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DateLieuObservation et photos
16 août 2026Delémont - Hohe Winde - Scheulte

Avant d’atteindre le point culminant, à 1’204 mètres d’altitude, un banc, avec l’inscription : Si je porte un rameau vert dans mon cœur, un oiseau chanteur s'y posera (en traduction, photo 1). Bienvenue à l’ornithologue…

Jusqu’au sommet, un tapis de feuilles sèches, aussi parsemé de faines (photo 2), délaissés surtout par les hêtres, sans eau pour les maintenir en vie. Partout un paysage de désolation, asséché.

Quelques milans royaux louvoient au-dessus des prairies rousties, la pitance semble rare. Leur plumage est encore défait ; la mue se prolonge. J’observe le même phénomène dans a vallée. Un milan noir passe ; lui est en migration, parmi les derniers de son espèce. Je n’en vois plus.

Dans un vaste pâturage, les nombreuses tiges de gentiane jaune ont été dégrainées (photo 3), certainement par des chardonnerets. Situation mixte chez les carlines acaules, certaines portent encore leurs graines (centre des fleurs blanc, à droite sur la photo 4), alors que d’autres ont été picorées (groupe de gauche, centre foncé).

Je m’oriente vers une petite pente marécageuse, que je visite quelques fois par année. Et cette fois aussi j’observe une singularité : populage des marais en fleur (photos 5 et 6). Floraison tardive ou deuxième floraison, certaines années jusqu’en décembre…


15 août 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

De l’intérieur, la forêt continue à montrer les effets de la prolongation de la sécheresse caniculaire ; des arbrisseaux dépérissent (hêtre photo 1, érable sycomore photo 2), des feuilles sèches tapissent le sol (photo 3), des branches cassent (photo 4). A Bâle, depuis quelques semaines, la voirie affiche des alertes de danger dans les parcs publics et au pied de 28'000 arbres…

De l’extérieur, la forêt semble rouillée (photo 5, d’un versant de la forêt de Mettemberg).

En bordure d’un pâturage souffrant aussi de sécheresse, la flore est maigre, avec toutefois une nouvelle arrivante : le colchique d’automne… (photo 6).

Quelques milans royyaux en chasse au-dessus des maigres prairies. Je suis surpris par l'état de leur plumage, encore déficient. Depuis environ une semaine je ne vois plus de milans noirs, partis vers leurs quartiers d'hiver, en Afrique


14 août 2026Delémont-Viviers-Algérie-Domont

Beaucoup d’hirondelles, de fenêtre et de cheminée, en vol  de chasse ; environ 19h-20h. Nourrissage encore en cours.

Etourneaux en vol, formation, env. 200.

Un vol de choucas avec quelques cris en direction de la ville, env. 20h30.

Puis, de ma terrasse, "pluie" d’étoiles filantes, des Perséides, dans le ciel, dès 22h30 ; des trainées intenses, brèves, avec un « final » en petite boule éclatante. Remarquables !

12 août 2026Delémont - Haute Borne

Excursion en groupe pour voir un événement exceptionnel, qui, contrairement à d’autres phénomènes naturels, est planifié avec précision : une éclipse solaire. La nature à l’échelle cosmique est parfois plus facile à prédire qu’à la dimension terrestre…

Le soleil de fin d’après-midi est encore dardant. Passage au pied d’un chêne d’allure hivernale causée par la sécheresse (photo 1) ; ombre insuffisante pour notre pique-nique. Mais à quelques pas de là, lieu idéal, avec horizon parfait pour l’observation. Vers 19h30, début du « spectacle » : le disque solaire montre un léger « défaut » à son bord sud-est ; la Lune commence son passage devant le Soleil. Durant près d’une heure, elle augmentera son interposition jusqu’à ne laisser finalement qu’in mince croissant solaire (esquisse) ; ce sera le maximum de l’éclipse partielle, vers 20h20 (esquisse)

Puis, une magnifique phase « rétrograde », jusqu’au coucher du soleil ; vu de la Haute Borne (photo 2, et photo 3, de Noé F,) ou du Säntis (photo 4, de Régis F.).

