Carnet d'observations
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DateLieuObservation et photos
14 septembre 2026Delémont

Une petite sélection d’observations dans la région, surtout de quelques changements relevés dans les environs ces quatre derniers jours, après une semaine dans les Alpes :

  • Des rougequeues noirs (photo 1, de Salvatore S.) chantent en ville, souvent sur les faîtes de toit, dès avant le lever du soleil.
  • En forêt, ce sont les pouillots véloces (photo 2,m de Salvatore S.) qui ont retrouvé leur chant, après plus de deux mois de mutisme, non pas en raison de la sécheresse… D’autres espèces reprennent aussi de la voix, notamment : rougegorge, merle, mésanges.
  • Par contre c’est bien la sécheresse prolongée qui est la cause du brunissement précoce et répandu de la forêt (photo 3, Béridier, et 4, Quenet) ; stress croissant. Phénomène qui s’accentue de jour en jour depuis deux mois, et qui diffère de celui du changement de couleur habituel à l’automne.
  • Des feuilles de chêne (photo 5) se sont ajoutées récemment en nombre à celles de hêtre sur le sol forestier ; la notion de marcescence devra être revue…
  • Hirondelles de fenêtre encore dans des nids naturels, dont à la Haute Borne.

Et comme grand phénomène automnale, la migration des oiseaux est en cours, encore modestement mais en s’accentuant ce prochain mois. Invitation à lever les yeux.


13 septembre 2026Delémont - Hohe Winde - Scheulte

De la Hohe Winde, visibilité exceptionnelle : vers le nord, d’où viennent de nombreux oiseaux migrateurs (photo 1 ; cf. Bâle), et vers le sud, avec la chaîne alpine (photo 2), obstacle à contourner pour une majorité des migrateurs.

Un milan noir attardé en migration vers le sud-ouest, près d’un mois après le départ de la majorité. Quelques hirondelles de cheminée semblent suivre la même voie ; migration plutôt précoce pour elles. Rougequeue noir et fauvette à tête noire assez répandus dans les buissons ; deux espèces à suivre particulièrement concernant leur présence tardive, voire même tout l’hiver dans la vallée.

Dans un petit vallon, populage des marais en fleur (photo 3), à l’altitude de 1'100 m.


8 septembre 2026Delémont

A la gare, une centaine de choucas alignés sur un fil à haute tension (20h30). Quelques corneilles noires viennent s’ajouter.

8 septembre 2026Aletsch, Valais

Forêt verte, par rapport à la forêt « rouillée » du Jura, mais le « grand » glacier en perdition ; le portail du glacier remonte année après année (photo 1). Ce qui trompe toutefois, c’est que le paysage reste grandiose (photo 2).

Retour de l’Aletsch d’une semaine d’observation à l’étage alpin. Une sélection subjective : cerf, chamois, marmotte (esquisse 1), aigle, chocards, crave, hirondelle de rochers, traquet motteux, pipit spioncelle, pouillot véloce (avec chant), grand tétras, épervier, milan royal, etc.

Et évidemment le cassenoix, en maître des lieux, dans des va-et-vient incessants, avec souvent le jabot visiblement plein de graines d’arolle (esquisse 2). Elles sont enfuies, comme réserve d’hiver. Et les introuvées ne sont pas perdues pour la nature, en donnant de jeunes pousses.

Mais la grande surprise : les innombrables hirondelles de fenêtre, plusieurs centaines, chassant par bandes du matin au soir. Et donc des nids, tous naturels, par dizaines, construits dans le haut de presque toutes les façades crépies (photo 3) ; plus de cinquante sur plusieurs bâtiments assez récents. Bettmeralp et Fiescheralp, à 2'200 mètres d’altitude. Près des falaises, ce sont des hirondelles de rochers qui tournoient en chasse.

Autre surprise, un très grand crapaud commun, mesurant environ 10 cm sur 8 (!), en balade nocturne.


