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| Date | Lieu | Observation et photos |
|---|---|---|
| 1er février 2026 | Delémont - Haute Borne | Beau, température agréable, pas vraiment de saison hivernale. Ambiance printanière diffusée par certains oiseaux: chant abondant de grives draines, roucoulement notoire de pigeons ramiers, appel de bruant jaune, parade de quelques couples de pic noir. Ce sont des habitués du calendrier précoce. En plus de deux semaines, le tussilage s'est multiplié a quelques endroits exposés au soleil (photo 1). Et dans un autre milieu, nettement plus humide, le populage des marais (photo 2), en fleur depuis une semaine (voir l'observation du 26 janvier), affiche un record de précocité; comme chaque année en ce lieu. Mon observation la plus précoce pour cette espèce, que j'aurai vu tous les mois depuis février 2025... Une manière de suivre le changement climatique. Plusieurs blaireaux ont laissé d'abondantes traces de grattage sur la crête. Les jeunes, c'est pour bientôt. Addendum: des mesures de température faites ultérieurement (5 fév.) indiquent un site "tempéré" à l'emplacement du populage des marais, provenant de l'écoulement de sources; différence d'environ +4°C par rapport à l'amont et l'aval. Hypothèse confirmée. |
| 31 janvier 2026 | Delémont - Colliard | Manifestation de pics: épeiche, cendré, vert, noir. Ce dernier est nettement celui qui est le plus présent par ses deux cris distincts, en vol et posé. Caché sous des buissons épineux, une touffe de perce-neige en bouton, avec juste une fleur ouverte (photo 1). Je reviendrai... Et pour les sangliers, pas besoin de "fendre" la neige pour laisser des traces de passage (photo 2). Impressionnant! Observation devenues peu courante: un bruant des roseaux. Depuis quelques années, mes observations de cet oiseau se sont raréfiées ici. |
| 29 janvier 2026 | Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg | Petite couche de neige de cette fin de nuit, idéale pour repérer les mouvements d'animaux de ce matin. Les renards (photos 1 et 2) et les blaireaux (photos 3 et 4) étaient bien actifs. Contrairement à certaines croyances, le blaireau ne passe pas l'hiver en dormant... Je repère moins d'empreintes de chevreuils et de chamois. Les fleurs de noisetiers, chargées de pollen jaune, offrent des contrastes facilement déterminables en lisière de forêt (photo 5) sur fond de neige. Addendum: Dans le QJ du 3 février 2026, une brève intitulée "Allergies" signale, avec une photo de chatons de noisetier à l'appui, que "La saison pollinique est sur le point de commencer en Suisse". Or, il y a déjà 7 semaines, que je relevais les premières floraisons de noisetiers à Delémont (voir mes observations dès le 15 décembre 2025). |
| 26 janvier 2026 | Delémont - Haute Borne | Quelques traces fraiches de chamois et de blaireaux sur la pellicule de neige de la nuit. Nombreux bouvreuils répartis sur toute la crête de la Chaive, repérables à leur cri typique, doux et mélancolique. Et incroyable observation de populage en fleur. J'avais prévu cette sortie pour rechercher cela, malheureusement sans mon petit appareil de photo. |
| 25 janvier 2026 | Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg | Un milan royal tournoie inlassablement à quelques mètres au-dessus du troupeau de moutons, dans le pâturage. Son comportement me paraît un peu suspect; instinct de charognard… Un pic cendré s’envole. En passant à l’Envers, je me méfie des restes de plaques de neige glissante. Elle a conservé quelques empreintes, dont une arrondie, dans laquelle mon poing fermé prend place; indice significatif. Je reviendrai une prochaine nuit… Un chamois me surveille à moyenne distance, tout en marchant dans la forêt en forte pente. Pas de cri d’alarme. Un grand épicéa git depuis peu sur le pâturage ; cassé (photo 1). Ce n’est pourtant pas la règle forestière, qui veut qu'un arbre avec des racines superficielles, c'est le cas de l'épicéa, verse avec ses racines, donc sans casse du tronc. Un autre résineux, encore debout, mais mourant, porte une rangée de champignons, des amadouviers (photo 2), disposée en échelle à écureuil… Le lierre, abondant et touffu ici, est fortement chargé de baies noires cet hiver (photo 3). Un régal à cette période de l’année pour certains oiseaux, surtout pour les merles et les grives. Mais méfiance ; hautement toxiques pour les humains. Au bord du chemin de l’Endroit, changement de contraste avec les graines plumeuses de clématite blanche. Même en hiver, cette liane à fumer porte bien son qualificatif (photo 4). Retour par le pâturage, où le troupeau de moutons semble surveillé par un héron (photo 5). Efficacité douteuse; pas vraiment un garde-moutons … |