Magnifique soirée partagée en observant un événement exceptionnel de la nature.


10 août 2026Delémont; Grioux - vieille ville

Venant du nord, un groupe de martinets noirs tournoie au-dessus de la ville, puis poursuit sa voie de migration en direction du sud-ouest. Plus tard, comme tous les soirs depuis ce printemps, passage d’une bande étirée de choucas en bordure de la vieille ville ; le dortoir estival est proche. Encore plus tard, mais sur le pavé de places de parc, deux fouines se poursuivent ; apparemment une dispute pour une voiture. L’une s’arrête et me fixe, alors que l’autre poursuit sa course (esquisse).


8 août 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

Forêts rouillées et pâturages roustis (photo 1). Dans ma boîte d’aquarelle, « terre de Sienne brûlée » pour les premières,  « jaune de Naples » pour les deuxièmes, ou « dunes de sable »….Je suis stupéfait de voir à quel point et à quelle rapidité la couleur de la forêt vire ; le phénomène s’accentue de jour en jour. A la moindre brise,  « pluie » de feuilles (photo 2), vertes et brunes, formant un étrange tapis forestier (photo 3).  La sécheresse et la canicule ne cessent d’impacter sans égard. Sous ce stress estival, l’allure de la forêt est déjà automnale. Même le chêne sessile est souffrant, brunissant (photo 4)

Quelques milans royaux tournoient en piaulant au-dessus des pâturages roustis. Je suis surpris par l’état échiffé de la plupart, les ailes et surtout la queue montrent des ajours, que la mue doit encore arranger. Mais plus aucun milan noir en vue ; migration oblige.

Latrines de blaireau au bord du chemin (photo 5) ; l’abondance de petits grains dans les laissées indique une prédilection pour les mûres. Dans la pente, deux chamois au pied d’un rocher.


2 août 2026Delémont - Hohe Winde - Scheulte

Grave mue du paysage : la forêt passe résolument au brun-jaune (photo 1) alors que les pâturages sont ocre clair déjà depuis quelques semaines (photo 2). Les vaches et génisses tirent la langue…

Epanouissement de la carline acaule dans les pâturages sec (photo 3). Ses graines régaleront les chardonnerets. Pareil pour la gentiane jaune, déjà en partie dégustée.

Trois martinets noirs passent juste au-dessus de la forêt, en contrebas de la Hohe Winde, venant de Bâle, bien en vue d’ici, en direction du sud-ouest.

Une vingtaine de milans, royaux et noirs, tournoient à faible hauteur au-dessus du vaste pâturage de Stierenberg, En chasse, comme il y a un mois, le 5 juillet. 


1er août 2026Delémont - Haute Borne

Toujours le grand calme dans la forêt, qui souffre : non pas en raison du silence des oiseaux, mais de sécheresse. Même à l’Envers ombragé de la Chaive, elle jaunit-brunit (photo 1). Sur l’autre versant, une croix semble annoncer l’avenir du hêtre (photo 2) ; perspective prémonitoire … ?

Belle surprise dans la montée : roucoulement répétitif et monotone d’un pigeon colombin. Je ne l’entends pas souvent, ce pigeon forestier, avec habitat cavernicole. 

Deux milans noirs passent au-dessus de mon observatoire de crêt, sans pause ; ils sont en migration. Un troisième suit, mais il se débat avec un autre rapace, plus petit et plus agile : un faucon pèlerin. Un moment d’altercation en vol, puis le pèlerin abandonne et s’en retourne vers l’Est, avec de puissants battements d’ailes 

Chemin du Droit, la vergerette annuelle forme une allée centrale (photo 3). A ne pas confondre avec la camomille ; je déconseille en tisane… Sur la bordure sud, un massif de belladone exhibe déjà ses baies luisantes (photo 4) : ici aussi, ne pas confondre … avec des cerises.


1er août 2026Delémont; Grioux - vieille ville

Plus de martinets dans le ciel !

