Carnet d'observations
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DateLieuObservation et photos
7 septembre 2025Vallée de Delémont

Soirée de spectacle céleste. Vers 20h15, la Lune se lève au-dessus de la crête nord-est, au fond de la vallée (photo 1): elle est assombrie, rouge-orange; la Terre fait de l'ombre. Eclipse de Lune. Le spectacle dure jusque vers 22h (montage photographique 2), lorsque la dernière parcelle d'ombre, au nord-ouest de la Lune, disparaît, dévoilant ainsi une pleine Lune "habituelle". Merci à Régis Froidevaux pour la mise à disposition des photos.

Durant les moments d'observation avec les jumelles, je vois passer quelques oiseaux en migration, sur fond de Lune. Ne pas oublier ce "truc", datant d'avant l'utilisation du radar, pour l'observation nocturne de la migration.


7 septembre 2025Delémont - Claude Chappuis -Haute Borne

La forêt reprend un peu vie au niveau de l'avifaune. des pouillots véloces retrouvent leur chant. Aussi l'une ou l'autre mésange noire. Les geais également donnent de la voix.

A la ferme de la Haute Borne, les hirondelles de fenêtre ont quitté leurs nids. Je n'en vois pas non plus qui chassent autour de la ferme. Par contre, je vois souvent des bandes chassant plus bas, près de la ville.

A plusieurs endroits, de grands massifs d'impatiente glanduleuse (photo 1). Et je suis surpris de voir encore une reine des prés en fleur (photo 2); version tardive, mais non moins belle. Et autre étonnement, moins réjouissant, en découvrant un grand sapin blanc versé (photo 3); ses racines n'ont pas résisté aux deux jours de temps chahuté, d'il y a dix jours. J'observe assez régulièrement une telle situation, qui voudrait pourtant que la racine pivot du sapin blanc l’empêche de versé ainsi. Autre réalité...


5 septembre 2025Courroux; Colliard - Grand Roc - Pierreberg

Avec le début de l'automne météorologique, les oiseaux semblent avoir repris un peu de vigueur. Mais c'est encore très discret en forêt; pas de chants mais des cris: fauvette à tête noire, grimpereau des jardins, mésange charbonnière, mésange bleue, bouvreuil, pouillot véloce. Dans les frondaisons et au-dessus, j'entends de jeunes buses variables et aussi de jeunes milans royaux.

A la ferme de la Pierreberg, plus de jeunes hirondelles de fenêtre dans les nids; une superbe colonie de nids naturels (!). Par contre, une bande chasse autour de la ferme et près du troupeau de bétail, dans le pâturage proche.

Plusieurs arbres tombés hier dans la forêt, surtout des frênes, certainement durant les rafales qui accompagnaient l'orage soudain, bref mais assez violent. Les champignons, notamment de grandes lépiotes élevées (diamètre de 25 cm !), sont, eux, restés debout (photo 1).

Après la forte pluie d'hier, les nombreuses sources sur le versant escarpé et forestier de l'Envers exultent: l'eau ruisselle de partout. La prêle géante est dans son élément ici (photos 2 et 3), aussi la fougère mâle, le carex à épis pendant, la véronique beccabunga.

Dans les pâturages, beaucoup de grands frênes morts debout, certainement atteints de chalarose. L'un retient le regard, car il est trompeusement vert ... de lierre (photo 4).


31 août 2025Delémont - Haute Borne

Quelques indices d'essoufflement de la mue estivale des oiseaux: le plaisir d'entendre deux ou tris chants de pouillot véloce et de mésange noir, et un essai de sittelle. C'est déjà ça...

Ailleurs, le grand bonheur de voir une chouette effraie, somnolant sur une poutre (photo 1). Il y a longtemps que je n'avais plus vu pareille scène. Une confirmation des chuintements que j'ai entendus à proximité ce printemps. Et il y a des jeunes...

Au chapitre des fleurs, je retiens une floraison tardive de reine des prés, même si le parfum vanillé est très atténué. Et pour la couleur, deux hampes de sceau de Salomon verticillé chargées de baies retiennent mon attention (photo 2).


30 août 2025Courroux; Colliard

Sortie d'après-midi, en petit groupe d'ornithologues. A défaut de chants, nous tendons les oreilles sur les cris et levons les jumelles sur quelques volatiles, malheureusement peu nombreux.

