Carnet d'observations
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DateLieuObservation et photos
25 juin 2026Delémont; Grioux - vieille ville

Tous les soirs, depuis deux semaines, ballet aérien d’une septantaine de martinets noirs, rehausser de cris joyeux ; certainement des jeunes d’une ou deux années.

Et un parfum suave embaume le quartier : les grands tilleuls de la rue de la Molière sont en fleur ; leur parfum est unique.

23 juin 2026Delémont - Haute Borne

Encore une journée caniculaire, entre 34 et 35°C à Delémont, selon MétéoSuisse. Le calme règne en forêt ; frappant. Les oiseaux muets dans la chaleur et aussi par le début de la mue ; chamboulement hormonal. Les quelques chanteurs se font remarquer : pouillot véloce, pouillot de Bonelli, pinson des arbres, verdier. Et je repère avec plaisir un rare pouillot siffleur, sur une crête.

Sur le pâturage, proche de « la butte » des hauteurs, plusieurs pieds de la grande gentiane jaune (photo 1 et 2). Réapparition précaire ici de cette plante légendaire du Jura. Elle fournit de précieuses graines à des migrateurs d’automne, surtout aux chardonnerets et aux rares traquets motteux, régulièrement de passage en ce lieu. A proximité, une autre « jaune » typique : l’aigremoine eupatoire (photo 3), Elle, qui ne saurait manquer dans aucune tisane d’hiver.

En contrebas, sur une une arête rocheuse, un bon repère pour l'épipactis pourpre noirâtre (photo 4); une orchdée liée à ce lieu sec, dont la floraison s'essoufle.


21 juin 2026Delémont - Haute Borne

Les piaulements interfèrent, assez semblables : milans royaux et milans noirs. Les jeunes sont en phase d’apprentissage, de vol et de chasse, au-dessus des prairies de la crête. Dans la forêt, les jeunes passereaux sont nombreux à être aussi à l’école, malgré la vague de chaleur caniculaire. Je passe notamment du temps à observer une famille de mésange à longue queue ; les jeunes apprennent à chercher de petits insectes, surtout sur les feuilles et aiguilles. Intense activité.

Et j’entends enfin un pouillot siffleur dans ce massif forestier « Chaive - Haute Borne ». ; le premier et le seul ici jusqu’à présent. La forte diminution de population, observée en Suisse, frappe aussi la région, qui me paraissait épargnée jusqu’à l’année passée. A suivre…

Nombreux papillons, dont la Belle Dame (photo 1), très présente sur les fleurs de ronce. Certains houx sont pleins de baies, évidemment encore vertes (photo 2) ; rougissement en préparation pour l’automne-hiver. Le rouge, lui, domine en lisière avec un lumineux massif de coquelicot (photo 3).


14 juin 2026Delémont - Haute Borne

Sortie vespérale, durant la descente du soleil. Superbe lieu d’observation, sur « la » Butte, au « point 892 », notamment pour les couchers de soleil (photo 1), mais pas uniquement… Même pour certaines orchidées ; en ce moment l’orchis pyramidal est en fleur (photo 2)

Bal de milans au-dessus des pairies fauchées ou pâturées ; mais ils ne sont pas tous royaux, il y a aussi des noirs (photo 3, de Salvatore S.). Eux aussi niche sur ces hauteurs, donc à distance des cours d’eau, leur milieu habituel. 

Autour de la ferme, va-et-vient incessant d’hirondelles de fenêtre, qui nichent sous le grand avant-toit (photo 4). Et parmi elles, aussi quelques hirondelles de cheminée ; autre habitat ancestral, elles nichent dans l’étable.


12 juin 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

Temps gris, presque frais. Les oiseaux sont calmes. Ceux que j’entends le plus, dans l’ordre décroissant : pouillot de Bonelli, pouillot siffleur, pinson, fauvette à tête noire, grive musicienne. Et une famille de grand corbeau, manifestement à l’entrainement. Bientôt ce sera encore plus silencieux : la mue est en préparation.

La végétation demeure intéressante. Premières baies de sureau rouge (photo 1). Sur la crête, premières fleurs de digitale jaune (photo 2) et de campanule gantelée.  Et dans une petite clairière, un surprenant parterre d’une multitude de céphalanthères rouges (photo 3), cette orchidée plutôt solitaire (photo 4).