Alors que depuis quelques dizaines d’années, le 1er août est ma date de référence traditionnelle pour le départ des martinets noirs en ville de Delémont, selon ma statistique d’observations, avec quelques jours de variation. Mais cette année ils sont partis majoritairement entre le 23 et le 24 juillet. Durant ce mois d’août, on peut toutefois encore en voir de passage, venant du Nord.

Tout ce qui ressemble à un martinet mérite cependant d’être bien observé, car il peut y avoir jusqu’à fin octobre l’un ou l’autre martinet à ventre blanc, ou, comme l’année passée, même un martinet pâle égaré.

Par ailleurs, une information rétrospective : dès mi-juin, jusqu’au départ des adultes, fin juillet, de jeunes martinets noirs sont sortis de nichoirs avant de pouvoir voler, ne supportant plus la température de leur cage, qui pouvait dépasser 50°C. La mortalité juvénile semble relativement élevée cette année.

31 juillet 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

Sur la crête boisée, nombreuses branches de bon diamètre, surtout de hêtre, jonchées à travers le sentier (photo 1) ; en moyenne une tous les cent mètres. C’est beaucoup ; état d’alerte ! Plusieurs sont tombées ces deux derniers jours, cassées par la sécheresse, s'ajoutant aux précédentes, sur le lit de feuilles et aiguilles vertes.

Passage d’un vol de milans noirs (esquisse) ; quelques acrobaties puis prise de courant ascendants, caniculaires. Au moment de l’observation, j’en dénombre huit. La migration du milvus migrans bat son plein.

En bordure d’un champ de maïs, de triste allure, des chaumes maigres et asséchés, couchés sur le sol (photo 2). Les épis rongés et les feuilles lacérées; des blaireaux sont passés par ici. Et des sangliers ont suuivi, profitant du travail préliminaires des premiers venus... 


28 juillet 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

Sur les quatre kilomètres de crête, le silence pèse autant que la chaleur et la sécheresse. La mue cloue encore le bec des oiseaux chanteurs et la défense territoriale ou la conquête d’une partenaire ne sont plus à l’ordre du jour. Pas un son de pouillot véloce ni de pouillot de Bonelli, pourtant abondant ici.

Dans ce calme comportemental, tout de même une exception : celle du grand corbeau (photo 1). Il puise en toute saison dans son large répertoire vocal, tantôt rauque, tantôt étonnamment doux. En maître des lieux, jamais à court d’exclamations. Certainement le plus ancien habitant de la falaise du Roc.

Sur l’Envers, une longue enfilade de pâturages. Mais plus la moindre herbe verte à brouter. Les génisses passent la journée dans la loge, d’où elles sortent à l’instant pour s’agglutiner autour du fourrage que le paysan vient de livrer (photo 2). Evidemment, du fourrage initialement prévu pour l’hiver. Triste situation. Désalpe envisagée ces prochains jours …


27 juillet 2026Delémont; Grioux - vieille ville

Depuis trois jours, le ciel au-dessus de la ville est silencieux et dépeuplé, plus de cris joyeux ni de bandes en vol acrobatique : les martinets noirs sont partis vers l’Afrique australe. Après les immatures, il y a une dizaine de jours, ce sont maintenant les adultes reproducteurs, suivis des jeunes, qui ont déjà quitté notre région. Départ précoce par rapport aux années précédentes. Ils auront passé moins de trois mois ici.

Concernant ces départs précipités, je m’interroge concernant l’influence des vagues de chaleur successives et de la sécheresse sur leur reproduction et leur nourriture, en l’occurrence les quantités d’insectes. En échangeant à ce sujet avec Pascal Stucki, un spécialiste de l’entomofaune aquatique, lui observe une baisse de la densité des insectes aquatiques lors d’une vague caniculaire. Un indice pour le plancton aérien.