| 23 janvier 2026 | Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg | Les oiseaux sont bien discrets durant ma sortie, autour de midi. A peine quelques cris de roitelets huppés, de mésanges noires, charbonnières, bleues et à longue queues. Au sommet de la crête, deux grands corbeaux; des fidèles. Le sol forestier de l’endroit est couvert de feuilles brunes ; feuilles mortes surtout de hêtres, de chênes et d’érables. Dans ce milieu pentu, orienté au sud, des touffes vert clair frappent le regard (photo 1) : l’ellébore fleurit depuis un mois et demi. Ses fleurs vertes paraissent anodines, mais elles méritent un rapprochement pour voir l'élégante collerette rouge (photo 2), mon indice personnel de floraison. Soudain, alors que je marche un peu mécaniquement, attentif plutôt aux cris d’oiseaux : une petite tache jaune au bord du chemin (photo 3). Une fleur de tussilage. Le deuxième site de floraison que je rencontre cet hiver, après le plus précoce découvert il y a une semaine, plus à l’ouest. A l’approche du pâturage du Colliard, un mélange de cris révélateurs : corneilles noires et choucas des tours. Une cinquantaine, fouillant le sol en cherchant quelque nourriture (photo 4). D’autres sons signalent d’autres présences sympathiques (photo 5). |
| 22 janvier 2026 | Delémont - Haute Borne | Observation relativement rare du discret accenteur mouchet. Je le vois picorer sur le sentier devant moi, puis s’envoler dans un buisson. Comportement de troglodyte, avec d’autres ressemblances. Le soleil semble stimuler les oiseaux. Chants de grives draines. Un pic vert lance sont ricanement alors qu’un pic épeiche tambourine sur un tronc de « résonance ». Un autre répond du bout d’une branche (photo). Des pigeons ramiers roucoulent, preuve que certains passent bien l’hiver ici. Chardonnerets, verdiers pinsons des arbres, grosbecs, bruants jaunes, merle, grive litorne, et aussi les différentes mésanges se manifestent de la voix en passant d’arbres en arbres. Douceur printanière ; les oiseaux attirent les oiseaux, comme les clients attirent les clients sur les terrasses de bistrots |
| 20 janvier 2026 | Delémont - Haute Borne | Un pic cendré « chante » à la Longue Vie. Intéressant, car ce pic s’était considérablement raréfié, mais depuis quelques années il semble à nouveau être plus présent dans nos forêts. Un pic noir donne de la voix, mais sa présence n’a pas fléchi, elle, au contraire. Sa répartition s’est plutôt renforcée, aussi à plus basse altitude. Sur les « endroits », ça grillonne. Différents insectes volent au soleil. Comme le pollen des noisetiers, déjà très abondant (photo 1), causant des symptômes d’allergies chez certaines personnes. Selon les consultations médicales, des tiques sont aussi déjà actives à certains endroits. Je suis frappé par l’abondance cet hiver du champignon polypore en forme de siège ou d’abri, selon l’imagination ou l’utilité du moment (photo 2). Dénommé amadouvier, il prend pied et se développe sur les troncs et le bois morts. Sur les restes de neige des envers, les traces sont nombreuses. Malheureusement aussi d’autos et de motos (photos 3/4) ; ce type de « retour à la nature » est malheureusement en plein développement. Land art motorisé. Grrr… |