30 août 2026Delémont - Haute Borne

Ballet incessant de nombreuses hirondelles, surtout de fenêtre, autour de la première ferme traversée, au Vorbourg. D’ailleurs elles nourrissent encore. Et belle particularité, ici elles construisent leur nid à l’intérieur de l’étable, les jeunes guignant par l’ouverture (photo 1). Plus communément, ce sont les hirondelles de cheminée qui construisent à l’intérieur des écuries.

Un pommier sauvage s’est allégé de ses fruits, abondants : dans son périmètre, le sol est jauni (photo 2).

Plus haut, autre situation à la lisière de la forêt supérieure : un hêtre n’a plus que des faines, débordantes (photo 3), alors que ses feuilles couvrent le sol.
Chant d’un mâle de chouette hulotte, avec réponse d’un second, à l’heure de la sieste dominicale, à l’ombre.

Au Plain-de-la-Montagne, un grand érable sycomore a versé (photo 4) sous les bourrasques de l’avant-veille. Il y a quelques années, ils étaient nombreux à contribuer à ce magnifique replat intermédiaire. Mais ils diminuent année après année, par chute, un peu sournoisement, sans relève…


29 août 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

Après la tempête pluvieuse d’hier matin, aujourd’hui pas de changement des symptômes de sécheresse dans la forêt, si ce n’est l’état du sol, avec encore davantage de feuilles et de branches, cédées par les arbres. Le calme règne, les oiseaux se manifestent très peu.

Une belle hampe de sceau de Salomon multiflore (photo 1), aussi effeuillée, mais avec une superbe alignée de baies, qui contiennent toutefois des substances cardiotoxiques.

Au bord du chemin de l’Envers, une taupe inanimée (photo 2). Certainement une conséquence spécifique de la longue sécheresse : le sol durci entrave sa recherche de nourriture dans son milieu souterrain et, affamée et assoiffée, elle gagne la surface, où souvent elle meurt.


28 août 2026Delémont; Grioux - vieille ville

Ce matin, vers 6h, éclipse de Lune, mais malheureusement invisible par la couverture nuageuse. Par contre, des fenêtres s’ouvrent en soirée pour laisser apparaître l’astre plein (esquisse). 

Environ en une demi-heure de suivi, autour de 22h30, je n’ai toutefois pas vu d’oiseaux en migration passer devant le disque lunaire. Mais cela reste une méthode intéressante pour l’observation de la migration nocturne.


27 août 2026Roches-Raimeux

Changement de côté de la vallée pour arpenter le Raimeux par son versant nord ; 800 mètres de dénivellation.

Au-delà de mille mètres d’altitude, j’avance profondément dans la forêt, sur un replat humide. Juste avant d’atteindre un sentier qui mène dans la falaise vers le haut plateau, deux voix « des montagnes » retentissent, proches l’une de l’autre : le sifflement d’un chamois par les naseaux et le cri d’un cassenoix. Le second me surprend davantage que le premier; superbe de l’entendre dans le Jura. Le pipit des arbres,au sommet d'un épicéa, est toutefois moins surprenant ici.

Arrivée en haut, la chaîne des Alpes est voilée par une atmosphère brumeuse, chargée de poussière du Sahara. En redescendant par le pâturage de l’envers, des Prés des Auges, vue dégagée sur toute la vallée de Delémont (photo 1), mais, comme à l’opposé, la « ligne bleue » des Vosqes et la chaîne de la Forêt Noire se devinent à peine à l'arrière plan, sous l’influence saharienne.

Pâturage ocre de sécheresse. De nombreuses tiges de gentiane jaune sont encore en graine (photo 2) ; les chardonnerets ne sont pas encore passés par ici. Dans la monotonie de la végétation brûlée, les touffes de colchique d’automne sautent aux yeux (photo 3). De même pour quelques taches jaunes dans une petite zones marécageuse : populage des marais en fleur, à 1'200 mètres d’altitude (photo 4). Une belle surprise.


26 août 2026Delémont - Haute Borne

Pour débuter, passage par Sous-Béridier pour avoir la vue panoramique du versant rocheux du "Beévédère", avec les effets de la sécheresse (photos 1 et 2) ; une évidence qui se passe de commentaire…. Pareil vers l'est, vers le Colliard-Quenet (photo 3).