Une forte odeur qui n’a rien de florale, que j’identifie au même endroit depuis l’année passée. Je cherche dans le couvert de hêtres, en compagnie de ma deuxième paire d’yeux, pour finalement trouver quelques pieds du diffuseur grivois, un curieux champignon : le satyre puant. Il porte bien son nom, mais plus explicite en latin pour l’apparence : Phallus impudicus… (photo 5)


10 juin 2026Delémont région

Début de soirée : un arc-en-ciel partiel, mais très intense à la base (photo). Et un chant incroyablement varié, rarement entendu, mais suffisamment caractéristique pour y mettre le nom de l’oiseau : hypolaïs polyglotte. Le bonheur, à peine arrivé, même si je ne verrai pas le chanteur jaune. Il y a longtemps, j’avais observé ici une proche parente : l’hypolaïs ictérine.

Concert de rousserolle effarvatte dans les roseaux et, perchés sur les haies ou grands buissons isolés, des bruants jaunes ; chant distinctif.

La suite de mon périple est assez long. Je m’installe avant la nuit et j’attends, chaudement habillé, adossé à une roche. Patience, en écoutant et en regardant, et je gribouille quelques traits des arbres qui me font face. Enfin quelques chuintements espérés. Après un moment de silence, une grande silhouette se pose maladroitement sur une branche, à quelque distance devant moi. J’y vois juste encore assez pour une esquisse. Un jeune du grand roi de la nuit. C’est la suite des observations de cet hiver-printemps…

J’entame prudemment mon retour ; il fait nuit, le sentier forestier est accidenté. Superbe ciel. Au couchant, Jupiter proche de Vénus.


10 juin 2026Delémont; Grioux - vieille ville

Très tôt ce matin, comme souvent avant les premiers rayons de soleil, des cris de choucas. J’aime les entendre, alors que je somnole encore. Ils sont certainement autour du clocher de l’église. La famille de faucon crécerelle de la corniche se manifeste aussi par là.

Plus tard, à l’heure du premier café, un grosbec perché, sur le bouleau de mon jardin, lance ses notes stridentes. Cette année, un habitué du lieu.

 Le soir, vers 21h, passage désordonné d’ne bande de choucas (photo, de Salvatore S.) avec cris d’accompagnement; ils sont près d'une centaine. Cela me surprend à cette saison, car c’est davantage une scène hivernale. Et ça se répète d’autres soirs, près du Poujet.


8 juin 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

Sur la crête, davantage de chants de pouillot de Bonelli que de pouillot véloce. Pas de pouillot siffleur. Les gobemouches noirs sont bien présents.

Partout beaucoup de piaillements de jeunes : mésanges spp, pinsons, pouillots spp., gobemouches, roitelets spp, etc. Tous crient « famine » ; c’est la période confuse et un peu compliquée de l’ornithologie « juvénile ».

7 juin 2026Delémont - Claude Chappuis -Haute Borne

Trois, quatre pouillots siffleurs chantent sur l’envers de l’une des crêtes. Cette année, ce pouillot est encore plus rare que les dernières années. Il chante dans les feuillages, mais niche au sol ; une situation pleine de risques…

Sur le haut plateau, milans royaux, milans noirs, buses variables et faucons crécerelles survolent les prairies fauchées ou pâturées, à la recherche de victuailles ; tous les jeunes ne sont pas encore autonomes. Et un rapace plus rare : une bondrée apivore. Elle ne cherche pas de micromammifères ; comme son nom l’indique, elle est spécialisée sur certains insectes, notamment guêpes et abeilles sauvages.

Quelques fleurs retiennent mon regard, notamment la grande gentiane jaune (photo 1), qui se raréfie dans nos pâturages, pareil pour l’orchis pyramidal (photo 2). Et cette année, pas de rarissime mutant blanc, observé l'année passée, sur le flanc de "la" butte.


5 juin 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

Quelques hirondelles de rochers volent par va-et-vient au ras de la grande falaise du Roc ; séance de chasse. C’est la première fois que j’aperçois cette hirondelle ici, et pourtant je suis un habitué du lieu. Mais devant cette falaise, je suis généralement attentif à d’autres oiseaux…

En bordure du chemin, entre pâturage et forêt, d’un côté les premières fleurs d’orchis tacheté (photo 1), de l’autre côté, la reine des bois en plein épanouissement (photo 2). Également en plein épanouissement, le sureau noir (photo 3 et l’églantier (photo 4) ; les deux donneront des baies vitaminées à l’automne.

