute Borne, de grands chênes souffrent (photo 3 et 4), tilleuls aussi, où il reste peu de choses aux branches (photo 5). Dans la forêt, des arbres entiers ou de grosses branches cèdent sous l’effet de la sécheresse (photo 6).

Seul mince filet d’eau lors de mon excursion, le suintement d’une source au fond du vallon boisé que je descends (photo 7). Cette source est exceptionnelle ; elle scinte toujours un peu.

Les oiseux ne disent mot. Sauf quelques piaulements de buses et de milans royaux. L’un ou l’autre croassement de grands corbeaux. C’est le seul à donner régulièrement de la voix ; même si ce n’est pas très mélodieux, mais fascinant d’un point de vue comportemental… J’ai une grande sympathie pour les corvidés.


18 août 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

Dans la forêt, le silence des oiseaux est de plus en plus pesant. C’est sa durée et sa prolongation qui sont étonnantes.

Les arbres, maintenant toutes espèces confondues, intensifient la perte de leurs feuilles (photo 1). Y compris les épicéas et les sapins blancs (photo 2). Même des pives (photo 3, épicéa). Les arbres et toute la forêt sont sous stress…

En m’asseyant souvent au même endroit à l’heure du pique-nique, sous de grands arbres, je suis toujours plus exposé au soleil; l'ombre faiblit en fonction de la chute des feuilles sèches.

En lisière, quelques chapelets de baies du volubile tamier commun, ou herbe aux femmes battues… (photo 4).

Dans le haut du Colliard, le pâturage et le bétail font peine à voir (photo 5).


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