Puis, ce sera essentiellement une soirée « chevreuils » au niveau des mammifères, plusieurs duos « mère et jeune » qui broutent aux abords de lisières. 

La lune, bientôt pleine, se lève (photo 4) et l’ambiance bascule. Les nocturnes donnent de la voix. D’abord une chouette hulotte, femelle, entame un chant étonnant de variations, rarement entendu aussi diversifié. Puis suivent durant une demi-heure les chants de quatre mâles, eux avec des interprétations plus classiques. Deux me sont familiers, ou peut-être des descendants…: l’un avec un magnifique trémolo final et un autre avec une tonalité très éraillée ; aux mêmes endroits que l’année passée. 

Entretemps, l’éclat de la lune est devenu très diffus (photo 5) : un vent chaud avec de la poussière saharienne arrive du sud ; très perceptibles. Au couchant, Vénus domine encore pour un moment cette portion du ciel (photo 6). Fond sonore de circonstance, plus vrai qu'au cinéma...


26 août 2026Delémont; Grioux - vieille ville

Alors que certains oiseaux sont déjà partis il y a un mois et que beaucoup d’autres se préparent gentiment, une pie bavarde transporte des brindilles et les charge sur un début de nid, dans le bouleau de mon jardin. Ce n'est pas vraiment de saisomn. Comportement étonnant.

24 août 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

Malgré une journée pluvieuse la veille, rien de neuf à signaler comme observations. Il en faut davantage pour redynamiser la nature et verdir le paysage.

Chemin alternatif de descente par rapport aux deux derniers mois pour un pointage. Le grémil pourpre bleu, après les fleurs de ce printemps, a maintenant a maintenant des graines, de belles billes blanches, éclatantes (photo 1). Et surprise, les tiges de l’année passée portent encore les mêmes attributs fructifères (photo 2).


23 août 2026Delémont - Haute Borne

Sur les crêtes du massif de la Haute Borne, les effets de la sécheresse se manifestent de la même manière que sur la longue crête forestière du Roc de Courroux. Avec, en plus, en raison des différences de la végétation : des houx qui perdent aussi leurs feuilles et les feuilles brunes des myrtilles (photo 1) ; baies invisibles, tombées.

Par contre, les baies de belladone sont bien présentes (photo 2) ; à ne pas consommer ! Début de floraison pour le lierre (photo 3).

Encore un milan noir de passage ; un migrateur tardif pour son espèce.
Dans le verger de Domont, cette année les pommes ne se cueillent pas, elles se ramassent… (photo 4).


22 août 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

La forêt du Droit, au-dessus du Colliard rouille (photo 1), de même que le versant du Béridier (photo 2). Ce sont surtout les chênes et partiellement les hêtres qui donnent cette couleur brune, qui est toutefois différente de celle des automnes habituels, en raison des réactions chimiques qui ne se sont pas déroulées, par manque d’eau.

Au pâturage de l’Envers du Roc, le bétail a été descendu ; triste fin prématurée d’estivage


19 août 2026Delémont; Grioux - vieille ville

Ma terrasse est aussi un excellent observatoire. Une sélection lors d’une splendide soirée : magnifique lumière crépusculaire; un épervier passe en chasse, en frôlant les toits; un vol avec cris enjoués de plus de deux cents choucas (plus nombreux que d’autres soirs); croassement d’une grenouille verte dans l’étang; un hérisson déambule dans le jardin… Au moment de regagner l’intérieur, je suis accueilli par deux chauves-souris qui tournoient sans repérer la sortie par les fenêtres et la porte ouvertes. Un peu embêtant.

19 août 2026Delémont - Claude Chappuis -Haute Borne

Les pâturages se suivent et se ressemblent, arides. Et certains, encore plus que d’autres, sont très avares en ombre, avec un seul arbrisseau maigrelet (photo 1) pour un vaste pâturage de plusieurs hectares… Pas de possibilité de fuite de la chaleur pour les pauvres génisses (photo 2). Sur la croupe de la Haute Borne, de grands chênes souffrent (photo 3 et 4), tilleuls aussi, où il reste peu de choses aux branches (photo 5). Dans la forêt, des arbres entiers ou de grosses branches cèdent sous l’effet de la sécheresse (photo 6).

