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| Date | Lieu | Observation et photos |
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| 30 mai 2026 | Delémont; Grioux - vieille ville | En vieille ville, ce matin, premier parfum de tilleul. Un régal. Vérification in situ : place de la Liberté (photo 1), Home, place Monsieur, Arboretum du Château (photo 2) ; la floraison débute. C’est chaque année un grand moment de volupté et l’assurance de deux semaines de senteur suave en ville, associés au vol enjoué des martinets. Du farnesol flotte dans l’air ; le composant dont la synthèse, en 1923 à l’ETH Zurich,, a révolutionné notamment la parfumerie. Le Chanel N° 5 en est issu…Aux personnes intéressées, je propose une excursion sur le thème : les parfums dans la nature. Veuillez m’écrire un courriel : peter.anker@bluewin.ch |
| 27 mai 2026 | Delémont - Sous Béridier - Sous Cheynatte - Golatte - Domont | Lumière crépusculaire, encore chaud. Vénus au couchant et Jupiter qui s’en rapproche de soir en soir. Je suis en repérage de jeunes rapaces nocturnes. Quelques grives musiciennes chantent encore dans la forêt, lorsque j’entends une femelle chouette hulotte répéter des cris d'appels. Puis des cris estompés, chuintés, légèrement nasillards retentissent; ses jeunes indiquent leurs positionis pour se faire nourrir; leur mère revient de chasse, mais apparemment sans prise. Les jeunes, trois et un autre un peu à l'écart, s’essayeent maladroitement au vol, de branche en branche. La lumière est encore suffisante pour tenter une esquisse, avec la lune, bientôt pleine, dans mon dos. Elle est orangée ; il y a de la poussière du Sahara dans l’air. En reprenant mon chemin, j’entends trois hulottes, mâles adultes, puis encore un. Un chevreuil aboie ; il défend ardemment son territoire. Sa voix est puissante et profonde ; pas de confusion possible, je le reconnais, ici depuis la fin de l’automne passé. J’entends un nouveau groupe de jeunes hulottes. Le bonheur, car celui-ci je ne le connais pas encore. Mais la localisation de cette famille n’est pas vraiment une surprise, car j’avais entendu un couple parader ici, il y a quelques mois. Nouvelle esquisse. Mouvements avec grognements et petits cris de renards et de blaireaux dans la forêt. Un crapaud commun traverse le chemin devant moi ; il revient certainement de son site de ponte, qui n’est toutefois pas à proximité. Ou une autre explication qui m’échappe. Superbe sortie nocturne. Rentrée tardive ; la vieille ville déserte, sauf un hérisson qui vaque à ses occupations. Cet épineux sympa devient rare. |
| 25 mai 2026 | Delémont et environs | Chronique « nature » de la semaine passée. Quelques brèves :
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| 17 mai 2026 | Delémont - Claude Chappuis -Haute Borne | En lisière, les buissons en floraison blanche attirent le regard, notamment : épine blanche (photo 1) et viorne obier (photo 2). Surprise au bord d’un pâturage, à près de 900 m d’altitude, un pommier rabougri en floraison tardive (photo 3). Par ailleurs, son ombre chétive est la seule ombre proposée au bétail ; en été, ici le troupeau sue… Dans la forêt claire, il faut redoubler d’attention pour repérer la néottie nid d’oiseau en fleur (photo 4) ; une orchidée plutôt terne et discrète. A proximité, une autre de cette famille, la céphalanthère à longues feuilles se repère facilement par son éclat lumineux (photo 5). A quelques endroits, l'orchis mâle est encore en fleur, après deux mois. Au-dessus trois ou quatre pouillots siffleurs lancent leur trille cristalline, dissimulés dans les feuillages (photo 6, de Salvatore), surtout de hêtres. Ce pouillot se fait rare ; durant près de cinq heures de marche, je l’aurai entendu qu’une fois, avec ce petit groupe. Le regroupement peut d’ailleurs être une stratégie dans sa situation démographique déclinante. |