Nous avons déjà "vu mieux" ici. Mais après à peine deux heures, nous avons identifié 31 espèces...: héron cendré (à chercher sur la photo 1), buse variable, milan royal, faucon crécerelle (photo 2), martin-pêcheur, pic épeiche, pic noir, hirondelle de fenêtre, hirondelle de cheminée, bergeronnette grise, rougequeue noir, rougegorge, grive draine, merle noir, rousserolle effarvatte, fauvette à tête noire, pouillot véloce, troglodyte, grimpereau des jardins, mésange charbonnière, mésange bleue, mésange à longue queue (un grande bande), bruant jaune, moineau domestique, pinson des arbres, chardonneret, verdier, pie, corneille noire, pigeon ramier. canard colvert.

Déferlante de VTT-istes à travers la frênaie. Tentative d'explication que l'accès du site est réservé aux piétons. Réponse: "On n'en a rien à foutre!". Le panneau près de la passerelle est explicite à ce sujet (photo 3 et 4), mais l'absence de signalisation aux deux accès de la frênaie est totalement inadéquat; un exemple de mauvaise communication de la part de l'Etat, qui en est responsable, et plusieurs fois informé...


29 août 2025Courroux; Colliard - Grand Roc - Pierreberg

Encore des nourrissages de jeunes, mais hors des nids: gobemouche noir, gobemouche gris, fauvette des jardins. Calme dans la forêt, avec quelques cris d'alarme (fauvette à tête noire, troglodyte) et, enfin, certaines amorces de chants: pouillot véloce, chardonneret, grimpereau des jardins, grimpereau des bois, mésange bleue. Ce n'est pas encore le concert, mais au moins un signe de reprise "post-mue".

Sur une petite pente sèche, très exposée au sud, une belle colonie d'aster amelle (photo 1). Dans le pierrier ensoleillé de la "Grande Roche", la molène thapsus attire le regard par sa haute taille (photos 2 et 3). Dans les prairie de l'Envers, de grandes taches de colchique d'automne sont apparues en peu de jours.

Venant de la crête, deux chamois descendent nerveusement et alarment en "sifflant". Cela me surprend. Mais la réponse ne se fait pas attendre: une douzaine de VTT-istes déboulent à travers la forêt du Colliard. Une bande venant du Laufonnais; leurs invectives à mon encontre dévoilent leur origine. Discussion exclue, et pas pour une question de langue...


27 août 2025Delémont

La très ancienne colonie d'hirondelle de fenêtre des Rondez se porte bien, avec des nids naturels réfectionnés d'année en année. Un grand groupe, environ une cinquantaine, tournoie en chassant au-dessus. Des jeunes sont encore nourris dans les nids.


26 août 2025Delémont; Grioux - vieille ville

Un faucon pèlerin, venant de la tout de l'église, vole à grande vitesse vers l'Est, comme poursuivi par la diable... Lui, apparemment, ne poursuit rien.

24 août 2025Delémont - Haute Borne

Un parcours qui passe par plusieurs fermes pour admirer le bal des hirondelles, de fenêtre et de cheminée, qui me paraissent assez abondantes cette année. A la Haute Borne, celles de fenêtre nourrissent encore dans les nids naturels, sous le grand avant-toit. Mais le spectacle le plus remarquable se déroule à la ferme du Vorbourg, où de nombreuses hirondelles de cheminée volent dans un impressionnant va-et-vient pour nourrir leurs jeunes dans l'étable, dans des nids naturels ou quémandant leur pitance posés sur une poutre (photo 1).

Contraste dans la forêt, bien calme. Peu de voix, c'est le bourdonnement des insectes dans les frondaisons qui domine.


23 août 2025Delémont - Bambois - Domont

Passage par un pâturage sec pour un coup d’œil sur la végétation de l'été finissant, dont: le sceau de Salomon multiflore en baies, à la lisière (photo 1), la carline acaule, typique de ce milieu (photo 2) et futur régal pour des chardonnerets, et surtout l'aster amelle (photos 3 et 4), qui me rappelle sa parente des Alpes.

Une ombre passe sur le pâturage. Un milan royal survole le site; son plumage est en mauvais état, surtout la queue. La mue est encore en cours et bien nécessaire.