Seul mince filet d’eau lors de mon excursion, le suintement d’une source au fond du vallon boisé que je descends (photo 7). Cette source est exceptionnelle ; elle scinte toujours un peu.

Les oiseux ne disent mot. Sauf quelques piaulements de buses et de milans royaux. L’un ou l’autre croassement de grands corbeaux. C’est le seul à donner régulièrement de la voix ; même si ce n’est pas très mélodieux, mais fascinant d’un point de vue comportemental… J’ai une grande sympathie pour les corvidés.


18 août 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

Dans la forêt, le silence des oiseaux est de plus en plus pesant. C’est sa durée et sa prolongation qui sont étonnantes.

Les arbres, maintenant toutes espèces confondues, intensifient la perte de leurs feuilles (photo 1). Y compris les épicéas et les sapins blancs (photo 2). Même des pives (photo 3, épicéa). Les arbres et toute la forêt sont sous stress

En m’asseyant souvent au même endroit à l’heure du pique-nique, sous de grands arbres, je suis toujours plus exposé au soleil; l'ombre faiblit en fonction de la chute des feuilles sèches.

En lisière, quelques chapelets de baies du volubile tamier commun, ou herbe aux femmes battues… (photo 4).

Dans le haut du Colliard, le pâturage et le bétail font peine à voir (photo 5).


16 août 2026Delémont - Hohe Winde - Scheulte

Avant d’atteindre le point culminant, à 1’204 mètres d’altitude, un banc, avec l’inscription : Si je porte un rameau vert dans mon cœur, un oiseau chanteur s'y posera (en traduction, photo 1). Bienvenue à l’ornithologue…

Jusqu’au sommet, un tapis de feuilles sèches, aussi parsemé de faines (photo 2), délaissés surtout par les hêtres, sans eau pour les maintenir en vie. Partout un paysage de désolation, asséché.

Quelques milans royaux louvoient au-dessus des prairies rousties, la pitance semble rare. Leur plumage est encore défait ; la mue se prolonge. J’observe le même phénomène dans a vallée. Un milan noir passe ; lui est en migration, parmi les derniers de son espèce. Je n’en vois plus.

Dans un vaste pâturage, les nombreuses tiges de gentiane jaune ont été dégrainées (photo 3), certainement par des chardonnerets. Situation mixte chez les carlines acaules, certaines portent encore leurs graines (centre des fleurs blanc, à droite sur la photo 4), alors que d’autres ont été picorées (groupe de gauche, centre foncé).

Je m’oriente vers une petite pente marécageuse, que je visite quelques fois par année. Et cette fois aussi j’observe une singularité : populage des marais en fleur (photos 5 et 6). Floraison tardive ou deuxième floraison, certaines années jusqu’en décembre…


15 août 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

De l’intérieur, la forêt continue à montrer les effets de la prolongation de la sécheresse caniculaire ; des arbrisseaux dépérissent (hêtre photo 1, érable sycomore photo 2), des feuilles sèches tapissent le sol (photo 3), des branches cassent (photo 4). A Bâle, depuis quelques semaines, la voirie affiche des alertes de danger dans les parcs publics et au pied de 28'000 arbres…

De l’extérieur, la forêt semble rouillée (photo 5, d’un versant de la forêt de Mettemberg).

En bordure d’un pâturage souffrant aussi de sécheresse, la flore est maigre, avec toutefois une nouvelle arrivante : le colchique d’automne… (photo 6).

Quelques milans royyaux en chasse au-dessus des maigres prairies. Je suis surpris par l'état de leur plumage, encore déficient. Depuis environ une semaine je ne vois plus de milans noirs, partis vers leurs quartiers d'hiver, en Afrique


14 août 2026Delémont-Viviers-Algérie-Domont

Beaucoup d’hirondelles, de fenêtre et de cheminée, en vol  de chasse ; environ 19h-20h. Nourrissage encore en cours.

