Carnet d'observations
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DateLieuObservation et photos
17 août 2025Delémont - Haute Borne

Heureuse et impressionnante escapade nocturne, malgré une sortie en journée; l'intuition est parfois bonne conseillère. Alors que j'observe d'assez près un chevreuil, en fait une femelle, qui me paraît nerveuse, mais peut-être pas par ma présence. Puis à l'arrière, un ou deux autres. Mais en levant les jumelles, j'identifie une harde de sangliers: ils sont une quinzaine, compacts, dont au moins six jeunes, qui me paraissent plus foncés que les adultes. Ça grogne. Dénombrement difficile en raison de l'obscurité; l'esquisse est aussi approximative pour la même raison.

Une chouette hulotte donne de la voix; un magnifique chant de mâle, d'une clarté exceptionnelle, avec un remarquable trémolo final.

Une sortie mémorable.


17 août 2025Delémont - Claude Chappuis -Haute Borne

En ce moment, il y a encore plus à voir en fleurs qu'à entendre en oiseaux... Trois espèces d'impatientes sont presque côte à côte: impatiente glanduleuse (photo 1), impatiente à petites fleurs (photo 2) et impatiente n'y touchez-pas (photo 3). Et à leur pied, des massifs dense de menthe à longues feuilles (photo 4). Trop amère, celle-ci ne se prête toutefois pas à la préparation de tisane.


16 août 2025Delémont; Grioux - vieille ville

Passage de retardataires en migration: un martinet noir (8h) et plus tard ce sera un milan noir.

Une deuxième nichée de pie bavarde est en formation de recherche de nourriture sur le toit voisin; cela se remarque sur le trottoir...


15 août 2025Courroux; Colliard - Grand Roc - Pierreberg

Encore très calme en forêt, sous l'effet de la canicule et de la mue des oiseaux. Mais celle-ci devrait bientôt se terminer; d'ailleurs quelques manifestations sonores sont perceptibles: cris de rougegorge, de fauvette à tête noire, de mésanges charbonnières et noires et un chant de pouillot véloce.

A Vadry, un regroupement aérien d'hirondelles, surtout de fenêtre; le grand départ sera dans quelques semaines. Par ailleurs, un début du jaunissement des frondaisons est manifeste ça et là, surtout chez des hêtre, érables et tilleuls. La nature automnale en préparation.

Au Droit du Grand Roc, là où une coupe drastique a été opérée il y a quelques années, la souffrance des arbres restants est manifeste, surtout chez les hêtres. Auparavant à l'ombre de congénères, ils sont maintenant exposés aux "coups de soleil" mortels (photo 1). Le même phénomène s'observe d'ailleurs à l'est du Droit de la Chaive, au-dessus de Delémont.

Au niveau du sol forestier, les fleurs se font plus rares et plus discrètes; net appauvrissement en deux, trois semaines. Les bleus actuels se remarquent moins que les jaunes printaniers. Sur la crête, la campanule à feuilles rondes ma paraît être la plus abondante (photo 2). Et c'est avec hasard et bonheur que je découvre, l'esprit flânant, une mutation blanche de cette délicate plante (photo 3). Dans la palette plutôt terne du sol forestier, un "épi" de gouet tacheté saute aux yeux (photo 4).


13 août 2025Delémont - Haute Borne

Départ au soleil couchant pour une sortie en soirée, après une journée caniculaire, proche de 35°C. Surtout en forêt, la nature semble "tassée" par la chaleur. Mais quelques oiseaux donnent de la voix, indiquant également l'aboutissement de leur mue: des familles de pie bavarde en lisière, plusieurs mésanges charbonnières et rougesgorges, des merles, corneilles, grives litornes, pigeons ramiers, une buse.

Quelques bandes d'étourneaux sont en vadrouille vespérale dans les champs. Un groupe d'une vingtaine se pose à proximité de trois cigognes blanches; pour ces dernières, la migration est en cours.

Pas entendu de cris de jeunes rapaces nocturnes, alors que j'ai encore entendu deux jeunes hibou moyen-duc il y a une semaine, à près de 2000 m d'altitude. L'émancipation varie en fonction des conditions.

D'une bordure de clairière, adossé à un tronc, je suis l'évolution d'une chevrette et de son jeune. Leur attitude me paraît un peu nerveuse, pourront je n'ai pas l'impression d'en être la cause. Quand soudain un puissant aboiement, répété, retentit tout près de moi: l'affaire s'explique. Ce mâle a des vue sur la femelle; saison du rut chez les chevreuils.