21 août 2025Delémont

Un pouillot fitis retrouvé mort à pied de l'Hôtel de ville (photo), sans marque de blessure apparente. Il aura certainement frappé contre une vitre, alors que sa migration vers le sud est déjà en cours. La photographie d'un fitis bien vivant, prise par Salvatore Scarnera, est évidemment plus sympathique... Comme indice de détermination, il a un bandeau foncé qui prolonge l’œil, les pattes claires et un sourcil et le dessous jaune bien marqué. Les pouillots ne sont pas facile à distinguer lorsqu'ils ne chantent pas...

Les effectifs de fitis ont subi un fort déclin ces trente dernières années. Toutefois, j'ai observé cette année une certaine reprise, en le voyant et l'entendant à nouveau plus souvent, dans les jardins en ville, p. ex. chez moi, ou dans les forêts claires des environs.


20 août 2025Delémont; Grioux - vieille ville

Il est 19h30 et l'envie d'une sortie crépusculaire. Mais le temps est à la pluie. Je regarde la situation de ma terrasse: pas de changement en vue. C'est alors que je vois une bande de martinets noirs, au moins une cinquantaine, chasser sous la pluie en tournoyant à une centaine de mètres de hauteur. Ce spectacle exceptionnel, à cette période, dure environ une demi-heure. Entre-temps, un groupe d'hirondelles de fenêtre s'ajoute et chasse durant quelques minutes parmi les martinets; des insectes abondent certainement dans les parages...

Un moment de bonheur. Mais pas de sortie ce soir...

20 août 2025Delémont

Botanique urbaine de proximité devant mon pas de porte; je me limite au cinq mètres de bordure du trottoir, en ne retenant que ce qui est en fleur: crépide capillaire (photo 1), vergerette du Canada (2), galinsoga cilié (3), cymbalaire (4), chicorée sauvage (5), lavande (6)...

Durant ce temps, une bande d'hirondelles de fenêtre chasse en tournoyant bien au-dessus de la vieille ville. Ce sont leurs cris qui m'ont fait lever les yeux. Par contre, pas nécessaire de chercher les auteurs des lambeaux de mousse qui tombent du toit (7): des pies continuent leur recherche de nourriture sur les tuiles...


18 août 2025Delémont - Haute Borne

Silence absolu, presque angoissant, dans la forêt; la mue des oiseaux est encore à l’œuvre. Malgré une écoute très attentive et un rayon de détection assez large depuis la crête de Golatte-Bépierre, ce que j'entends comme cris en une heure est minimaliste: deux rougegorges, un roitelet triple-bandeau, une mésange charbonnière. Pas un seul chant, même pas de pouillot véloce.

Mais à la Haute Borne, des grands corbeaux font étalage de tout leur répertoire; contraste appréciable.

Dans une prairie sèches récemment fauchés, j'observe les premières colchiques d'automne (photos) de cette année; c'est plutôt tard par rapport à mes relevés de ces dernières années.


17 août 2025Delémont - Haute Borne

Heureuse et impressionnante escapade nocturne, malgré une sortie en journée; l'intuition est parfois bonne conseillère. Alors que j'observe d'assez près un chevreuil, en fait une femelle, qui me paraît nerveuse, mais peut-être pas par ma présence. Puis à l'arrière, un ou deux autres. Mais en levant les jumelles, j'identifie une harde de sangliers: ils sont une quinzaine, compacts, dont au moins six jeunes, qui me paraissent plus foncés que les adultes. Ça grogne. Dénombrement difficile en raison de l'obscurité; l'esquisse est aussi approximative pour la même raison.

Une chouette hulotte donne de la voix; un magnifique chant de mâle, d'une clarté exceptionnelle, avec un remarquable trémolo final.

Une sortie mémorable.


17 août 2025Delémont - Claude Chappuis -Haute Borne

En ce moment, il y a encore plus à voir en fleurs qu'à entendre en oiseaux... Trois espèces d'impatientes sont presque côte à côte: impatiente glanduleuse (photo 1), impatiente à petites fleurs (photo 2) et impatiente n'y touchez-pas (photo 3). Et à leur pied, des massifs dense de menthe à longues feuilles (photo 4). Trop amère, celle-ci ne se prête toutefois pas à la préparation de tisane.