| 15 mai 2026 | Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg | Pas entendu un seul pouillot siffleur, sur un parcours pourtant favorable; il se fait vraiment rare ici, par rapport aux dernières années. Selon une publication récente, tendance pareille en Suisse et en Europe. Par contre, abondance du pouillot de Bonelli et du gobemouche noir. Dans plusieurs pâturage, de grands arbres secs ont très récemment été abattus (photo 1), dont des frênes très fournis en lierre, qui offraient habitat et opportunité de nidification à de nombreux oiseaux. Celui-ci (photo 2) est un de ces exemples abattus (photo 3). Ce n'est vraiment pas une bonne période pour abattre des arbres. Le grémil pourpre bleu est encore en fleur alors que la floraison de la centaurée des montagnes commence sur les hauteurs (photo 4). |
| 10 mai 2026 | Delémont - Colliard | Après la matinée comme « ornithologue ambulant » dans quelques jardins en ville, j’élargis mon horizon au Colliard ; avec bonheur. La pie-grièche écorcheur occupe deux sites ; l’année passée il y en avait un de plus. Le bruant jaune est perché sur chaque hauteur (photo 1). Son chant retentit dans tout le site. Un traquet pâtre est nettement plus discret. Changement d’ambiance en passant dans la forêt. Le gobemouche noir (photo 2, de Salvatore S.) est omniprésent. Cris et envol d’accenteur mouchet. Et partout des jeunes (oiseaux…) qui braillent famine, surtout des mésanges, de toutes espèces. Puis, grande surprise en passant à nouveau en terrain ouvert : deux cigognes blanches s’envolent. Et encore plus inhabituel : un torcol, observé à peine le temps de la détermination. Alors que ce n’est pas son chant que j’entendrai un instant plus tard, mais celui du coucou. Plus entendu ici depuis quelques années… A l’approche de la roselière (photo 3), le charabia ininterrompu des rousserolles effarvattes domine. Je dénombre une dizaine de chanteurs. Sur la Birse, un martin-pêcheur passe en vitesse à raz de l’eau. Un couple de cincle plongeur est en mode nourrissage. Une remarquable sortie d’à peine deux heures. |
| 9 mai 2026 | Delémont - Haute Borne | La situation remarquée hier se reproduit sur les crêtes explorées vers la Haute Borne : chants répandus de gobemouche noir et de pouillot de Bonelli. Mais ici, à ma grande satisfaction, j'entends le pouillot siffleur (photo 1, de Salvatore S.); au moins deux chanteurs. Observation à suivre ces prochaines semaines. En forêt, par rapport à l’année passée, les houx sont nombreux à être en fleur (photo 2). Et avec une floraison si abondante, un intense parfum floral se dégage. Une révélation ! Le bourdonnement des abeilles est aussi intense ; elles ne s’y trompent pas. Dans un pâturage, trois touffes de narcisse en fleur (photos 3 et 4). Ce n’est pas l’abondance, mais la fiabilité chaque année, depuis plus de cinquante ans. |
| 8 mai 2026 | Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg | Chants abondants de gobemouche noir et de pouillot de Bonelli. Occupés à nourrir les jeunes, les pouillots véloces sont moins volubiles. Quant au pouillot siffleur, il est rarissime cette année. En période de sécheresse, quelques gouttes de pluie suffisent à rendre les escargots plus visibles (photo 1). Un bel exemple de symétrie dans la nature : leur coquille « tourne » toujours à droite (R pour un chimiste…), dans le sens des aiguilles d’une montre. Les rotations dans le sens inverse, donc les mutations, sont exceptionnelles. La floraison des orchidées se poursuit : aujourd’hui la première céphalanthère blanche (photo 2). Par ailleurs, le grémil est tourjours en fleur, depuis un mois. |
| 7 mai 2026 | Delémont | Sortie urbaine en début de soirée dans le secteur « Morépont - Righi – Rondez », avec les hirondelles de fenêtre comme objectif d’observation de suivi. Et il y en a beaucoup par ici, repérables notamment à leurs cris ; elles volent en petits groupes assez élevés, en chassant des insectes. Pour comprendre la raison de cette étonnante abondance ici, il faut examiner les avant-toits des locatifs (photos 1 et 2), datant des années 1950-1970. Une dizaine de bâtiments accueillent des nids, naturels ou artificiels, dont certains anciens. Plus d’une centaine en tout. Certains nids sont en phase de construction ou de réparation (photo 3, de Salvatore S.). Superbe colonie urbaine, dispersée, partiellement méconnue. Un exemple de tolérance d’habitat, dans certains cas depuis plus de cinquante ans. Prolongation dans le haut de la ville, où de jeunes blaireaux sont de sortie. Je les repère grâce à leurs petits cris, dans la forêt. |