L'aboiement par surprise d'une chevreuil, dans la nuit naissante, est toujours un moment de stupeur, même avec de l'expérience...

Au retour, la lune se lève au-dessus de la Pierreberg. Les Perséides laissent des traces dans le ciel; encore le moment d’observer ces étoiles filantes, avant que la lumière de la lune atténue le spectacle.

12 août 2025Sils Maria - Haute Engadine

Retour d'une semaine en Haute Engadine (photo 1): une semaine de ciel bleu, de chaud, de dépaysement. A l'opposé géographique du Jura, il faut de la couleur pour esquisser les montagnes rhétiques: Piz Lagrev (n° 2) et Piz Julier (n° 3), voir aussi mon livre "Calligraphie de montagne".

Le paysage est en mouvement; pas seulement à l'échelle géologique... La montagne s'effrite, de nouveaux effondrements apparaissent année après année (n° 4; Piz Lagrev). Ailleurs, les entrepreneurs du tourisme hivernal font des réserves de neige pour "compenser" la disparition de glaciers (n° 5; Corvatsch).

Plaisir chaque année renouvelé de revoir des fleurs immanquables à cette période, lors d'un séjour d’observation: gentiane à feuille d'asclépiade (n° 6), casque de Jupiter ou aconit napel (n° 7) et le mythique edelweiss (n° 8).

Autre avifaune, aussi: l'hirondelle de rochers dans le village, le cassenoix dans les forêts d'arole et de mélèze, le traquet motteux et le pipit spioncelle sur les alpages et les landes d'altitude.

Avec le réchauffement climatique, les cris des marmottes prennent de l'altitude. Mais les jeunes apprennent à surveiller les airs (n° 9); c'est leur assurance vie... L'aigle menace. Un cri, il est là!

A propos de royal, l'aigle royal est plus courant ici que le milan royal; absent ici.


2 août 2025Delémont; Grioux - vieille ville

Fin de la chronique des martinets noirs pour la saison 2025, à Delémont. Le grand départ s’est produit dans la nuit du 21 au 22 juillet. Une vague soudaine et massive de migration ; jamais je n’avais observé un tel exode, instantané et presque total. Au matin du 22, le ciel était désert et silencieux. Le constat était évident : les juvéniles de 2ème et de 3ème année, non reproducteurs, avaient quittés le ciel delémontain. Fin de l’été ornithologique.

Habituellement, ce départ a plutôt lieu autour du 1er août. Il faudra que je fasse une nouvelle évaluation statistique de mes données d’observation. Je dois peut-être réviser mon calendrier de la saison des martinets à Delémont. Elle me paraît se réduire. A vérifier !

Les observations de martinets noirs à partir du 22 juillet sont encore restées éparses. Parfois quelques individus en chasse le matin ou le soir, encore des nourrissages dans les nids « naturels » sous le toit de l’Hôtel de ville, absence totale certains jours, ou un passage d’une bande de martinets, une vingtaine, d’est vers l’ouest, au-dessus de la vieille ville, ce matin.

Il y aura certes encore des passages, durant environ un mois, de martinets en migration venant du Nord ou de l’Est et en vol vers l’Afrique du Sud. Mais pour les martinets saisonniers 2025 de Delémont, c’est « tempi passati ». Retour vers le 1er mai 2026 ; peut-être aussi une date repère qu’il faudra adapter… A suivre !

Maintenant, ce sont les milans noirs qui se mettent en route vers l’Afrique. Des observations de petits groupes sont possibles au-dessus de la vallée.

1er août 2025Courroux; Colliard - Grand Roc - Pierreberg

Les martinets noirs partis, ce sont les milans noirs qui se mettent en vol vers le sud. Trois puis deux passent assez haut au-dessus de Vadry, sans escale... Plus tard, j'en verrai encore un trainer près de la roselière. Son plumage est encore lacunaire, raison pour laquelle il n'est peut-être pas pressé de partir vers l'Afrique.

A l'Envers du Grand Roc, un crapaud commun est aussi en migration vers ses quartiers d'hiver, dans la forêt. Il a l’embarras du choix...

En bordure du chemin, quelques plantes luxuriantes: séneçon ovale (photo 1), aconit tue-loup (photo 2), impatiente glanduleuse (photo 3). Au pied de cette imposante envahissante, originaire de l'Himalaya, la très discrète circée de Paris (photo 4). Quel nom énigmatique...!

Plus bas, en terrain ouvert, un pouillot fitis lâche quelques notes entre les strphes répétées de deux, trois bruants jaunes.