Par ailleurs, autre phénomène décalé, dans mon jardin le raisin est prêt à être cueilli (photo) ; mûr avant l’heure, vendange précoce…


26 juillet 2026Delémont - Haute Borne

La persistance de la sécheresse demeure le grand problème dans la nature. Le ruisseau du vallon de Gentilpran est complètement à sec. Sauf un petit filet d’eau sur quatre, cinq mètres, au pied de quelque source. Ici, l’aconit tue-loup, en bonne forme (photo 1) profite de ce microclimat de faveur. Alors que la végétation alentour souffre, les feuilles flétries, pendantes, ou gisantes au sol, sous les arbres.

Les prunelles d’épine noire, abondantes dans certaines haies et lisières, sont déjà mûres (photos 2 et 3). Par contre, sous les noisetiers, des noisettes vertes, larguées par un mécanisme de survie, face au sec. Réactions diverses face à l’adversité de la météo.

Sur la crête forestière, les oiseaux sont silencieux, encore sous l’effet de la mue. Je note une brève trille de pouillot de Bonelli et trois roucoulements de pigeons ramiers. C’est peu… L’occasion de savourer ces moments de nature dans le calme absolu 

Un lièvre me précède sur les hauteurs; un fidèle ici. Il n’a rien à craindre des quelques milans royaux et milans noirs qui tournoient au-dessus des champs, en piaulant. Leur mode alimentaire est bien différent. 

Vent du sud-ouest. Atmosphère brumeuse, l’air est troublé par des particules en suspension ; cette fois pas des poussières du Sahara mais des suies provenant des vastes incendies de forêt dans la région de Bordeaux, selon MétéoSuisse..


21 juillet 2026Delémont; Grioux - vieille ville

Ces deux, trois derniers jours, le ciel estival delémontain a commencé sa mue: la diminution des martinets noirs est manifeste. Les cris autour des colonies et des vols en escadrille s'estompent; le silence et le calme s'installent petit à petit dans les airs. Les immatures, donc les jeunes d'un ou deux ans, paretent graduellement vers le sud lointain, après à peine deux mois ici. Ils quitttent avant les adultes reproducteurs, qui niourrissent encore dans les nids. La migration « postnuptiale » est en cours.

Par ailleurs, depuis quelque temps, au moins un martinet à ventre blanc évolue en ville, mais probablement deux. C’est son cri qui fait lever les yeux. A la vue, il est plus grand que le martinet noir, environ d’un tiers, son vol est différent, et le ventre est visiblement … blanc (voir l’esquisse et photos 1 et 2 de Salvatore S.). Le cri, en vol, est une trille aigue « vibrée ». Je l’observe régulièrement à Delémont depuis quelques années, mais sans preuve de nidification. 

Au chapitre de la botanique urbaine de proximité, la laitue des murs fleurit sur mon pas de porte (photo 2), et s’étend sur le pavé (photo 3).


19 juillet 2026Delémont - Claude Chappuis -Haute Borne

Le grand calme de la mue des oiseaux sévit dans ce grand massif, essentiellement boisé, que je parcours durant près de cinq heures. Même pas un "silp-salp" de pouillot véloce. Si le silence est d'or, alors la forêt héberge des fortunes en cette période...

Sur la crête rurale, entre le Sommet et la Haute Borne, un impressionnant bal continu en rase motte d’une nuée de martinets noirs. Certains passent à moins de deux mètres de moi, le frottement de l’air s’entend, malgré le parfait aérodynamisme de ces magiciens du ciel.

Passage de deux milans noirs, certainement déjà en migration. Plus au Nord, quelques cigognes blanches tournoient sur des champs ; une troupe en escale.

Surprise à mes pieds, un grand crapaud commun ; que fait-il ici, à près de mille mètres d’altitude et, surtout, loin de tout point d’eau ? Lui aussi en migration…

En descendant, une forte odeur de menthol ; la menthe à longues feuilles (photo 1 et 2) est abondante ici, en bordure du chemin. Malgré son parfum, inappropriée en tisane, en raison de sa forte teneur en tannins.

Dans le pâturage proche, une bande de chardonnerets égrènent les cirses et les chardons. Des papillons oranges, au nom surprenant de tabac d’Espagne, butinent plutôt sur des scabieuses (photo 3).