Passage par la roselière : concert de rousserolle effarvatte (photo 5, de Salvatore S.). Elles sont abondantes cette année, présentes partout où il y a quelques tiges de roseau pour entrelacer un nid.


4 juin 2026Delémont-Courtételle-Rossemaison

Depuis quelques années, les alouettes des champs sont de retour dans ce vaste espace agricole. Ce midi, je compte au moins six à huit chanteurs différents. Je suis ravi.

En passant près de modestes parcelles de roseaux, partout le chant saccadé de la rousserolle effarvatte, plutôt abondante cette année.  Sur l'eau, sortie de foulque, une mère avec trois jeunes (photo 1)

Et alors que l’été météorologique vient de commencer, une linéaire vulgaire en fleur (photo 2). Dans mon calendrier mental, elle préfigure l’automne… A proximité, une belle touffe de campanule agglomérée (photo 3); elle, une fleur bien estivale..


3 juin 2026Delémont - Haute Borne

En traversant un petit pâturage en pente, j’observe des platanthères en fleurs ; ce n’était pas encore le cas il y a une semaine. Je repasserai pour déterminer l'espèce de cette élégante orchidée blanche.

Sortie crépusculaire vers le terrain de chasse d’un chat sauvage, mais que je ne verrai pas ce soir. Un territoire que je suis depuis quelques années. J’en apprends nettement plus ici que dans les livres…

Le soleil est couché depuis environ une heure, encore quelques chants de grive musicienne et de rougegorge. Ce sont de bons indicateurs de lumière crépusculaire; lisibilité entre chien et loup…

Des chouettes hulottes entament leurs chants et appels : j’entendrai cinq mâles et une femelle sur une espace assez restreint. Pas courant à cette période, plutôt silencieuse pour ces adultes nocturnes. J’apprécie cette ambiance.

1er juin 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

Lendemain de pluie, sans excès après dix jours de canicule. Le terrain reste asséché. Au bord du sentier de crête, un tronc sec debout, étonnamment ciselé (photos 1 et 2). Il y a des pics à proximité. Ces empreintes me donne une idée de *frottage » pour de futures esquisses…

Sur le versant exposé au soleil, la belladone est en pleine floraison (photo 3) alors que je prends la photo à hauteur des yeux. Sa taille est remarquable. Par contre je me pose à genoux pour admirer la céphalanthère rouge (photo 4), une belle orchidée qui suit ses deux cousines à fleurs blanches. 


31 mai 2026Delémont - Haute Borne

Temps chaud et lourd, d’avant orage. Les oiseaux ne semblent pas très actifs, selon les rares chants, surtout de pouillot véloce, fauvette à tête noire, rougegorge. Deux milans royaux planent au-dessus de l’herbe rase, sans donner un coup d’aile, à la recherche de nourriture. Les jeunes sont encore au nid…

Dans la partie boisée du vallon de Gentilpran, premières inflorescences de la délicate reine des bois (photo 1). L’aconit tue-loup en est également à ses premières fleurs (photos 2 et 3). Son nom évoque d’anciennes pratiques, qui pourraient bien être réactualisées dans certaines régions… La toxicité aigüe de la plante est encore avérée de nos jours.


30 mai 2026Delémont; Grioux - vieille ville

En vieille ville, ce matin, premier parfum de tilleul. Un régal. Vérification in situ : place de la Liberté (photo 1), Home, place Monsieur, Arboretum du Château (photo 2) ; la floraison débute. C’est chaque année un grand moment de volupté et l’assurance de deux semaines de senteur suave en ville, associés au vol enjoué des martinets.

Du farnesol flotte dans l’air ; le composant dont la synthèse, en 1923 à l’ETH Zurich,, a révolutionné notamment la parfumerie. Le Chanel N° 5 en est issu…Aux personnes intéressées, je propose une excursion sur le thème : les parfums dans la nature. Veuillez m’écrire un courriel : peter.anker@bluewin.ch


27 mai 2026Delémont - Sous Béridier - Sous Cheynatte - Golatte - Domont

Lumière crépusculaire, encore chaud. Vénus au couchant et Jupiter qui s’en rapproche de soir en soir. Je suis en repérage de jeunes rapaces nocturnes.