| 19 janvier 2026 | Delémont | Incroyable nuit d’observation d’aurores boréales. Un spectacle inouï de lumière et de couleur au nord du ciel, sinon sombre mais très étoilé, de 22h30 à 23h30, en face de l’Hexagone d’hiver qui domine au sud, traversé à trois reprises par une étoile filante. Le décor est posé. Conditions idéales, mais il faut être chaudement habillé. Une vaste lueur rouge s’étend dans la portion nord, en s’étendant par moment vers le haut jusqu’à l’étoile Polaire et touchant toute la constellation de la Petite Ourse. A cela s’ajoute périodiquement une trainée vert-jaune sous le rouge et des voiles vert-jaune-bleu qui s'étirent en se propageant vers l’est et vers l’ouest, comme en flottaison. Les mouvements et l’évolution des formes sont lents et fluides. Un somptueux ballet. Une chouette hulotte chante au loin… Une heure à couper le souffle. Jamais je n’ai vu pareil spectacle et jamais je n’aurais imaginé voir une telle féérie céleste sous nos latitudes. Merci à Régis de m’avoir alerté par téléphone, et qui a pris les photos (1-3) avec le même bidule, à une vingtaine de km de mon observatoire, mais en assistant les deux au même scénario, avec simultanéité des événements. |
| 18 janvier 2026 | Scheulte - Hohe Winde - Schönenberg | Épais et tenace brouillard dans la vallée. L’une des motivations pour prendre de la hauteur vers l’orient : ciel bleu et douceur garantis. Et visibilité au-dessus du stratus. Pas nécessaire d’aller dans la cohue des courses du Lauberhorn pour voir le décor mythique des « Bernoises » (photo 1). Autre dépaysement, le Plateau qui prend des allures de mer, jusqu’au Säntis, à l’extrême Est (esquisse). Dans cet air printanier, des grives draines chantent, pourtant à l’altitude de 1200 mètres. Des cynorhodons ramollis indiquent bien que le gel a frappé ici (photo 2) ; des festins de vitamine C. Où les bourrasques de vent peuvent être violentes (photo 3). Alors que mon attention se porte ailleurs, mon regard est aspiré par un petit conglomérat jaune ; une primevère élevée en fleur (photo 4). Incroyable ! Un moment d’étonnement et de bonheur, même si cette précocité trouve sa source dans un problème environnemental, le réchauffement climatique. Mon observation la plus précoce de fleur de primevère élevée remontait jusqu'à présent au 20 janvier 2007, à la Réselle de Soyhières (voir le livre "Delémont ville et nature", 2010, p. 181). Autre observation étonnante: le 15 novembre 2024, à 1 km de l'observation de ce jour. |
| 16 janvier 2026 | Delémont - Haute Borne | Après un épisode hivernal, froid et nuageux, succèdent des conditions douces et ensoleillées sur les droits et crêtes de la vallée. Aujourd’hui, quatrième jour. Les oiseaux donnent de la voix, ce qui contribue au repérage : mésange charbonnière, mésange bleue, mésange noire, mésange nonnette, mésange à longue queue, mésange huppée, grimpereau des bois, grosbec, bouvreuil et autres passereaux. A deux reprises j’entends le chant de la grive draine ; une première cette année. Un air de printemps. Des insectes volent, aussi des mouches, guêpes et abeilles. Dans la pente exposée, une grande fourmilière a été construite dans un fourré de ronces (photo 1) ; l’activité est intense. Plus haut, une surprise colorée, sous forme de papillon. Il volète dans la forêt sommitale (alt. 930 m), au même endroit où je l'avais observé l'hiver passé, puis se pose dans un sapin : un vulcain (photo 2). Et la sensation, secrètement espérée aujourd’hui, tussilage en fleur en bordure d’un chemin (photos 3 et 4). Floraison particulièrement précoce pour cette espèce, et à cette altitude de près de 900 m (premières observations des dernières années: 29.1.2025, 28.1.2024, 9.2.2023). A proximité, des noisetiers ont repris leur dispersion de pollen (photo 5), après avoir lancé la « saison » le 15 décembre dernier. Les houx, eux, sont en préparation avec les bourgeons floraux (photo 6). Hier, sur une autre crête proche, d’altitude comparable, je découvrais des fleurs de drave faux aïzoon. Alors que l’ellébore fétide est en fleur depuis plus d’un mois (voir l’observation du 4.12.2025). Le réchauffement climatique bouscule le calendrier des floraisons et les découvertes du naturaliste… |