31 juillet 2025Delémont - Haute Borne

Alors qu'au-dessus de la ville, le ciel est désert de martinets, le forêt continue d'être dans le silences du chant des oiseaux, toujours en mue. Sur la crête, un milan noir survole les champs. La migration est imminente pour lui.

Dans la montée, à plusieurs endroits en lisière de forêt, je suis frappé par des amas lumineux: la clématite blanche est en fleur (photo 1). Il s'agit d'une liane qui s'appuie sur les buissons. Ces fleurs surprennent à cette période, alors que les buissons qui la supportent fleurissent au printemps: épine noire, épine blanche, viornes et autres.

A l'approche de la Haute Borne, une tache de roseau commun (photo 2)en bordure de route. Il y a plusieurs années que j'observe ces grandes tiges ici; un lieu insolite pour une plante qui vit plutôt les pieds dans l'eau.


29 juillet 2025Courroux; Colliard - Grand Roc - Pierreberg

Encore une sortie dans le silence "assourdissant" de la mue des oiseaux. Impressionnant. Un seul chant et, ô surprise, un pouillot fitis, alors qu'on pourrait s'attendre au moins à quelques rengaines de pouillot véloce et de pouillot de Bobelli...

Mais soudainement, un violent cris forcené pourfend de silence, suivi de quelques réplique agressives. Manifestement un geai, mais plutôt hostile; une altercation. Entre les branches et les feuilles, à quelques mètres au-dessus de moi, je distingue de l'agitation et des battements d'ailes désordonnés. Le geai en découd... Un plus grand oiseau s'enfuit: une chouette hulotte. Je la suis du regard durant 2 à 3 secondes; elle se faufile entre les arbres, puis disparaît à l'envers d'une falaise (esquisse). Une scène étonnante, qui me ravit...

Chez les plantes, la mue été-automne est en couleur. Au pied d'un grand frêne, un épi de baies de gouet tacheté, isolé, ne passe pas inaperçu (photo 1 et 2).

En raison d'un épisode pluvieux, toutes les céréales n'ont pas encore été battues. Un jeune moineau Parmi les épis de blé, un jeune moineau domestique en fait son terrain d'entrainement Photo 4 à 6).


27 juillet 2025Delémont

Week-end essentiellement pluvieux. Hier, ballet d'hirondelles, de cheminée et de fenêtre, à fleur d'eau au-dessus de la Sorne, dans une portion calme en amont d'une retenue. Assis en bordure immédiate, j'essaie de distinguer entre chasse d'insecte et prise d'eau; pas évident, tout comme la fixation d'une scène d'hirondelle de cheminée avec un crayon (cf. esquisse).

Quelques hirondelles de fenêtre s'en vont nourrir leurs jeunes à un endroit insolite, sous un pont (photo); après la désignation d'hirondelle de fenêtre, de cheminée et de rochers, "de pont" pourrait convenir dans ce cas de figure.

Cet après-midi, comportement étonnant d'un couple de tourterelle turque, resté pendant plus de deux heures sous une pluie battante, sur le bouleau de mon jardin. Ce n'est pas la première fois... Il y a des adeptes de la pluie!


22 juillet 2025Delémont; Grioux - vieille ville

L'été ornithologique s’achève... Le ciel au-dessus de la ville est orphelin ce matin, plus de cris plus de voltiges; une grande vague de martinets noirs a pris la direction du sud durant la nuit. Absence totale durant toute la journée, avec de nombreux pointage jusque tard le soir. Seule observation de présence: quelques martinets tournoient au-dessus de la ville, vers l'ouest.

Un départ aussi massif et soudain est plutôt rare et, surtout, relativement tôt: environ une semaine en avance par rapport aux dernières années. Mais je poursuis attentivement la suite. Exceptionnellement en indiquant les observations ci-dessous, sans ouvrir de nouvelle fenêtre.

Le lendemain, 23 juillet: quelques cris au-dessus de la ville vers 7h. Durant la matinée, vols de quelques petites bandes, < 6-7 individus, plutôt silencieux. Sans comparaison avec l'abondance jusqu'il y a 3 jours. Surtout, je n'observe aucune bandes avec cris stridents et effleurements; mon interprétation: ce sont les juvéniles (donc les martinets non encore reproducteurs) qui semblent être partis, dans la nuit du 21 au 22 juillet.