Quelques grives musiciennes chantent encore dans la forêt, lorsque j’entends une femelle chouette hulotte répéter des cris d'appels. Puis des cris estompés, chuintés, légèrement nasillards retentissent; ses jeunes indiquent leurs positionis pour se faire nourrir; leur mère revient de chasse, mais apparemment sans prise. Les jeunes, trois et un autre un peu à l'écart, s’essayeent maladroitement au vol, de branche en branche. La lumière est encore suffisante pour tenter une esquisse, avec la lune, bientôt pleine, dans mon dos. Elle est orangée ; il y a de la poussière du Sahara dans l’air.

En reprenant mon chemin, j’entends trois hulottes, mâles adultes, puis encore un. Un chevreuil aboie ; il défend ardemment son territoire. Sa voix est puissante et profonde ; pas de confusion possible, je le reconnais, ici depuis la fin de l’automne passé.

J’entends un nouveau groupe de jeunes hulottes. Le bonheur, car celui-ci je ne le connais pas encore. Mais la localisation de cette famille n’est pas vraiment une surprise, car j’avais entendu un couple parader ici, il y a quelques mois. Nouvelle esquisse.

Mouvements avec grognements et petits cris de renards et de blaireaux dans la forêt. Un crapaud commun traverse le chemin devant moi ; il revient certainement de son site de ponte, qui n’est toutefois pas à proximité. Ou une autre explication qui m’échappe.

Superbe sortie nocturne. Rentrée tardive ; la vieille ville déserte, sauf un hérisson qui vaque à ses occupations. Cet épineux sympa devient rare.


25 mai 2026Delémont et environs

Chronique « nature » de la semaine passée. Quelques brèves :

  • 25 mai : une hermine court à vive allure à la route de Domont ; 21h30.
  • 25 mai : en vieille ville, de jeunes faucons crécerelles tournoient en criant autour du clocher de l’Eglise ; 8h. Un martinet noir se glisse dans « sa » fente, à l’Hôtel de ville; cerainement la femelle qui s'en revient couver.
  • 24 mai : dans le massive de la Chaive, partout le cerfeuil des prés en fleur (photo 1). A proximité, la raiponce en épi lance ses flèches florales (photo 2). Au bord du chemin, premières fleurs de mauve musquée (photo 3), qui a naguère faussement donné son nom au colorant mauvéine. Un milan royal tournoie longuement au-dessus de la Haute Borne, les deux ailes et la queue partiellemnt "déplumées"; certainement une femelle, dont le plumege a été abimé durant la couvaison.
  • 23 mai : la julienne des dames (photo 4) se répand dans la frênaie, au Colliard.
  • 20 mai : vers 22h, des jeunes chouettes hulottes lancent leurs cris nasillards de « famine », pour indiquer leur position aux parents., 

17 mai 2026Delémont - Claude Chappuis -Haute Borne

En lisière, les buissons en floraison blanche attirent le regard, notamment : épine blanche (photo 1) et viorne obier (photo 2). Surprise au bord d’un pâturage, à près de 900 m d’altitude, un pommier rabougri en floraison tardive (photo 3). Par ailleurs, son ombre chétive est la seule ombre proposée au bétail ; en été, ici le troupeau sue…

Dans la forêt claire, il faut redoubler d’attention pour repérer la néottie nid d’oiseau en fleur (photo 4) ; une orchidée plutôt terne et discrète. A proximité, une autre de cette famille, la céphalanthère à longues feuilles se repère facilement par son éclat lumineux (photo 5). A quelques endroits, l'orchis mâle est encore en fleur, après deux mois.

Au-dessus trois ou quatre pouillots siffleurs lancent leur trille cristalline, dissimulés dans les feuillages (photo 6, de Salvatore), surtout de hêtres. Ce pouillot se fait rare ; durant près de cinq heures de marche, je l’aurai entendu qu’une fois, avec ce petit groupe. Le regroupement peut d’ailleurs être une stratégie dans sa situation démographique déclinante.


15 mai 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

Pas entendu un seul pouillot siffleur, sur un parcours pourtant favorable; il se fait vraiment rare ici, par rapport aux dernières années. Selon une publication récente, tendance pareille en Suisse et en Europe. Par contre, abondance du pouillot de Bonelli et du gobemouche noir.