| 15 janvier 2026 | Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg | Beau et doux, 11°C ; au-dessus de la nappe de brume qui s’étire dans la vallée. Sur la crête et dans la forêt de l’Endroit, la neige a disparu. Divers insectes en vol. Et surprise, tout en couleur orange : un vulcain. Plus tard encore un papillon, mais trop furtif pour que je puisse le déterminer. Divers cris d’oiseaux ; presque le catalogue complet pour l’endroit des mésanges et pics. Un pic noir s’en prend vigoureusement à un tronc vermoulu (photo 1) pour en extraire des larves. Plus bas, deux hérons cendrés jouent les garde-moutons. Au sommet de la crête, de petites fleurs jaunes : déjà début de floraison de la drave faux aïzoon (photo 2). L’endroit est exposé au soleil, mais tout de même à l’altitude de 840 mètres. A peine en dessous, au bord du sentier dans la pente forestière, je remarque un petit genévrier (photo 3). Une belle surprise ; ce n’est pourtant pas la première fois que je passe ici… Il y a toujours des découvertes à faire, même dans des lieux connus ; notre regard change. Concernant la dissémination du genévrier, la grive litorne est une importante contributrice, friande de ses baies (Walcholderdrossel, en allemand). |
| 14 janvier 2026 | Delémont - Vorbourg | Entre 20h et 21h, entendu une chouette hulotte mâle venant du Quenet et deux vers le Colliard. Chants lointains. Les chemins glacés limitent mon exploration nocturne. |
| 13 janvier 2026 | Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg | Brouillard givrant en ville; pas rigolo sur les trottoirs... Une raison pour prendre un peu de hauteur (photo 1) vers la douceur. Quelques bouffées d'ozone effleurent les narines; il y a du föhn sur les Alpes. Les geais sont très actifs, leurs cris sont omniprésents. Sur la crête, je suis admiratif en passant au pied d'un grand hêtre; c'est son système racinaire en surface qui m'impressionne à chaque fois (photo 2). En moins de 48 heures, la neige a fondu. Mais le sol mou enregistre aussi les traces de certains animaux, comme le grattage et les griffes de blaireau (photo 3). Contrairement à certaines croyances assez répandues, celui-ci ne dort pas en hiver, il réduit simplement son activité. Alors que j'examine une empreinte, j'entends un sifflement chuinté, répété. Un souffle par des naseaux. Plus haut sur un rocher, un chamois me fixe du regard (photo 4). Certainement le même mâle que j'avais vu en rut au même endroit, il y a trois semaines (voir observation du 25 décembre). Sur un éperon voisin, entre Petite Roche et Grande Roche, selon la dénomination de mon enfance à la rue Franche, arrive un autre chamois et se dresse à ma vue. Magnifique scène, je suis comblé. |
| 11 janvier 2026 | Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg | Couverture neigeuse, froid, ciel gris, brume au-dessus de 800 mètres. Midi, je monte discrètement vers la crête rocheuse. Au-moment où l'arête se dévoile, pause pour la scruter du regard. Un chamois est debout, immobile, sur un replat. Pelage foncé, il se détache bien sur le fond de neige. Je ne repère pas immédiatement un deuxième, en contrebas. Puis dévale un troisième ; descente à l'aveugle sur le calcaire escarpé. Mais pas de poursuite ; le rut est révolu. Je sors le carnet d'esquisse de mon sac, les doigts engourdis (esquisse). Je poursuis à la recherche de traces, dévoilant dans la neige la vie des animaux durant ces vingt-quatre dernières heures ; c'est l'âge de cette couche cafteuse. D'autres posent des pièges photographiques… Il y a effectivement eu des déplacements cette nuit. Un passage étroit de chamois est bien marqué dans la forêt (photo 1). Et sur la même pente, à proximité, un "dévaloir" de sangliers (photo 2) laisse supposer un certain ramdam. J'ai déjà assisté à pareille scène... Dans l'après-midi, j'ai rejoint la partie basse ; une grande aigrette se pose en toute élégance sur un vieux saule. Un instant plus tard, arrive également un héron cendré, lui avec un cri rauque qui n'a rien d'élégant. Partiellement dans un registre vocal semblable et en partie nettement plus doux, une centaine de corvidés tournoient en palabrant dans les parages. Dans moins de deux heures ils se dirigeront vers leur dortoir nocturne. |
| 11 janvier 2026 | Delémont; Grioux - vieille ville | Week-end de l'action "Oiseaux en hiver", de Bird Life. Café matinal de ce dimanche dans ma véranda pour déterminer durant une heure les oiseaux qui se pose dans l'espace de mon jardin (photos 1 et 2). Pas idéal, les conditions sont ... hivernales. Peu d'oiseaux se présentent, mais tout de même, il y a de quoi prendre quelques notes: Merle noir, pie bavarde, verdier, rougegorge, mésange charbonnière, mésange bleue, moineau domestique, corneille, choucas, mésange à longue queue, tourterelle turque, pinson des arbres, grive draine, chardonneret, pigeon domestique. Et aussi une scène territoriale: une corneille se pose sur le nid construit le printemps dernier par un couple de pie. Une pie arrive aussitôt (photo 3) et une seconde surveille à distance. Finalement, la corneille s'envole. Affaire à suivre. |