16 août 2025Delémont; Grioux - vieille ville

Passage de retardataires en migration: un martinet noir (8h) et plus tard ce sera un milan noir.

Une deuxième nichée de pie bavarde est en formation de recherche de nourriture sur le toit voisin; cela se remarque sur le trottoir...


15 août 2025Courroux; Colliard - Grand Roc - Pierreberg

Encore très calme en forêt, sous l'effet de la canicule et de la mue des oiseaux. Mais celle-ci devrait bientôt se terminer; d'ailleurs quelques manifestations sonores sont perceptibles: cris de rougegorge, de fauvette à tête noire, de mésanges charbonnières et noires et un chant de pouillot véloce.

A Vadry, un regroupement aérien d'hirondelles, surtout de fenêtre; le grand départ sera dans quelques semaines. Par ailleurs, un début du jaunissement des frondaisons est manifeste ça et là, surtout chez des hêtre, érables et tilleuls. La nature automnale en préparation.

Au Droit du Grand Roc, là où une coupe drastique a été opérée il y a quelques années, la souffrance des arbres restants est manifeste, surtout chez les hêtres. Auparavant à l'ombre de congénères, ils sont maintenant exposés aux "coups de soleil" mortels (photo 1). Le même phénomène s'observe d'ailleurs à l'est du Droit de la Chaive, au-dessus de Delémont.

Au niveau du sol forestier, les fleurs se font plus rares et plus discrètes; net appauvrissement en deux, trois semaines. Les bleus actuels se remarquent moins que les jaunes printaniers. Sur la crête, la campanule à feuilles rondes ma paraît être la plus abondante (photo 2). Et c'est avec hasard et bonheur que je découvre, l'esprit flânant, une mutation blanche de cette délicate plante (photo 3). Dans la palette plutôt terne du sol forestier, un "épi" de gouet tacheté saute aux yeux (photo 4).


13 août 2025Delémont - Haute Borne

Départ au soleil couchant pour une sortie en soirée, après une journée caniculaire, proche de 35°C. Surtout en forêt, la nature semble "tassée" par la chaleur. Mais quelques oiseaux donnent de la voix, indiquant également l'aboutissement de leur mue: des familles de pie bavarde en lisière, plusieurs mésanges charbonnières et rougesgorges, des merles, corneilles, grives litornes, pigeons ramiers, une buse.

Quelques bandes d'étourneaux sont en vadrouille vespérale dans les champs. Un groupe d'une vingtaine se pose à proximité de trois cigognes blanches; pour ces dernières, la migration est en cours.

Pas entendu de cris de jeunes rapaces nocturnes, alors que j'ai encore entendu deux jeunes hibou moyen-duc il y a une semaine, à près de 2000 m d'altitude. L'émancipation varie en fonction des conditions.

D'une bordure de clairière, adossé à un tronc, je suis l'évolution d'une chevrette et de son jeune. Leur attitude me paraît un peu nerveuse, pourront je n'ai pas l'impression d'en être la cause. Quand soudain un puissant aboiement, répété, retentit tout près de moi: l'affaire s'explique. Ce mâle a des vue sur la femelle; saison du rut chez les chevreuils.

L'aboiement par surprise d'une chevreuil, dans la nuit naissante, est toujours un moment de stupeur, même avec de l'expérience...

Au retour, la lune se lève au-dessus de la Pierreberg. Les Perséides laissent des traces dans le ciel; encore le moment d’observer ces étoiles filantes, avant que la lumière de la lune atténue le spectacle.

12 août 2025Sils Maria - Haute Engadine

Retour d'une semaine en Haute Engadine (photo 1): une semaine de ciel bleu, de chaud, de dépaysement. A l'opposé géographique du Jura, il faut de la couleur pour esquisser les montagnes rhétiques: Piz Lagrev (n° 2) et Piz Julier (n° 3), voir aussi mon livre "Calligraphie de montagne".

Le paysage est en mouvement; pas seulement à l'échelle géologique... La montagne s'effrite, de nouveaux effondrements apparaissent année après année (n° 4; Piz Lagrev). Ailleurs, les entrepreneurs du tourisme hivernal font des réserves de neige pour "compenser" la disparition de glaciers (n° 5; Corvatsch).