16 juillet 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

Au moment de quitter la vieille ville, j’aperçois un milan noir traverser haut dans le ciel ; sa trajectoire parait décidée, son orientation est d’Est en Ouest ; pas de doute, c’est un premier migrateur. Tous les indices correspondent.

A peine dans la forêt, je perçois un nouveau parfum. Et le sol est mouillé ; événement rare depuis ce printemps. La pluie orageuse tant attendue d’hier soir a changé l’odeur de la forêt. Le parfum de pétrichor remplace ce matin l’émanation de poussière. Après une période de sécheresse, la première pluie libère des sécrétions huileuses, notamment d’hormones, déposées par la végétation sur le sol et les roches. Dans le langage populaire : « ça sent la pluie ! ».

Sur le sol forestier, ce sont aussi ajoutés des feuilles vertes ou jaunissantes (photo 1), surtout de hêtre, et des branches cassées comme effet secondaire de la sécheresse caniculaire. Et, observation nouvelle, des aiguilles de sapin blanc, elles aussi vertes, jonchent le sol…

Sur sept points d’écoute d’une minute chacun, quatre se distinguaient par le silence des oiseaux, et trois à peine par quelques « puit » de pinson et d’autres « tschip » de merles, ceux-ci souvent affairé à remuer des feuilles au sol. La mue est encore à l'oeuvre. Deux chamois, dont l’un en robe très claire, alertent en chuintant par les naseaux ; surprise et contraste dans le calme.

En contrebas de la falaise du Grand Roc, incessants va-et-vient d’hirondelles de rochers. 

Au pied du versant forestier, une maigre source, mais suintant un peu d’eau, malgré la sécheresse, quelques tiges fleuries d épilobe hérissé (photo 2) En bordure de chemin, je reste impressionné par le bleu céruléen de la chicorée sauvage (photo 3 et 4). Ce pigment (cœruleum) ne saurait manquer dans ma boite d’aquarelle… 


15 juillet 2026Delémont; Grioux - vieille ville

Un orage se prépare. Une étrange lumière sombre s’installe, alors que les martinets noirs dansent, haut, dans le ciel du soir. Un faucon hobereau passe au-dessus des arbres ; vol rapide mais indécis, à la manière des insectivores, entre hirondelle martinet et chauve-souris.

Un milan noir survole lentement les jardins à hauteur des toits, sans un mouvement d’aile, seule sa queue pivote légèrement pour orienter sa trajectoire. Certainement à la recherche d’une dernière proie. Il vire, c’est alors que j’aperçois que son aile gauche est défaillante ; le mue devra encore combler cet ajour avant le départ vers l’Afrique équatoriale, qui approche pour ce migrateur précoce. Son plumage devra être impeccable pour être efficace.

A peine disparu entre les maisons, surgit de nulle part une cigogne blanche ; peut-être l’une de celles qui ont déjà passé une nuit en ville, il y a peu (12-13 juillet). Après quelques manœuvres d’approche, elle se pose sur une cheminée, en face.

L’orage éclate soudainement : rafales de vent et grosse pluie, mais de courte durée. Mais se déroule alors un impressionnant spectacle « son et lumière » durant près de trois heures ; billet offert.

14 juillet 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

Au-dessus d’un massif d’épilobes à feuilles étroites (photo 1) une bande de sangliers fouillent le sol au pied d’une rocher. J’espère qu’ils se déplacent à bonne vue pour une esquisse, mais ce ne sera pas le cas. Ils disparaissent dans le sous-bois, dense de ronces, et se « tassent ».

Des milans royaux chassent au-dessus des champs moissonnés. Pas de milans noirs. Leur migration approche. Donc dès maintenant, toute observation de ceux-.ci mérite d’être relevée.

Les tonalités ocre domine le paysage de plaine (photo 2 ; la signature des champs brulés par la canicule et assoiffés par la sécheresse. L’herbe ne pousse plus, les cutures « végètent ». Pour le pique-nique, grillades interdites (photo 3) …


13 juillet 2026Delémont; Grioux - vieille ville

Ornithologie de proximité : hier soir, vers 22h, deux cigognes blanches se posent sur le toit de l’Hôtel de ville, en face de chez moi. Une troisième passe, sans se poser ici, mais à proximité. Ce matin, à 5h, les deux « sentinelles » sont encore là, sans déplacement (photo 1 à 4). Envol vers 6h et c’est finalement une vingtaine de cigognes qui tournoient au-dessus, avant de se diriger vers le sud-ouest.