22 juillet 2025Delémont - Haute Borne

Je poursuis la surveillance de la mue des oiseaux, mais je change de massif forestier par rapport aux suivis précédents. Et c'est encore pire... Près de quatre heures de marche et d'écoute attentive des profondeurs du silence forestier, je perçois quelques nuances à peine une strophe, et encore balbutiante, de pouillot véloce. Le frémissement du vent est le fond sonore le plus présent. Encore une sortie très instructive sur un aspect de l'ornithologie estivale, entre reproduction et migration: la mue.

Mais la vue offre de beaux ballets d'hirondelles de fenêtre et une scène familiale de bouvreuil.

En bordure d'un pâturage de l'envers, encore une orchidée plutôt printanière: l'orchis, ou gymnadénie, moucheron (photo 1). Dans un creux humide, un grand massif de menthe à longues feuilles (photo 2); son , sa senteur prononcée et typique est immanquable. En lisière, dans un rayon de soleil, les étalages de baies de viorne lantane sont aussi immanquables (photo 3).


20 juillet 2025Delémont - Haute Borne

Par rapport à avant-hier, je change de crête forestière pour suivre la mue des passereaux. Et ici aussi, c'est le mutisme qui règne. Les bribes de chants entendues en une heure et quart d’écoute attentive: 2 pinsons des arbres, 3 pouillots de Bonelli, 2 mésanges noires, 1 mésange charbonnière. Et c'est tout... Pas un seul pouillot véloce, pas une seule mésange bleue ! Mon rayon de perception est pourtant assez large dans ce terrain, près de 100 m de part et d'autre. Immersion dans le silence forestier.

A la Haute Borne, deux milans royaux tournoient à faible hauteur, leurs ailes nettement en défaut de plumes. Chez eux, la mue ne s'entend pas, mais elle se voit.

La flore aussi est estivale, notamment avec la chicorée sauvage (photo 1), avec magnifique son bleu de Coelin violacé, et le délicat anthéricum rameux (photo 2). Alors que des baies annonce déjà l'automne, comme le chèvrefeuille des haies (photo 3).

Une journée de grande activité chez les papillons. Le tabac d'Espagne, c'est son nom..., montre en penchant pour l'aromatique origan, ou marjolaine sauvage (photo 4), alors que le paon-du-jour affiche une disposition plus piquante sur des cardères sauvages (photo 5).


18 juillet 2025Courroux; Colliard - Grand Roc - Pierreberg

Sortie matinale astreignante pour observer la mue des oiseaux. Et je serai comblé... De la passerelle au haut du Quenet, en vingt minutes, j'entends à peine quelques notes d'un pouillot véloce; c'est tout. Puis. durant près de quatre heures, le silence des oiseaux est hallucinant. Je peux facilement décompter les quelques chants d'une poignée d'espèces, où au printemps c'est un concert indescriptible. en proportion, j'estime à moins de 1% le taux de chants. Une situation impressionnante, mais évidemment expliquée par la mue ((voir le commentaire à l'observation du 15 juillet).

Étonnamment, cet "exercice" demande une grande attention, un éveil auditif soutenu. Mais pour le vécu, je recommande cette expérience de "bain de silence" forestier. Dans quelques jours des chants réapparaîtront petit à petit, sans toutefois atteindre le niveau du printemps. J'organiserai une excursion la semaine prochaine (voir à l'agenda).

Pour changer d'attention, je focalise un moment sur quelques pliantes; presque relaxant... Les "hampes" chargée de baies du sceau de Salomon multiflore retiennent mon regard (photo 1); mais à ne pas consommer. La délicatesse du touffe de campanule à feuilles rondes (photo 2) aussi mérite de s'y pencher, notamment pour voir ses feuilles rondes cachées à la base. Avec ses autres feuilles linéaires le long de la tige, son nom induit en erreur.

Retour en mode "relax" près de la roselière: un héron cendré s'envole (photo 3) alors que j'observe des bruants jaunes.


16 juillet 2025Delémont - Haute Borne

Départ en soirée, superbe lumière crépusculaire. Mais pour l'ambiance générale de la forêt, il y a un grand absent: le concert des chants d'oiseaux qui égaie habituellement cette heure entre jour et nuit. Pas une strophe de grive musicienne, de merle ou de rougegorge. un rare silence absolu. Presque angoissant... La mue ne "s'entend" pas qu'en journée...

Avec ce mutisme, je perds mes repères horaires lorsque je me mets à l'affût de la faune dite nocturne. C'est après le chant du soir de la grive musicienne et de ses comparses que le blaireau et le renard sortent de sa terrier.

Malgré cela, ou plus précisément pour cette raison, une sortie intéressante. Et une expérience recommandable.