| 4 mai 2026 | Delémont; Grioux - vieille ville | Depuis près d’un mois, une bergeronnette des ruisseaux chante en vieille ville, fidèlement chaque matin, prsque sans interruption de 7h à 10-11h. Et elle a jeté son dévolu sur les faîtes de trois toits près de la place de la Liberté. Un comportement vraiment insolite pour un oiseaux rattaché aux cours d’eau, souvent tumultueux. |
| 3 mai 2026 | Delémont - Haute Borne | Excursion avec nombreux détours, pour vérifier des observations botaniques faites en nocturne il y a quatre jours, au clair de lune et au son de doux hululements de hulotte et de puissants aboiements de chevreuil. Un superbe exemplaire d’orchis à odeur de bouc (photos 1 et 2). Le qualificatif n’est pas usurpé, l’effluve de ses fleurs n’a rien d’un parfum suave. C’est ma première observation à Delémont de cette grande orchidée, l’une des plus grandes de Suisse. A l’inverse, une limodore à feuilles avortées (photo 3) n’a pas trouvé sa taille habituelle. Pas d'autres exemplaires à proximité, sous les pins. Des petites parcelles de sauge des prés (photo 4; avec même une mutation blanche inhabituelle) et l’ancolie vulgaire (photo 5) dans les pâturages des environs. Un étourneau prend position sur un cerisier (photo 6), dans l’attente des fruits mûrs |
| 1er mai 2026 | Delémont - Haute Borne | La période des orchidées se confirme à chaque sortie. Aujourd’hui : céphalanthère à longues feuilles (photos 1 et 2) et néottie nid d’oiseau (photo 3). Cette dernière, forestière, sans coloration propre, n’est pas facilement visible par rapport aux espèces plus chatoyantes. Plus proche de l’humidité, la benoîte des ruisseaux en fleur (photo 4). Discrète, mais mérite l’attention. |
| 30 avril 2026 | Delémont - Haute Borne | Trois couples de pie grièche écorcheur, dans un espace restreint d’environ un hectare. Alternance de cris et de chants de la part des mâles, bien en vue dans des portions de haies proches ; conquête de la femelle et défense territoriale. Mes premières observations de ce migrateur, parmi les derniers à arriver ici. Dans la forêt de crête, des houx sont en fleur (photos). Prometteur pour les baies rouges dès l’automne. |
| 27 avril 2026 | Delémont - Claude Chappuis -Haute Borne | Deux jeunes chouettes hulottes crient en plein jour, à proximité de leur nid, dans un bosquet de pins sylvestres, à près de 900 m d'altitude. Comportement insolite pour des nocturnes; peut-être la faim au ventre... |
| 26 avril 2026 | Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg | Le pouillot siffleur est arrivé (photo 1, de Salvatore S.). C’est le dernier de la famille à être revenu ; pas étonnant, ses quartiers d’hiver sont lointains, sous les tropiques africains. Les quatre pouillots sont donc là : véloce, fitis, Bonelli et siffleur. C’est le dernier moment pour les observer, car sous peu tous les arbres seront en feuilles, ce qui compliquera la chose…. Un pic cendré tambourine sur son arbre de résonnance habituel, qu’il partage d’ailleurs avec un pic épeichette. La flore de la forêt se décline nouvellement en blanc : ail des ours (photo 2), muguet (photo 3), aspérule odorante (photo 4), sceau de Salomon officinal (photo 5). Même couleur de fleur, mais pas même parfum ni même toxique. |
| 24 avril 2026 | Delémont - Haute Borne | Nombreux chants entremêlés, desquels ressort nettement la trille du pouillot de Bonelli, qui retentit partout sur les crêtes et versants ensoleillés. De son côté, la flore devient abondante et diversifiée. L’orchis mâle se dresse abondamment le long des lisières (photo 1). Et grande surprise de découvrir une campanule agglomérée déjà en fleur (photo 2) dans le pâturage de « la butte » ; précocité pour cette estivale. Plus bas, dans le vallon de Gentilpran, floraison de la julienne des dames (photo 3) et de la parisette à quatre feuilles (photo 4), mais qui parfois en a cinq… (photo 5). |