Premier café, puis, le nez en l’air, je parcours du regard les faîtes de la vieille ville pour repérer les lieux d’escale. Les cigognes ont laissé des indices… (photo 5).

La migration postnuptiale est lancée. Les cigognes blanches sont parmi les premières à mettre le cap vers le sud lointain.


12 juillet 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

La canicule et la sécheresse perdurent. En plus du sol jonché de feuilles vertes asséchées, surtout de hêtre, mais aussi de charme, chêne, érable champêtre, sycomore, des branches cassent maintenant aussi (photo 1, hêtre), sous l’effet de la sécheresse (voir mon billet du 11 juillet, à la rubrique « Actualité »). Des arbres jaunissent, à l’instar d’un imposant tilleul à larges feuilles, pourtant sur l’Envers (photo 2).

Même des fleurs sèchent sur tige : j’ai été frappé par des exemplaires de campanule gantelée, avec les fleurs bleues, mais sèches (photo 3). Impressionnant !

Un pied d’épipactis à larges feuilles s’est bien développé en deux jours (photo 4 et 5) ; il avait reçu un peu d’eau providentielle de la main d’une bonne âme… Sur un même terrain caillouteux, une molène thapsus, ou bouillon blanc, me regarde de haut (photo 6).

Quelques très rares notes d’oiseaux dans le silence matinal de la forêt : pouillot de Bonelli, pouillot véloce, pinson, fauvette à tête noire. La mue cloue les becs… Contraste agréable avec les doux flutés mélancoliques de deux bouvreuils.

Cris incessants d’un jeune faucon le long de la crête ; lui n’est pas soumis aux contraintes hormonales de la mue, son plumage est neuf.


10 juillet 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

Des blés sont moissonnés. Plusieurs milans royaux tournoient au-dessus du champ, les yeux rivés sur d’éventuelles proies mises à jour. Quelques piaulements. Deux d’entre eux ont leur plumage encore défait, surtout la queue ; la mue en cours arrangera ça. Mais je relève l’absence de milan noir ; pour lui, la migration est déjà à l’ordre du jour.

Dans les pâturages, les génisses se mettent à l’ombre des arbres (photo 1), lorsqu’il y en a… Le bétail souffre du chaud.

En forêt c’est le calme presqu’absolu, les oiseaux réduits au silence. Pour rappel, durant cette période d’après nidification, le plumage des adultes, malmené sur les nids, doit être renouvelé ; c’est la période de la mue durant l’été. Pendant ce temps, les oiseaux sont presque muets, pour des raison hormonales et énergétiques.

La sécheresse et la chaleur sévissent aussi sur la crête. Trois pieds d’épipactis pourpre noirâtre en souffrent, leur développement est en panne (photo 2) ; triste mine. Heureusement, un peu plus loin, un exemplaire d'épipactis à larges feuilles est moins exposé au soleil et mieux portant (photo 3). Une belle orchidée d’été. A l’ombre, le sentier forestier est bordé depuis quelques semaines de la délicate campanule à feuilles rondes (photo 4).

Bal d’hirondelles de rochers devant la grande falaise ; quelques faibles cris. Elles nourrissent encore les jeunes dans les nids, aménagés dans les cavités et fissures naturelles. Un grand plaisir de voir ce lien ancestral entre oiseau et son habitat ancestral. Pourtant, les prédateurs ne sont pas absents ici.


10 juillet 2026Delémont; Grioux - vieille ville

Soudaine agitation matinale inhabituelle chez les oiseaux: en fauteur de trouble, un autour passe en vol, à hauteur des toits. Quelque moineau ou mieux pigeon ferait certainement son affaire pour un petit déjeuner…

9 juillet 2026Delémont

Une centaine de choucas des tours défilent en rang dispersé à l’ouest de la ville, peu après le coucher du soleil. Un spectacle étonnant à cette saison, qui fait plutôt partie de l’animation des crépuscules d’automne et d’hiver.