Plaisir chaque année renouvelé de revoir des fleurs immanquables à cette période, lors d'un séjour d’observation: gentiane à feuille d'asclépiade (n° 6), casque de Jupiter ou aconit napel (n° 7) et le mythique edelweiss (n° 8).

Autre avifaune, aussi: l'hirondelle de rochers dans le village, le cassenoix dans les forêts d'arole et de mélèze, le traquet motteux et le pipit spioncelle sur les alpages et les landes d'altitude.

Avec le réchauffement climatique, les cris des marmottes prennent de l'altitude. Mais les jeunes apprennent à surveiller les airs (n° 9); c'est leur assurance vie... L'aigle menace. Un cri, il est là!

A propos de royal, l'aigle royal est plus courant ici que le milan royal; absent ici.


2 août 2025Delémont; Grioux - vieille ville

Fin de la chronique des martinets noirs pour la saison 2025, à Delémont. Le grand départ s’est produit dans la nuit du 21 au 22 juillet. Une vague soudaine et massive de migration ; jamais je n’avais observé un tel exode, instantané et presque total. Au matin du 22, le ciel était désert et silencieux. Le constat était évident : les juvéniles de 2ème et de 3ème année, non reproducteurs, avaient quittés le ciel delémontain. Fin de l’été ornithologique.

Habituellement, ce départ a plutôt lieu autour du 1er août. Il faudra que je fasse une nouvelle évaluation statistique de mes données d’observation. Je dois peut-être réviser mon calendrier de la saison des martinets à Delémont. Elle me paraît se réduire. A vérifier !

Les observations de martinets noirs à partir du 22 juillet sont encore restées éparses. Parfois quelques individus en chasse le matin ou le soir, encore des nourrissages dans les nids « naturels » sous le toit de l’Hôtel de ville, absence totale certains jours, ou un passage d’une bande de martinets, une vingtaine, d’est vers l’ouest, au-dessus de la vieille ville, ce matin.

Il y aura certes encore des passages, durant environ un mois, de martinets en migration venant du Nord ou de l’Est et en vol vers l’Afrique du Sud. Mais pour les martinets saisonniers 2025 de Delémont, c’est « tempi passati ». Retour vers le 1er mai 2026 ; peut-être aussi une date repère qu’il faudra adapter… A suivre !

Maintenant, ce sont les milans noirs qui se mettent en route vers l’Afrique. Des observations de petits groupes sont possibles au-dessus de la vallée.

1er août 2025Courroux; Colliard - Grand Roc - Pierreberg

Les martinets noirs partis, ce sont les milans noirs qui se mettent en vol vers le sud. Trois puis deux passent assez haut au-dessus de Vadry, sans escale... Plus tard, j'en verrai encore un trainer près de la roselière. Son plumage est encore lacunaire, raison pour laquelle il n'est peut-être pas pressé de partir vers l'Afrique.

A l'Envers du Grand Roc, un crapaud commun est aussi en migration vers ses quartiers d'hiver, dans la forêt. Il a l’embarras du choix...

En bordure du chemin, quelques plantes luxuriantes: séneçon ovale (photo 1), aconit tue-loup (photo 2), impatiente glanduleuse (photo 3). Au pied de cette imposante envahissante, originaire de l'Himalaya, la très discrète circée de Paris (photo 4). Quel nom énigmatique...!

Plus bas, en terrain ouvert, un pouillot fitis lâche quelques notes entre les strphes répétées de deux, trois bruants jaunes.


31 juillet 2025Delémont - Haute Borne

Alors qu'au-dessus de la ville, le ciel est désert de martinets, le forêt continue d'être dans le silences du chant des oiseaux, toujours en mue. Sur la crête, un milan noir survole les champs. La migration est imminente pour lui.

Dans la montée, à plusieurs endroits en lisière de forêt, je suis frappé par des amas lumineux: la clématite blanche est en fleur (photo 1). Il s'agit d'une liane qui s'appuie sur les buissons. Ces fleurs surprennent à cette période, alors que les buissons qui la supportent fleurissent au printemps: épine noire, épine blanche, viornes et autres.

A l'approche de la Haute Borne, une tache de roseau commun (photo 2)en bordure de route. Il y a plusieurs années que j'observe ces grandes tiges ici; un lieu insolite pour une plante qui vit plutôt les pieds dans l'eau.