Etourneaux en vol, formation, env. 200.

Un vol de choucas avec quelques cris en direction de la ville, env. 20h30.

Puis, de ma terrasse, "pluie" d’étoiles filantes, des Perséides, dans le ciel, dès 22h30 ; des trainées intenses, brèves, avec un « final » en petite boule éclatante. Remarquables !

12 août 2026Delémont - Haute Borne

Excursion en groupe pour voir un événement exceptionnel, qui, contrairement à d’autres phénomènes naturels, est planifié avec précision : une éclipse solaire. La nature à l’échelle cosmique est parfois plus facile à prédire qu’à la dimension terrestre…

Le soleil de fin d’après-midi est encore dardant. Passage au pied d’un chêne d’allure hivernale causée par la sécheresse (photo 1) ; ombre insuffisante pour notre pique-nique. Mais à quelques pas de là, lieu idéal, avec horizon parfait pour l’observation. Vers 19h30, début du « spectacle » : le disque solaire montre un léger « défaut » à son bord sud-est ; la Lune commence son passage devant le Soleil. Durant près d’une heure, elle augmentera son interposition jusqu’à ne laisser finalement qu’in mince croissant solaire (esquisse) ; ce sera le maximum de l’éclipse partielle, vers 20h20 (esquisse)

Puis, une magnifique phase « rétrograde », jusqu’au coucher du soleil ; vu de la Haute Borne (photo 2, et photo 3, de Noé F,) ou du Säntis (photo 4, de Régis F.).

Magnifique soirée partagée en observant un événement exceptionnel de la nature.


10 août 2026Delémont; Grioux - vieille ville

Venant du nord, un groupe de martinets noirs tournoie au-dessus de la ville, puis poursuit sa voie de migration en direction du sud-ouest. Plus tard, comme tous les soirs depuis ce printemps, passage d’une bande étirée de choucas en bordure de la vieille ville ; le dortoir estival est proche. Encore plus tard, mais sur le pavé de places de parc, deux fouines se poursuivent ; apparemment une dispute pour une voiture. L’une s’arrête et me fixe, alors que l’autre poursuit sa course (esquisse).


8 août 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

Forêts rouillées et pâturages roustis (photo 1). Dans ma boîte d’aquarelle, « terre de Sienne brûlée » pour les premières,  « jaune de Naples » pour les deuxièmes, ou « dunes de sable »….Je suis stupéfait de voir à quel point et à quelle rapidité la couleur de la forêt vire ; le phénomène s’accentue de jour en jour. A la moindre brise,  « pluie » de feuilles (photo 2), vertes et brunes, formant un étrange tapis forestier (photo 3).  La sécheresse et la canicule ne cessent d’impacter sans égard. Sous ce stress estival, l’allure de la forêt est déjà automnale. Même le chêne sessile est souffrant, brunissant (photo 4)

Quelques milans royaux tournoient en piaulant au-dessus des pâturages roustis. Je suis surpris par l’état échiffé de la plupart, les ailes et surtout la queue montrent des ajours, que la mue doit encore arranger. Mais plus aucun milan noir en vue ; migration oblige.

Latrines de blaireau au bord du chemin (photo 5) ; l’abondance de petits grains dans les laissées indique une prédilection pour les mûres. Dans la pente, deux chamois au pied d’un rocher.


2 août 2026Delémont - Hohe Winde - Scheulte

Grave mue du paysage : la forêt passe résolument au brun-jaune (photo 1) alors que les pâturages sont ocre clair déjà depuis quelques semaines (photo 2). Les vaches et génisses tirent la langue…

Epanouissement de la carline acaule dans les pâturages sec (photo 3). Ses graines régaleront les chardonnerets. Pareil pour la gentiane jaune, déjà en partie dégustée.

Trois martinets noirs passent juste au-dessus de la forêt, en contrebas de la Hohe Winde, venant de Bâle, bien en vue d’ici, en direction du sud-ouest.