Ma sortie est devenue nocturne lorsque je croise celle d'une famille de blaireau sur mon chemin de retour (esquisse). Je sens une certaine hésitation; selon les bruissements dans la forêt, des jeunes semblent attardés.


15 juillet 2025Courroux; Colliard - Grand Roc - Pierreberg

Mes oreilles sont en alerte durant toute l'excursion, pour sonder surtout... le silence. Durant plus de quatre heures, à peine quelques bribes sonores de chant ou de cri de pouillot véloce, de pouillot de Bonelli ou de pinson des arbres. Pas une seule mésange. J'effectue plusieurs point d'écoute: j'évalue à environ 10% de ce que j'entends en chants et en cris au printemps. Hors de la forêt, deux milans royaux mal en point; les ailes et la queue sont nettement ajourées. La mue est à son comble.

Brève explication: après la période de reproduction, donc en été, le plumage des oiseaux adultes est en mauvais état, après avoir été malmené dans le nid. Le plumage doit être refait; c'est la période de la mue. Durant ce temps, surtout en juillet jusque vers mi-août, des changements hormonaux réduisent les oiseaux presque au silence. En l'absence de chants et de cris, leur comportement est très discret. Même les interactions intraspécifiques deviennent rares.

Au bord du chemin, quelques fleurs égaient toutefois la situation, dont les majestueuses épilobes à feuilles étroites (photo1 ). Et au sol, les premiers fruits de gouet tacheté (photo 2); c'est tôt...


12 juillet 2025Delémont - Haute Borne

Au moment du départ, une linotte mélodieuse chante dans le jardin. Un mâle; la poitrine rouge-orange encore bien en vue. Superbe oiseau. Puis le silence de l'avifaune domine. Ce n'est qu'après une heure et demie que j'entends enfin un pouillot véloce... Il faut être attentif pour entendre des oiseaux..La mue est en cours.

Mais au retour, intense activité au-dessus d'un champ de céréales. Un incroyable ballet autour d'une moissonneuse-batteuse; la danse incessante rend le comptage approximatif: 6 cigognes blanches, 10 milans royaux, 3 milans noirs. Un spectacle.

10 juillet 2025Courroux; Colliard - Grand Roc - Pierreberg

Les chants des oiseaux poursuivent leur baisse de régime; toute l'énergie est mise dans la mue.

Je retrouve une latrine de blaireau, déjà observée il y a quelques jours; il a manifestement changé de régime alimentaire (photo). Après les cerises (voir les noyaux), il est passé à la nourriture à baies à petites graines... Les traces et indices sont intéressants pour étudier le comportement des animaux, mais personnellement, je préfère me pencher sur une pelote de réjection plutôt que sur une crotte...

Une belle surprise près d'un champ de blé. Alors que des hirondelles chassent inlassablement en rase-motte, un traquet tarier mâle se pose, lui, à l'affut sur les épis. Un oiseau devenu rare.


8 juillet 2025Delémont - Haute Borne

Sortie crépusculaire et nocturne, par temps frais, ciel clair et lever de lune. J'observe un chevreuil au comportement *bizarre" en lisière de forêt. A>près des allées et venues, un second sort de la forêt. Commence alors une course poursuite, le mâle suivant de près la chevrette, qui forme inlassablement des figures circulaires en tous sens dans la prairie. Un magnifique spectacle de rut. Avec l'obscurité croissante, je parviens avec difficulté à fixer une situation (voir l'esquisse). Je suis à bon vent mais à distance pour ne pas interférer.

Après plus d'un quart d'heure, la course s'étiole, certainement par épuisement. Les deux se mettent à brouter, à quelques mètres l'un de l'autre, puis se couchent. Malgré de bonnes jumelles, je les distingue à peine encore. Je me retire. Le froid est aussi très inconfortable... Cela s'est déroulé dans le pré où, l'année passée, j'avais déjà observé un "rond de sorcière", pas de champignons, mais un cercle de piétinement provenant de la course poursuite d'un couple de chevreuils. Les chevreuils restent en général fidèles à leur territoire, qui en plus n'est pas très grand.

Plus loin j'entends deux ou trois jeunes chouettes hulottes. Un plaisir.

A peine plus tard, des de puissants cris effroyables émanent de la forêt, à environ 20 - 30 mètres de moi. Je bloque mon pas, pas de frayeur mais de surprise et de curiosité. Les cris dure plusieurs minutes. Certainement deux animaux. Avec patience et difficulté, j’identifie l'origine: deux blaireaux. Leurs cris sont épouvantable, mais l'obscurité de me permet pas de voir davantage...