29 juillet 2025Courroux; Colliard - Grand Roc - Pierreberg

Encore une sortie dans le silence "assourdissant" de la mue des oiseaux. Impressionnant. Un seul chant et, ô surprise, un pouillot fitis, alors qu'on pourrait s'attendre au moins à quelques rengaines de pouillot véloce et de pouillot de Bobelli...

Mais soudainement, un violent cris forcené pourfend de silence, suivi de quelques réplique agressives. Manifestement un geai, mais plutôt hostile; une altercation. Entre les branches et les feuilles, à quelques mètres au-dessus de moi, je distingue de l'agitation et des battements d'ailes désordonnés. Le geai en découd... Un plus grand oiseau s'enfuit: une chouette hulotte. Je la suis du regard durant 2 à 3 secondes; elle se faufile entre les arbres, puis disparaît à l'envers d'une falaise (esquisse). Une scène étonnante, qui me ravit...

Chez les plantes, la mue été-automne est en couleur. Au pied d'un grand frêne, un épi de baies de gouet tacheté, isolé, ne passe pas inaperçu (photo 1 et 2).

En raison d'un épisode pluvieux, toutes les céréales n'ont pas encore été battues. Un jeune moineau Parmi les épis de blé, un jeune moineau domestique en fait son terrain d'entrainement Photo 4 à 6).


27 juillet 2025Delémont

Week-end essentiellement pluvieux. Hier, ballet d'hirondelles, de cheminée et de fenêtre, à fleur d'eau au-dessus de la Sorne, dans une portion calme en amont d'une retenue. Assis en bordure immédiate, j'essaie de distinguer entre chasse d'insecte et prise d'eau; pas évident, tout comme la fixation d'une scène d'hirondelle de cheminée avec un crayon (cf. esquisse).

Quelques hirondelles de fenêtre s'en vont nourrir leurs jeunes à un endroit insolite, sous un pont (photo); après la désignation d'hirondelle de fenêtre, de cheminée et de rochers, "de pont" pourrait convenir dans ce cas de figure.

Cet après-midi, comportement étonnant d'un couple de tourterelle turque, resté pendant plus de deux heures sous une pluie battante, sur le bouleau de mon jardin. Ce n'est pas la première fois... Il y a des adeptes de la pluie!


22 juillet 2025Delémont; Grioux - vieille ville

L'été ornithologique s’achève... Le ciel au-dessus de la ville est orphelin ce matin, plus de cris plus de voltiges; une grande vague de martinets noirs a pris la direction du sud durant la nuit. Absence totale durant toute la journée, avec de nombreux pointage jusque tard le soir. Seule observation de présence: quelques martinets tournoient au-dessus de la ville, vers l'ouest.

Un départ aussi massif et soudain est plutôt rare et, surtout, relativement tôt: environ une semaine en avance par rapport aux dernières années. Mais je poursuis attentivement la suite. Exceptionnellement en indiquant les observations ci-dessous, sans ouvrir de nouvelle fenêtre.

Le lendemain, 23 juillet: quelques cris au-dessus de la ville vers 7h. Durant la matinée, vols de quelques petites bandes, < 6-7 individus, plutôt silencieux. Sans comparaison avec l'abondance jusqu'il y a 3 jours. Surtout, je n'observe aucune bandes avec cris stridents et effleurements; mon interprétation: ce sont les juvéniles (donc les martinets non encore reproducteurs) qui semblent être partis, dans la nuit du 21 au 22 juillet.

22 juillet 2025Delémont - Haute Borne

Je poursuis la surveillance de la mue des oiseaux, mais je change de massif forestier par rapport aux suivis précédents. Et c'est encore pire... Près de quatre heures de marche et d'écoute attentive des profondeurs du silence forestier, je perçois quelques nuances à peine une strophe, et encore balbutiante, de pouillot véloce. Le frémissement du vent est le fond sonore le plus présent. Encore une sortie très instructive sur un aspect de l'ornithologie estivale, entre reproduction et migration: la mue.

Mais la vue offre de beaux ballets d'hirondelles de fenêtre et une scène familiale de bouvreuil.