6 juillet 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

Grand calme dans la forêt : à peine quelques notes sautillantes de pouillot véloce et des bribes de trille du pouillot de Bonelli, pourtant abondants ici, sur le versant et la crête. Aucun son de grive musicienne, de draine, de gobemouche noir, de grimpereau des jardins. Manifestement, la mue, qui chamboule les hormones, est en cours ; c’est de saison. La mue reforme le plumage, mais réduit les oiseaux au silence.

Par contre, la « mue » des arbres, elle, n’est pas de saison. Des feuilles tombent régulièrement des frondaisons, surtout de hêtres, de chênes et d’érable. Ce qui est frappant, c’est qu’elles sont vertes, et partiellement déshydratées. Par endroit, dans la forêt, je marche sur un parterre de feuilles vertes (photo) ; sensation bizarre. Effet cumulé de la sécheresse et de la chaleur; dans ces conditions, pour limiter l'évaporation, les arbres se délestent de fuilles encore vertes, et parfois même de branches, ce que j'ai aussi observé. Donc prudence en forêt, et plus généralement sous les arbres...

Par ailleurs, la couleur verte des feuilles "larguées"signifie que les composants chimiques de la chlorophylle n’ont pas été fractionnés pour être récupérés par la sève, selon le processus qui se déroule habituellement en automne. Ces arbres vont souffrir.

Dans un paturage, un lièvre déambule deci, delà, se pose puis repart, ses grandes oreilles dressées, apparemment sans me remarquer (esquisse). J'en vois régulièrement dans mes sorties, à toute heure, souvent aux mêmes endroits; des fidèles.


5 juillet 2026Delémont - Hohe Winde - Scheulte

Longue escapade à l’extrémité est de la vallée : la Hohe Winde offre une vue saisissante, tout alentour (voir mon livre « Calligraphie de montagne » : vers le Sud (photo 1), le Nord (photo 2), l’Ouest (photo 3; vallée de Delémont à l’arrière-plan des gentianes jaunes…), vers l’Est, jusqu’au Säntis (photo 4). 

Pour le bétail, l’herbe se fait maigre de sécheresse. Les gentianes jaunes ont été broutées. Le lis martagon sont déjà en fruit.

Ici, le plaisir d’entendre et de voir (pas toujours facile) deux espèces d’oiseaux, que je n’observe pas souvent sur d’autres hauteurs de la vallée : le pipit des arbres et l’alouette lulu.

Mais le spectacle qui l’emporte aujourd’hui chez les oiseaux, c’est un bal d’une trentaine de milans ; une vingtaine de royaux et une dizaine de noirs. Ces derniers se préparent à migrer. Et en arrière-fond, le ciel offre d’étonnantes formations nuageuses, avec des superpositions de fronts d'altitude (photo 5).


5 juillet 2026Delémont; Grioux - vieille ville

Ce matin, à l’heure du premier café sur la terrasse-trottoir improvisée devant chez moi, à l’ombre de la chaleur, une étonnante créature gesticule sur le dos, au sol (photo 1) : un lucane cerf-volant, mâle. Remis sur ses pattes, il reste sur le pavé (photo 2 et 3). Imposant insecte, d’une longueur de 6 cm ! Il aura peut-être échoué ici, épuisé, par le vol. Je l’emmène au pied d’un chêne, un milieu plus adéquat…

De l’autre côté de ma maison, une grenouille verte croasse dans l’étang du jardin. Ambiance garantie. Et elle non plus, je ne sais pas comment elle est arrivée là-


3 juillet 2026Delémont - Claude Chappuis -Haute Borne

Au-dessus des prairies et pâturages du Sommet, des milans royaux et des milans noirs tournoient en cherchant leur pitance. Certains plumages de « royaux » sont encore défaits, la mue inachevée. Chez les noirs, cela semble plus abouti ; bientôt prêt pour la grande migration. Déjà… Une femelle de faucon crécerelle est à l’affut ; autre méthode de chasse (photo 1).