Dans plusieurs pâturage, de grands arbres secs ont très récemment été abattus (photo 1), dont des frênes très fournis en lierre, qui offraient habitat et opportunité de nidification à de nombreux oiseaux. Celui-ci (photo 2) est un de ces exemples abattus (photo 3). Ce n'est vraiment pas une bonne période pour abattre des arbres.

Le grémil pourpre bleu est encore en fleur alors que la floraison de la centaurée des montagnes commence sur les hauteurs (photo 4).


10 mai 2026Delémont - Colliard

Après la matinée comme « ornithologue ambulant » dans quelques jardins en ville, j’élargis mon horizon au Colliard ; avec bonheur. La pie-grièche écorcheur occupe deux sites ; l’année passée il y en avait un de plus. Le bruant jaune est perché sur chaque hauteur (photo 1). Son chant retentit dans tout le site. Un traquet pâtre est nettement plus discret.

Changement d’ambiance en passant dans la forêt. Le gobemouche noir (photo 2, de Salvatore S.) est omniprésent. Cris et envol d’accenteur mouchet. Et partout des jeunes (oiseaux…) qui braillent famine, surtout des mésanges, de toutes espèces.

Puis, grande surprise en passant à nouveau en terrain ouvert : deux cigognes blanches s’envolent. Et encore plus inhabituel : un torcol, observé à peine le temps de la détermination. Alors que ce n’est pas son chant que j’entendrai un instant plus tard, mais celui du coucou. Plus entendu ici depuis quelques années…

A l’approche de la roselière (photo 3), le charabia ininterrompu des rousserolles effarvattes domine. Je dénombre une dizaine de chanteurs. Sur la Birse, un martin-pêcheur passe en vitesse à raz de l’eau. Un couple de cincle plongeur est en mode nourrissage.

Une remarquable sortie d’à peine deux heures.


9 mai 2026Delémont - Haute Borne

La situation remarquée hier se reproduit sur les crêtes explorées vers la Haute Borne : chants répandus de gobemouche noir et de pouillot de Bonelli. Mais ici, à ma grande satisfaction, j'entends le pouillot siffleur (photo 1, de Salvatore S.); au moins deux chanteurs. Observation à suivre ces prochaines semaines.

En forêt, par rapport à l’année passée, les houx sont nombreux à être en fleur (photo 2). Et avec une floraison si abondante, un intense parfum floral se dégage. Une révélation ! Le bourdonnement des abeilles est aussi intense ; elles ne s’y trompent pas.

Dans un pâturage, trois touffes de narcisse en fleur (photos 3 et 4). Ce n’est pas l’abondance, mais la fiabilité chaque année, depuis plus de cinquante ans.


8 mai 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

Chants abondants de gobemouche noir et de pouillot de Bonelli. Occupés à nourrir les jeunes, les pouillots véloces sont moins volubiles. Quant au pouillot siffleur, il est rarissime cette année.

En période de sécheresse, quelques gouttes de pluie suffisent à rendre les escargots plus visibles (photo 1). Un bel exemple de symétrie dans la nature : leur coquille « tourne » toujours à droite (R pour un chimiste…), dans le sens des aiguilles d’une montre. Les rotations dans le sens inverse, donc les mutations, sont exceptionnelles.

La floraison des orchidées se poursuit : aujourd’hui la première céphalanthère blanche (photo 2). Par ailleurs, le grémil est tourjours en fleur, depuis un mois.


7 mai 2026Delémont

Sortie urbaine en début de soirée dans le secteur « Morépont - Righi – Rondez », avec les hirondelles de fenêtre comme objectif d’observation de suivi. Et il y en a beaucoup par ici, repérables notamment à leurs cris ; elles volent en petits groupes assez élevés, en chassant des insectes.

Pour comprendre la raison de cette étonnante abondance ici, il faut examiner les avant-toits des locatifs (photos 1 et 2), datant des années 1950-1970. Une dizaine de bâtiments accueillent des nids, naturels ou artificiels, dont certains anciens. Plus d’une centaine en tout. Certains nids sont en phase de construction ou de réparation (photo 3, de Salvatore S.). Superbe colonie urbaine, dispersée, partiellement méconnue. Un exemple de tolérance d’habitat, dans certains cas depuis plus de cinquante ans.