5 juillet 2025Courroux; Colliard - Grand Roc - Pierreberg

Début d'excursion "fécale": les cerises sont mûres, ce qui se remarque par les crottes de renards, de petits tas de noyaux de cerises qui jalonnent le sentier (photo 1). Plu loin, une latrine de blaireau creusée en bordure du chemin dévoile une abondante cueillette (photo 2).

Poursuite fétide: le champignon "phallique" observé le 26 juin, le satyre puant, a faibli entre temps dans l'erectus (photo 3), mais son odeur cadavérique s'est renforcée. Repoussante émanation pestilentielle, qui me rappelle le "parfum" de de l'arum titan, ou phallus de titan, une fleur dressée de près de 3 m de haut, la plus grande du monde, que j'avais observée au jardin botanique de Bâle, en novembre 2012 (photo 4).

Le buses, milans royaux et milans noirs sont nombreux à parcourir le ciel, surtout au-dessus des champs moissonnés. Beaucoup entament leur mue: les queues sont dégarnies et les ailes sont ajourée. C'est le moment de la réfection des plumages, avant la migration. Chez les grands corbeaux (esquisse 5), les manques paraissent mo9ins visibles, mais les ailes semblent asymétriques; ou un défaut d'observation...

D'autres animaux sont déjà en marche vers leur quartier d'hiver: à 600 m d'altitude, loin de points d'eau, je vois un crapaud commun qui se faufile parmi les feuilles sèches du sol forestier. Une expédition de titan.

Dans les pâturages, il n'y a malheureusement plus beaucoup de gentianes jaunes pour fournir du ravitaillement aux oiseaux granivores qui seront de passage dans 2-3 mois.

Mais en ce moment, dans la partie basse du Colliard, il est encore possible d'entendre les babils de l'hypolaïs polyglotte, un beau passereau à la poitrine jaune, qui se tient entre roseaux et buissons. Plutôt rare et toujours une belle surprise.


3 juillet 2025Delémont - Claude Chappuis -Haute Borne

La forêt est presque silencieuse, et aujourd'hui ce n'est pas la canicule qui clouent les becs; 26°C, mais hier 34°. Juillet, pour beaucoup d'oiseaux, le mois de transition entre la reproduction printanière et la migration automnale, donc la période de la mue. Les voix se perdent au profit de la réfection des plumes. Aujourd'hui, à peine quelques "silp-salp" de pouillot véloce, des notes de pinson, parfois un chant partiel de fauvette à tête noir. A peine entendu une trille de pouillot de Bonelli.

Ces prochains jours, le silence deviendra encore plus "pesant"; pour les ornithologues, et aussi pour les randonneurs, une période de transition intéressante à suivre.

Quelques fleurs correspondent à cette saison de mue. En forêt, l'aconit tue-loup (photo 1)suit la reine des bois; en espérant que son nom ne ravive pas un ancien usage de cette plante, aux propriétés prétendues mortelles. En lisière et en bordure de chemins, l'épilobe à feuilles étroites (photo 2). Et aussi le millepertuis perforé (photo 3), dont les feuilles paraissent trouées, alors que ce sont des glandes translucides qui donnent cette apparence, à contre-jour, mais pas toujours évidente. Dans un pâturage, quelques "lances" de gentiane jaune sont aussi en transition, de fleurs à graines (photo 4). Chaque années, j'ai l'impression que cette plante mythique des pâturages jurassiens est en diminution sur les hauteurs de la vallée de Delémont.

Dans les pâturages et prairies, le sol est crevassé par la sécheresse (photo 5). Le réchauffement climatique lézarde.


2 juillet 2025Delémont; Grioux - vieille ville

Magnifique spectacle météorologique dans le ciel: dès environ 21h, un gigantesque cumulonimbus (photo) se développe au-dessus du nord-est de la vallée (vu de ma terrasse) durant le coucher du soleil, durant plus d'une demi-heure. Le phénomène prend visuellement fin, lorsque le soleil ne l'éclaire plus... Selon la carte de MétéoSuisse, cette cellule orageuse est située à environ 35 km au nerd-est, au-dessus de Liestal.

Durant ce spectacle de la nature céleste, quatre cigognes blanches passent à proximité de mon "observatoire"...

A une heure plus tardive, hier soir, j'ai observé un autre phénomène lumineux: des femelles de ver luisant, dans des herbes, en lisière de forêt. Superbe!