En bordure d'un pâturage de l'envers, encore une orchidée plutôt printanière: l'orchis, ou gymnadénie, moucheron (photo 1). Dans un creux humide, un grand massif de menthe à longues feuilles (photo 2); son , sa senteur prononcée et typique est immanquable. En lisière, dans un rayon de soleil, les étalages de baies de viorne lantane sont aussi immanquables (photo 3).


20 juillet 2025Delémont - Haute Borne

Par rapport à avant-hier, je change de crête forestière pour suivre la mue des passereaux. Et ici aussi, c'est le mutisme qui règne. Les bribes de chants entendues en une heure et quart d’écoute attentive: 2 pinsons des arbres, 3 pouillots de Bonelli, 2 mésanges noires, 1 mésange charbonnière. Et c'est tout... Pas un seul pouillot véloce, pas une seule mésange bleue ! Mon rayon de perception est pourtant assez large dans ce terrain, près de 100 m de part et d'autre. Immersion dans le silence forestier.

A la Haute Borne, deux milans royaux tournoient à faible hauteur, leurs ailes nettement en défaut de plumes. Chez eux, la mue ne s'entend pas, mais elle se voit.

La flore aussi est estivale, notamment avec la chicorée sauvage (photo 1), avec magnifique son bleu de Coelin violacé, et le délicat anthéricum rameux (photo 2). Alors que des baies annonce déjà l'automne, comme le chèvrefeuille des haies (photo 3).

Une journée de grande activité chez les papillons. Le tabac d'Espagne, c'est son nom..., montre en penchant pour l'aromatique origan, ou marjolaine sauvage (photo 4), alors que le paon-du-jour affiche une disposition plus piquante sur des cardères sauvages (photo 5).


18 juillet 2025Courroux; Colliard - Grand Roc - Pierreberg

Sortie matinale astreignante pour observer la mue des oiseaux. Et je serai comblé... De la passerelle au haut du Quenet, en vingt minutes, j'entends à peine quelques notes d'un pouillot véloce; c'est tout. Puis. durant près de quatre heures, le silence des oiseaux est hallucinant. Je peux facilement décompter les quelques chants d'une poignée d'espèces, où au printemps c'est un concert indescriptible. en proportion, j'estime à moins de 1% le taux de chants. Une situation impressionnante, mais évidemment expliquée par la mue ((voir le commentaire à l'observation du 15 juillet).

Étonnamment, cet "exercice" demande une grande attention, un éveil auditif soutenu. Mais pour le vécu, je recommande cette expérience de "bain de silence" forestier. Dans quelques jours des chants réapparaîtront petit à petit, sans toutefois atteindre le niveau du printemps. J'organiserai une excursion la semaine prochaine (voir à l'agenda).

Pour changer d'attention, je focalise un moment sur quelques pliantes; presque relaxant... Les "hampes" chargée de baies du sceau de Salomon multiflore retiennent mon regard (photo 1); mais à ne pas consommer. La délicatesse du touffe de campanule à feuilles rondes (photo 2) aussi mérite de s'y pencher, notamment pour voir ses feuilles rondes cachées à la base. Avec ses autres feuilles linéaires le long de la tige, son nom induit en erreur.

Retour en mode "relax" près de la roselière: un héron cendré s'envole (photo 3) alors que j'observe des bruants jaunes.


16 juillet 2025Delémont - Haute Borne

Départ en soirée, superbe lumière crépusculaire. Mais pour l'ambiance générale de la forêt, il y a un grand absent: le concert des chants d'oiseaux qui égaie habituellement cette heure entre jour et nuit. Pas une strophe de grive musicienne, de merle ou de rougegorge. un rare silence absolu. Presque angoissant... La mue ne "s'entend" pas qu'en journée...

Avec ce mutisme, je perds mes repères horaires lorsque je me mets à l'affût de la faune dite nocturne. C'est après le chant du soir de la grive musicienne et de ses comparses que le blaireau et le renard sortent de sa terrier.

Malgré cela, ou plus précisément pour cette raison, une sortie intéressante. Et une expérience recommandable.

Ma sortie est devenue nocturne lorsque je croise celle d'une famille de blaireau sur mon chemin de retour (esquisse). Je sens une certaine hésitation; selon les bruissements dans la forêt, des jeunes semblent attardés.


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