Prolongation dans le haut de la ville, où de jeunes blaireaux sont de sortie. Je les repère grâce à leurs petits cris, dans la forêt.


4 mai 2026Delémont; Grioux - vieille ville

Depuis près d’un mois, une bergeronnette des ruisseaux chante en vieille ville, fidèlement chaque matin, prsque sans interruption de 7h à 10-11h. Et elle a jeté son dévolu sur les faîtes de trois toits près de la place de la Liberté. Un comportement vraiment insolite pour un oiseaux rattaché aux cours d’eau, souvent tumultueux.

3 mai 2026Delémont - Haute Borne

Excursion avec nombreux détours, pour vérifier des observations botaniques faites en nocturne il y a quatre jours, au clair de lune et au son de doux hululements de hulotte et de puissants aboiements de chevreuil.

Un superbe exemplaire d’orchis à odeur de bouc (photos 1 et 2). Le qualificatif n’est pas usurpé, l’effluve de ses fleurs n’a rien d’un parfum suave. C’est ma première observation à Delémont de cette grande orchidée, l’une des plus grandes de Suisse. A l’inverse, une limodore à feuilles avortées (photo 3) n’a pas trouvé sa taille habituelle. Pas d'autres exemplaires à proximité, sous les pins. Des petites parcelles de sauge des prés (photo 4; avec même une mutation blanche inhabituelle) et l’ancolie vulgaire (photo 5) dans les pâturages des environs.

Un étourneau prend position sur un cerisier (photo 6), dans l’attente des fruits mûrs


1er mai 2026Delémont - Haute Borne

La période des orchidées se confirme à chaque sortie. Aujourd’hui : céphalanthère à longues feuilles (photos 1 et 2) et néottie nid d’oiseau (photo 3). Cette dernière, forestière, sans coloration propre, n’est pas facilement visible par rapport aux espèces plus chatoyantes.

Plus proche de l’humidité, la benoîte des ruisseaux en fleur (photo 4). Discrète, mais mérite l’attention.


30 avril 2026Delémont - Haute Borne

Trois couples de pie grièche écorcheur, dans un espace restreint d’environ un hectare. Alternance de cris et de chants de la part des mâles, bien en vue dans des portions de haies proches ; conquête de la femelle et défense territoriale. Mes premières observations de ce migrateur, parmi les derniers à arriver ici.

Dans la forêt de crête, des houx sont en fleur (photos). Prometteur pour les baies rouges dès l’automne.


27 avril 2026Delémont - Claude Chappuis -Haute Borne

Deux jeunes chouettes hulottes crient en plein jour, à proximité de leur nid, dans un bosquet de pins sylvestres, à près de 900 m d'altitude. Comportement insolite pour des nocturnes; peut-être la faim au ventre...

26 avril 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

Le pouillot siffleur est arrivé (photo 1, de Salvatore S.). C’est le dernier de la famille à être revenu ; pas étonnant, ses quartiers d’hiver sont lointains, sous les tropiques africains. Les quatre pouillots sont donc là : véloce, fitis, Bonelli et siffleur. C’est le dernier moment pour les observer, car sous peu tous les arbres seront en feuilles, ce qui compliquera la chose…. 

Un pic cendré tambourine sur son arbre de résonnance habituel, qu’il partage d’ailleurs avec un pic épeichette. 

La flore de la forêt se décline nouvellement en blanc : ail des ours (photo 2), muguet (photo 3), aspérule odorante (photo 4), sceau de Salomon officinal (photo 5). Même couleur de fleur, mais pas même parfum ni même toxique.


24 avril 2026Delémont - Haute Borne

Nombreux chants entremêlés, desquels ressort nettement la trille du pouillot de Bonelli, qui retentit partout sur les crêtes et versants ensoleillés.

De son côté, la flore devient abondante et diversifiée. L’orchis mâle se dresse abondamment le long des lisières (photo 1). Et grande surprise de découvrir une campanule agglomérée déjà en fleur (photo 2) dans le pâturage de « la butte » ; précocité pour cette estivale.

Plus bas, dans le vallon de Gentilpran, floraison de la julienne des dames (photo 3) et de la parisette à quatre feuilles (photo 4), mais qui parfois en a cinq… (photo 5).


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