Une vingtaine de milans, royaux et noirs, tournoient à faible hauteur au-dessus du vaste pâturage de Stierenberg, En chasse, comme il y a un mois, le 5 juillet. 


1er août 2026Delémont - Haute Borne

Toujours le grand calme dans la forêt, qui souffre : non pas en raison du silence des oiseaux, mais de sécheresse. Même à l’Envers ombragé de la Chaive, elle jaunit-brunit (photo 1). Sur l’autre versant, une croix semble annoncer l’avenir du hêtre (photo 2) ; perspective prémonitoire … ?

Belle surprise dans la montée : roucoulement répétitif et monotone d’un pigeon colombin. Je ne l’entends pas souvent, ce pigeon forestier, avec habitat cavernicole. 

Deux milans noirs passent au-dessus de mon observatoire de crêt, sans pause ; ils sont en migration. Un troisième suit, mais il se débat avec un autre rapace, plus petit et plus agile : un faucon pèlerin. Un moment d’altercation en vol, puis le pèlerin abandonne et s’en retourne vers l’Est, avec de puissants battements d’ailes 

Chemin du Droit, la vergerette annuelle forme une allée centrale (photo 3). A ne pas confondre avec la camomille ; je déconseille en tisane… Sur la bordure sud, un massif de belladone exhibe déjà ses baies luisantes (photo 4) : ici aussi, ne pas confondre … avec des cerises.


1er août 2026Delémont; Grioux - vieille ville

Plus de martinets dans le ciel !

Alors que depuis quelques dizaines d’années, le 1er août est ma date de référence traditionnelle pour le départ des martinets noirs en ville de Delémont, selon ma statistique d’observations, avec quelques jours de variation. Mais cette année ils sont partis majoritairement entre le 23 et le 24 juillet. Durant ce mois d’août, on peut toutefois encore en voir de passage, venant du Nord.

Tout ce qui ressemble à un martinet mérite cependant d’être bien observé, car il peut y avoir jusqu’à fin octobre l’un ou l’autre martinet à ventre blanc, ou, comme l’année passée, même un martinet pâle égaré.

Par ailleurs, une information rétrospective : dès mi-juin, jusqu’au départ des adultes, fin juillet, de jeunes martinets noirs sont sortis de nichoirs avant de pouvoir voler, ne supportant plus la température de leur cage, qui pouvait dépasser 50°C. La mortalité juvénile semble relativement élevée cette année.

31 juillet 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

Sur la crête boisée, nombreuses branches de bon diamètre, surtout de hêtre, jonchées à travers le sentier (photo 1) ; en moyenne une tous les cent mètres. C’est beaucoup ; état d’alerte ! Plusieurs sont tombées ces deux derniers jours, cassées par la sécheresse, s'ajoutant aux précédentes, sur le lit de feuilles et aiguilles vertes.

Passage d’un vol de milans noirs (esquisse) ; quelques acrobaties puis prise de courant ascendants, caniculaires. Au moment de l’observation, j’en dénombre huit. La migration du milvus migrans bat son plein.

En bordure d’un champ de maïs, de triste allure, des chaumes maigres et asséchés, couchés sur le sol (photo 2). Les épis rongés et les feuilles lacérées; des blaireaux sont passés par ici. Et des sangliers ont suuivi, profitant du travail préliminaires des premiers venus... 


28 juillet 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

Sur les quatre kilomètres de crête, le silence pèse autant que la chaleur et la sécheresse. La mue cloue encore le bec des oiseaux chanteurs et la défense territoriale ou la conquête d’une partenaire ne sont plus à l’ordre du jour. Pas un son de pouillot véloce ni de pouillot de Bonelli, pourtant abondant ici.

Dans ce calme comportemental, tout de même une exception : celle du grand corbeau (photo 1). Il puise en toute saison dans son large répertoire vocal, tantôt rauque, tantôt étonnamment doux. En maître des lieux, jamais à court d’exclamations. Certainement le plus ancien habitant de la falaise du Roc.