En lisière de forêt, après le sureau noir, le sureau yèble est en fleur (photo 2 et 3). ; à ne pas confondre. Le second contient des substances toxiques.

Dans la forêt du vallon de Gentlpran, quelques hêtres versés (photo 4), pourtant l’orage de cette semaine n’était pas très violent, par contre la sécheresse sévit. D’autres affichent une abondance de faines (photo 5) ; c’est prometteur pour nourrir les pinsons cet hivers, aussi les pinsons du Nord.


30 juin 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

En parcourant le Colliard du bas vers le haut, les chants de deux oiseaux typiques de ces milieux différents marquent le fond sonore : les notes monotones du bruant jaune dans le paysage ouvert du bas, les trilles rapides du pouillot de Bonelli dans le couvert forestier du haut.

En observant un vol de choucas au loin, j’observe des portions de forêt déjà jaunissantes de part et d’autre de la ruine du Vorbourg et en direction de Béridier (photo prise du Colliard) ; répercussion de l’effet combiné de la canicule et de la sécheresse ; la chlorophylle se retire déjà… Si cela se prolonge. il pourrait y avoir des dégâts, notamment chez les hêtres.

Cris éloigné d’un jeune faucon pèlerin. Ce matin, devant chez moi, une famille de faucon crécerelle, les parents et deux jeunes, donnaient bruyamment de la voix en poursuivant un milan noir, toutes serres dehors. Il y avait conflit…


28 juin 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

La vague de chaleur poursuit sa domination ; depuis deux semaines, entre 34 et 36°C. Hier, le record de 38.2°C, à Delémont, selon MétéoSuisse. J’avance en conséquence mon heure d’exploration. Et, outre la fraicheur toute relative, j’observe dès mon arrivée la rareté ornithologique de l’année, au Colliard : l’hypolaïs polyglotte (photo 1, de Salvatore S.). Son chant retentit depuis ce printemps, effectivement varié à souhait. Un régal. Et avec sa couleur jaune vif, il se repère facilement lorsqu’il est perché pour chanter, ou même dans le feuillage. 

Plus haut, dans la forêt, le pouillot véloce et le pouillot de Bonelli font triste figure avec leurs monotones répétitions mono- ou bisyllabiques. D’autres cris typiques, à faible hauteur dans les branches, orientent mon regard : une famille de grobec et deux autres de bouvreuil. Leçon de recherche de nourriture. Biemtôt les jeunes devront être autonomes.

En bordure de chemin, la reine des prés (photo 2) succède à la reine des bois (photo 3); odeur vanillée évidente. Dans les ronces, fruit déjà rougissant de gouet tacheté (photo 4), en phase de transition.


26 juin 2026Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg

Beau et très chaud. Très calme dans la forêt, mise sous une chape de plomb. Les oiseaux, en ce moment, entre mue et fièvre… Pour un peu documenter ce mutisme, je fais deux points d’écoute sur la crête, le premier à l’ouest du Roc, le second à l’est. Maigres relevés des chants entendus, durant une minute, montre en main (c’est l’utilité de ma montre-chronomètre…) :

  • 3 pouillots de Bonelli, 1 pinson des arbres, 1 fauvette à tête noire, et une ambulance au loin,
  • 2 pouillots véloces, 1 troglodyte, 1 grand corbeau, 1 bouvreuil.

Ces deux relevés indiquent aussi que les milieux sont différents.

En prenant une photo, à genou, d’un sceau de Salomon multiflore avec son chapelet de baies (photo 1), je sens une tenace odeur fétide ; pas de doute sur l’origine : le satyre puant, dont je trouve un pieds à quelques mètres ( photo 2). Ce champignon diffuse deux substances soufrées ; indéniables signatures. Les composants soufrés sont souvent nauséabonds. Il y a deux mois, c’était l’orchis à odeur de bouc (photo 3) ; les parfums de la nature ne sont pas tous aguicheurs.


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