29 juin 2025Courroux; Colliard - Grand Roc - Pierreberg

Matinée de fauche, dans le bas. Des milans noirs piaulent leur plaisir en suivant à faible hauteur la machine agricole; ils ont encore des jeunes à nourrir. Le temps "presse", dans à peine un mois ce sera déjà le moment de s'envoler au loin, vers le sud africain.

Au-dessus des champs de céréales, ce sont les hirondelles de cheminée qui chassent en frôlant les épis. D’acrobatiques va-et.vient.

En montant le sentier, quelques chants de pouillot véloce, plus ou moins relayés par ceux du pouillot de Bonelli. Les chants ne sont plus aussi abondants qu'au printemps. Et le gobemouche noir ne s'entend plus; occupé à d'autres fonctions.

Sur la crête, un étonnant champignon, à peine à l'écart du sentier: le satyre puant. Et effectivement son odeur est pour le moins repoussante, plutôt cadavérique. Mais quel tenue... Les latinistes ont été inspirés: phallus impudicus (photo 1). Honi soit qui mal y pense...

Au retour, par l'Envers, les vaches se tiennent à l'ombre (photo 2) pour atténuer la canicule. Mais, à l'écart des lisières de forêt, la recherche de couvert devient difficile. Beaucoup de grands frênes sont dépérissant dans les pâturages et prairies (photo 3), faute à la chalarose, une maladie provoquée par un micro-champignon. Cela entraîne aussi un changement du paysage.


23 juin 2025Delémont - Haute Borne

Sur un éperon rocheux, une incroyable abondance d'épipactis pourpre noirâtre (photo 1). Chaque année, cette orchidée mérite la grimpée.

Un pouillot siffleur et un pouillot de Bonelli chantent leur trille en alternance, comme pour se répondre. Il y a d'ailleurs une certaine similitude. Rigolo... Je suis dans le milieu du pouillot siffleur. Et aussi dans celui du petit sylvain (photo 2), un papillon pas si petit que ça.


20 juin 2025Courroux; Colliard - Grand Roc - Pierreberg

Partout, le parfum suave de tilleul, de la ville jusqu'aux crêtes. Les fleurs leur fragrance mythique, le farnesol, dont la synthèse zurichoise, il y a cent ans, révolutionna la chimie organique et la conception de parfums.

Un milan noir suit de près une faucheuse, à faible hauteur au-dessus; tactique de chasse. Une vipère traverse un sentier et se faufile sous une racine d'arbre, couverte de végétation. Plus loin, un chamois déambule sans hâte dans la forêt. Un solitaire.

Les pouillots véloces se font entendre partout, davantage que ces derniers temps, alors que les pouillots de Bonelli se font discrets. Une inversion sonore. Étonnant silence des gobemouches noirs, aux endroits où ils habitent depuis quelques semaines. Les jeunes sollicitent.

En terrain découvert, un faucon hobereau est en chasse; son vol louvoyant rappelle celui d'un martinet. Il y a une certaine similitude entre ces deux chasseurs d'insectes. Un autre faucon s'en va pour trouver du plus gros butin.

Dans une niche rocheuse, un massif de géranium herbe à Robert (photo). Un balcon à l'état sauvage. Accroche parfaite.

Pour finir, je reviens à l'eau. Une superbe scène de maman harle bièvre en leçon éducative avec ses neufs petits (photo). J'ai raté la balade, il y a quelques jours, lorsqu'ils étaient tous sur le dos de la mère.


17 juin 2025Delémont - Claude Chappuis -Haute Borne

Dans un pâturage encore assez sauvage, j'admire à quelques dizaines de mètres la grande gentiane jaune, dont plusieurs exemplaires sont en fleur depuis peu. Alors que je m’apprête à m'approcher pour une photo, je remarque une buse en train de creuser au sol. Je redouble d'attention: ce n'est pas une buse variable mais une bondrée apivore. Elle a trouvé un nid de guêpes ou d'abeilles; c'est là qu'elle prélève sa nourriture favorite. Je me retire.

C'est alors que je remarque à proximité deux pieds d'orchis, mais inhabituels: blancs (photos). Après examen, j'opte pour l'orchis pyramidal; une mutation blanche. Ma première pour cet orchis. Je consulte une connaissance, spécialiste d'orchidées (Vincent Boillat), qui confirme. Avec le commentaire: "Jolie découverte et pas très courante dans la région et même en Suisse". Après des recherches dans une banque de données, il complète: "En Suisse, il y a 26 données concernant Anacamptis pyramidalis f.albiblora. Pour le canton du Jura seulement deux données". Mon observation est donc la troisième jurassienne. Je suis ravi...