| 23 avril 2026 | Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg | Un nouvel arrivant de migration : le pouillot fitis (photo 1 ; de Salvatore S.). Il chante en lisière de forêt ; son chant est d’ailleurs le critère le plus sûr pour le distinguer du pouillot véloce (photo 2 ; de Salvatore S.), déjà là depuis deux mois. Le fitis était devenu rare durant près de vingt ans, mais il réapparaît à plusieurs endroits ces dernières années. Un plaisir. Dans le pâturage, où ça grillonne fort, la sauge des prés est déjà en fleur (photo 3). Plus haut, au bord du chemin, la mélitte à feuilles de mélisses (photo 4). Un grand chamois, mâle solitaire, alarme dans la forêt ; il signale ma présence. Pas de chance pour moi… |
| 21 avril 2026 | Delémont; Grioux - vieille ville | Depuis quelques jours, tous les matins entre 7h et 8h, des chanteurs qui interpellent, sur les faîtes de toits : linotte mélodieuse et bergeronnette des ruisseaux. Surtout cette dernière, plutôt rattachée aux cours d’eau. Et le soir, vers 22h, un rougegorge et un rougequeue noir diffusent généreusement leurs chants. Magnifique ciel étoilé, avec la Lune à côté de Jupier, dans les Gémeaux. |
| 20 avril 2026 | Delémont; Grioux - vieille ville | Métamorphose du ciel… Après quelques passages hier après-midi au Colliard et des cris célestes durant la nuit, ce matin tôt des martinets noirs tournoient joyeusement au-dessus de la vieille ville. Ils reviennent de leur lointain quartier d’hiver, en Afrique du Sud. Ce sont certainement des "éclaireurs" de passage, en vol de reconnaisssance, Le gros de la troupe suivra ces prochains jours et prendra graduellement possession, pour trois mois, de l’espace aérien delémontain. Plaisir estival. |
| 19 avril 2026 | Delémont - Haute Borne | Les hirondelles de fenêtre ont retrouvé leurs nids, sous le grand avant-toit de la ferme. Ces prochains jours, elles auront du travail pour réparer les dégâts de l’hiver, car ce sont des nids naturels. Arbres fruitiers en fleurs ; verger de Domont (photo 1) ou, dans une haie à proximité, pommiers sauvage (photo 2), parmi d’autres floraisons blanches. |
| 19 avril 2026 | Delémont - Colliard | Un pic épeichette tambourine sur le couvercle d’un poteau électrique (photo lointaine à la volée ; zoomer sur le couvercle). Une tradition vieille de plus de cinquante ans… Dans la forêt (frênaie près de la vigne), deux autres épeichettes se contentent d’une branche de « résonance » pour faire du bruit… Au moins sept faucons hobereaux chassent des insectes assez haut, au-dessus de la roselière. Dans cette activité, leur vol ressemble à celui des martinets. D’ailleurs, quelques martinets noirs sont de passage. Première observation de l’année. Ils arrivent… |
| 18 avril 2026 | Delémont - Haute Borne | Endroit de crête, nombreux pouillots de Bonelli, facilement repérable à leur trille. A la ferme, les hirondelles de fenêtre prennent possession des nids, sous le grand avant-toit. Orchis mâle en fleur à 890 m d’altitude (photo 1). Dans la forêt de Gentilpran, lathrée écailleuse en fleur (photos 2 et 3) ; année après année, au pied du même groupe d’arbres. |
| 17 avril 2026 | Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg | Dans la forêt, tous les pics s’activent : épeiche, vert, cendré, mar, épeichette, noir. Les chants d’oiseaux envahissent le versant ensoleillé. Nombreux pouillots de Bonelli. Et une première de l’année : le gobemouche noir s’est ajouté (photo 1 ; de Salvatore S.) ; retour de migration. Son chant s’entend sur toute la crête, entre celui du « Bonelli ». Ambiance de printemps. A proximité du grémil pourpre bleu (photos 2 et 3), exposé au soleil, des buissons d’hippocrépide émérus (photo 4) et surtout un petit exemplaire de néflier des rochers en fleur (photos 5 et 6), ou amélanchier. J’ai choisi mon chemin de descente dans cet espoir. |
| 15 avril 2026 | Delémont | De la diversité du pissenlit… Son jaune couvre certains prés (photo 1). En forêt, c’est plutôt par touffe (photo 2). Alors qu’en vieille ville, il fleurit pavé et trottoirs (photo 3). Et lorsque la floraison est passée, juste avant de « semer à tout vent », le délicat arrangement symétrique de ses graines mérite le regard (photo4). |