Sur l’Envers, une longue enfilade de pâturages. Mais plus la moindre herbe verte à brouter. Les génisses passent la journée dans la loge, d’où elles sortent à l’instant pour s’agglutiner autour du fourrage que le paysan vient de livrer (photo 2). Evidemment, du fourrage initialement prévu pour l’hiver. Triste situation. Désalpe envisagée ces prochains jours …


27 juillet 2026Delémont; Grioux - vieille ville

Depuis trois jours, le ciel au-dessus de la ville est silencieux et dépeuplé, plus de cris joyeux ni de bandes en vol acrobatique : les martinets noirs sont partis vers l’Afrique australe. Après les immatures, il y a une dizaine de jours, ce sont maintenant les adultes reproducteurs, suivis des jeunes, qui ont déjà quitté notre région. Départ précoce par rapport aux années précédentes. Ils auront passé moins de trois mois ici.

Concernant ces départs précipités, je m’interroge concernant l’influence des vagues de chaleur successives et de la sécheresse sur leur reproduction et leur nourriture, en l’occurrence les quantités d’insectes. En échangeant à ce sujet avec Pascal Stucki, un spécialiste de l’entomofaune aquatique, lui observe une baisse de la densité des insectes aquatiques lors d’une vague caniculaire. Un indice pour le plancton aérien.

Par ailleurs, autre phénomène décalé, dans mon jardin le raisin est prêt à être cueilli (photo) ; mûr avant l’heure, vendange précoce…


26 juillet 2026Delémont - Haute Borne

La persistance de la sécheresse demeure le grand problème dans la nature. Le ruisseau du vallon de Gentilpran est complètement à sec. Sauf un petit filet d’eau sur quatre, cinq mètres, au pied de quelque source. Ici, l’aconit tue-loup, en bonne forme (photo 1) profite de ce microclimat de faveur. Alors que la végétation alentour souffre, les feuilles flétries, pendantes, ou gisantes au sol, sous les arbres.

Les prunelles d’épine noire, abondantes dans certaines haies et lisières, sont déjà mûres (photos 2 et 3). Par contre, sous les noisetiers, des noisettes vertes, larguées par un mécanisme de survie, face au sec. Réactions diverses face à l’adversité de la météo.

Sur la crête forestière, les oiseaux sont silencieux, encore sous l’effet de la mue. Je note une brève trille de pouillot de Bonelli et trois roucoulements de pigeons ramiers. C’est peu… L’occasion de savourer ces moments de nature dans le calme absolu 

Un lièvre me précède sur les hauteurs; un fidèle ici. Il n’a rien à craindre des quelques milans royaux et milans noirs qui tournoient au-dessus des champs, en piaulant. Leur mode alimentaire est bien différent. 

Vent du sud-ouest. Atmosphère brumeuse, l’air est troublé par des particules en suspension ; cette fois pas des poussières du Sahara mais des suies provenant des vastes incendies de forêt dans la région de Bordeaux, selon MétéoSuisse..


21 juillet 2026Delémont; Grioux - vieille ville

Ces deux, trois derniers jours, le ciel estival delémontain a commencé sa mue: la diminution des martinets noirs est manifeste. Les cris autour des colonies et des vols en escadrille s'estompent; le silence et le calme s'installent petit à petit dans les airs. Les immatures, donc les jeunes d'un ou deux ans, paretent graduellement vers le sud lointain, après à peine deux mois ici. Ils quitttent avant les adultes reproducteurs, qui niourrissent encore dans les nids. La migration « postnuptiale » est en cours.

Par ailleurs, depuis quelque temps, au moins un martinet à ventre blanc évolue en ville, mais probablement deux. C’est son cri qui fait lever les yeux. A la vue, il est plus grand que le martinet noir, environ d’un tiers, son vol est différent, et le ventre est visiblement … blanc (voir l’esquisse et photos 1 et 2 de Salvatore S.). Le cri, en vol, est une trille aigue « vibrée ». Je l’observe régulièrement à Delémont depuis quelques années, mais sans preuve de nidification. 

Au chapitre de la botanique urbaine de proximité, la laitue des murs fleurit sur mon pas de porte (photo 2), et s’étend sur le pavé (photo 3).


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