15 juin 2025Delémont - Béridier - Côte à Bépierre

Sortie avancée pour précéder le front orageux annoncé. Au point de vue de Béridier, "speed dating ornitho", durant environ 5 minutes (chronométrées au clocher de l'église avec les jumelles...). Espèces d'oiseaux observées, à l’ouïe ou à la vue, dans l'ordre apparition: pouillot de Bonelli, pouillot véloce, rougegporge, roitelet triple bandeau, troglodyte, corneille noire, merle, fauvette à tête noire, geai, buse variable, fauvette des jardins, gobemouche noir, pinson des arbres, pouillot fitis.

C'est un exercice intéressant, de courte durée, pour relever l'avifaune. Il mérite d'être pratiqué régulièrement, parfois aussi durant la même excursion, à différents sites.

Il y a une vingtaine d'années, j'avais encore indiqué sur un panneau du "Sentier Auguste Quiquerez", placé sur cette crête: "le peu fréquent pouillot siffleur". Mais je ne l'ai pas entendu durant mon point d'écoute.

Devant moi, une touffe de vipérine vulgaire (photo 1), qui met en perspective le panorama de la vallée. Je poursuis, avec l'attention plutôt "florale" sur un petit replat sec: platanthère à deux feuilles, céphalanthère rouge (photo 2), néottie nid d'oiseau. Sur le retour, en pleine forêt, un magnifique massif de lysimaque vulgaire (photo 3); remarquable. Puis, au bord du chemin, une belle surprise: la linaire vulgaire (photo 4), pas si quelconque que ça... Je ne sais pas si je dois me réjouir de cette "superbe", qui, dans mon mémento personnel, est depuis longtemps la première fleur de ... l'automne. Alors que le début de l'été astronomique est dans une semaine...

Plus tard, après l'orage prédit, une cigogne blanche passe au-dessus des toits de la ville.


13 juin 2025Delémont - Haute Borne

Journée estivale, 32°C selon MétéoSuisse, mais avec l'atmosphère encore chargée de particules de feux de forêt venant du Canada... Ambiance bizarre, Lumière laiteuse depuis 6 jours.

Peu après le début de la première crête, quelques digitales jaune marque le sentier (photo 1). Marque distinctive: les fleurs sont alignées d'un côté de la tige. Dès cette hauteur, alt. 600 m, les trilles du pouillot de Bonelli se font entendre. Plus haut sur la crête s’ajoutent les chants de trois pouillots siffleurs. Cela me réjouit, car ils sont très récemment arrivés sur ce site cette année, par rapport au prolongement de cette crête, où l'épipactis pourpre noirâtre (photo 2)fleurit en abondance.

A la Haute Borne, journée de foins et rendez-vous de milans, royaux et noirs. Tactique de charognard, ils survolent leur terrain de chasse privilégié, à la recherche de quelque campagnol blessé. Le milans noir n'est pourtant pas dans sont milieu ici, habituellement plutôt à proximité de l'eau. C'est peut-être simplement l'opportunité qui fait le larron...

Dans le vallon forestier du retour, la reine des bois (photo 3) borde le chemin en "haie d'honneur". Une inflorescence magnifique de délicatesse. En association avec la végétation du lieu: le troglodyte. Il trouve ici la mousse pour faire son nid, en forme boule. Trois jeunes sont à leurs premières séances d'entraînement de vol. Les distances sont courtes, 2 à 4 mètres. Et sitôt atterris, ils piaillent C'est presque incroyable que de si petits oiseaux soient capables de voler.


11 juin 2025Delémont - Haute Borne

Superbe sortie en soirée pour se terminer "entre chien et loup", vers minuit à l'heure du clocher. Une scène remarquable de chevreuils me retient longtemps et modifie mon plan initial: au milieu d'une prairie, une chevrette broute. Un grand mâle vient de la lisière et l'approche tranquillement, en broutant également. Puis trois autres mâle sortent successivement de la forêt environnante, et approchent le duo. Suivent alors de fantastiques courses poursuites, entre prétendants. Mais c'est le premier arrivé qui semble dominer. Certainement le début du rut, ce qui me paraît pourtant tôt dans la saison.

Cela me rappellent des poursuites de cerfs dans les Alpes. Mais je n'avais encore jamais observé pareille scène auparavant, impliquant cinq chevreuils. Un spectacle de plus d'une demi-heure; approximativement, je n'avais pas de montre...

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