| 12 avril 2026 | Delémont - Colliard | Dans l’après-midi, une huppe fasciée posée dans une prairie. Puis elle s’envole pour se poser sur un arbre encore dénudé (photo avec téléphone ; à zoomer pour voir la huppe). Observation remarquable, de Marius Froidevaux. La huppe est observable dans la région occasionnellement au printemps, notamment au Colliard, à Sous-Béridier ou encore à la Grande-Ecluse, il y a trois ans ; elle est en migration. Chaque observation reste exceptionnelle. |
| 11 avril 2026 | Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg | Après dissipation d’une surprenante couche de brume matinale, beau et chaud. Avec des poussières du Sahara qui teintent les voiles nuageux en ocre. Dans la forêt, le gouet tacheté déploie sa spathe (photo 1) ; une forme rudimentaire de fleur. En lisière, entre ombre et soleil, l’épi floral de l’orchis mâle ne passe pas inaperçu (photo 2) ; première orchidée de l’année en fleur. Et proche de la crête, dans la forêt clairsemée du versant ensoleillé, le grémil pourpre bleu en fleur (photo 3); discret et plutôt rare par ici. La forêt est très animée : nourrissage de pic noir, tambourinage de pic épeichette, cri hilare de pic cendré. Et partout des chants de petits passereaux. En trois jours, le pouillot de Bonelli (photo 4 ; de Salvatore Scarnera) est revenu en nombre d’Afrique, après l’avoir entendu la première fois cette année il y a deux semaines. Sa trille résonne sur toute la crête : entre la Petite Roche et la Grande Roche, j’ai dénombré 19 chanteurs de Bonelli. Une remarquable densité : en moyenne un tous les soixante mètres. Mais difficile à voir dans le haut des pins ou dans le feuillage naissant des hêtres. Alors qu’il niche au sol… |
| 8 avril 2026 | Delémont - Haute Borne | Sortie nocturne. La nuit s’installe lorsque les grives musiciennes et les rougegorges ferment leur becs… C’est mon repère, bien plus adéquat que la montre pour indiquer le passage au régime de la nuit. Indicateur fiable. Superbe ciel : Vénus au couchant, Jupiter dans l’Hexagone d’hivers, encore au complet, suivi du Lion. Cette nuit, la nature apparemment calme et silencieuse. Mais ça vit… Appels de quelques chouettes hulottes, sans trop insister. Sauf une, durant plus d’un quart d’heure, avec un superbe timbre. Des mâles ; les femelles couvent. Un chevreuil aboie longuement dans un pâturage, devant moi. Ce n’est certainement pas moi qui le dérange ; je suis à bon vent et marche sans bruit. Pas d’esquisse possible ; il fait « nuit noire », malgré le ciel étoilé. Soudain, la surprise : chuintement d’une chouette effraie. Elle vole de reposoir en affut, autour du pâturage parcouru par le chevreuil. Magnifique. Ce nocturne blanc n’est pas courant. |
| 6 avril 2026 | Delémont - Haute Borne | Beau, doux. La forêt verdit. Débourrage débutant des hêtres (photo 1) ; pluie d’écailles et éclosion des feuilles. Les petits oiseaux seront bientôt plus difficiles à voir. Toujours une surprise de voir une tache de roseaux (photo 2) sur un versant ensoleillé, à plus de 800 m d’altitude. Oxalis petite oseille en fleur (photo 3). La migration est encore en curs. Plusieurs passages de bandes de fringilles ; nombreux pinsons. Un autour sillonne en lisière de forêt. Entendu la première trille de l'année de pouillot de Bonnelli sur cette crête, quelques jours après l'avoir repéré sur la crête plus à l'est,en montant au Roc de Courroux. |
| 5 avril 2026 | Delémont | Chronique « nature » de la semaine passée. Quelques brèves :
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| 28 mars 2026 | Delémont - Colliard | Frais et neige sur les hauteurs alentour. Une hirondelle de cheminée et une hirondelle de fenêtre volent en chassant au-dessus de la passerelle, puis se dirigent vers la roselière. Un plaisir de voir ces premiers retours d’hivernage en Afrique équatoriale. Avec aussi une petite surprise, car les hirondelles de cheminée reviennent ici en générale une quinzaine de jours avant celles de fenêtre. Les hirondelles de rochers sont toutefois les premières à annoncer le printemps, vers début mars ; elles migrent moins loin… Un milan noir louvoie en piaulant au-dessus des parages boisés (photo de Salvatore S.). Peut-être à la recherche d’un site de nidification. Une grande aigrette posée immobile dans une prairie, le cou rétracté. |