| 9 janvier 2026 | Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg | Temps agité, à la limite du risque "autorisé" en forêt. Le vent doux de cette nuit (9°C) a avalé la couche de neige jusqu'au point le plus élevé de la crête (845 m). En direction du nord, un curieux phénomène météorologique: un arc-en-ciel partiel (photo), sans pluie, mais l'humidité de l'air semble suffisante pour créer cet effet d'optique. Malgré l'absence de neige certains animaux laissent des traces bien visibles. Des sangliers ont festoyé dans les prés, laissant de stupéfiants remue-ménages après satiété. Beaucoup plus discret, un renard est en chasse dans un pâturage à l'heure de midi; un nocturne qui ne craint pas le soleil. Une bande de minuscules oiseaux s'agitent nerveusement dans des épicéas. De petits cris très aigus. Des roitelets huppés, à la recherche de nourriture; pas une sinécure, car leur besoin alimentaire est important. A proximité, des geais donnent de la voix. Un autre registre par rapport à celui des roitelets. Il y a des chênes par là. |
| 7 janvier 2026 | Delémont - Haute Borne | Beau, froid avec parfaite visibilité, notamment sur quelques sommets des Alpes. Une petite couche de neige indique les passages nocturnes, surtout chevreuils et renards dans la forêt. La neige collée aux arbres dessine aussi le graphisme des troncs (photo); ceux qui ne se tiennent pas droit sortent du lot... Une bande étendue de bouvreuils occupe une vaste portion de forêt autour du point le plus élevé de la commune de Delémont (930 m). Leurs cris doux sont facilement repérables, alors qu'il est plus difficile de les voir dans la partie supérieure des arbres, même les mâles avec leur flambant poitrail rouge. Un superbe oiseau ! Des mésanges, surtout noires et à longue queue, sont aussi bien présentes, par petits groupes. |
| 7 janvier 2026 | Delémont; Grioux - vieille ville | Froid (-13°C) et légère brume; à 8h, un rougequeue, mâle, passe d'un bord de fenêtre à l'autre, certainement à la recherche de quelque nourriture. Par cette température, pas facile pour un insectivore. Je me réjouis de chaque observation hivernale de rougequeue noir, devenue pour moi ici un indicateur du réchauffement climatique, avec le pouillot véloce. |
| 5 janvier 2026 | Delémont - Claude Chappuis -Haute Borne | La modeste couche de neige est favorable pour une sortie à la recherche de traces de vie. Et il y en a... Aussi les ruisseaux gelés (photo 1) recueillent des empreintes, comme celles de blaireaux qui viennent boire. Sur les hauteurs, les campagnols creusent et les renards rodent dans les parages (photo 2). A près de mille mètres, de nombreux mammifères ont laissé des traces dans la neige (photo 3); un livre passionnant d'activités essentiellement nocturnes, mais pas toujours facile à lire. Je relève notamment: chevreuils, sangliers, chamois, lièvres, renards, divers micromammifères, blaireaux, chats, et différents oiseaux. Columbo aurait apprécié... Retour dans la forêt: cognée de bec contre un arbre, suivie de deux cris typiques. La détermination est incontestable: un pic noir. Je l'ai déjà repéré ici à l'aller, et aussi lors de sorties précédentes. Il est manifestement chez lui dans ce coin de forêt, et le manifeste. |
| 5 janvier 2026 | Delémont; Grioux - vieille ville | Alors qu'une fine couche de neige couvre le pavé, un rougequeue noir sillonne le trottoir devant chez moi, à la recherche de quelque nourriture. L'horloge de l'hôtel de ville indique 7h30. Une heure plus tard, le soleil s'est levé et une buse variable se pose dans mon jardin, en hauteur, à l'affut. Le thermomètre affiche -10°C. Il est possible que les conditions météo hivernales poussent certains oiseaux vers les habitations. |
| 3 janvier 2026 | Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg | J'ai vu la Lune, se coucher ce matin à 7h15; magnifique sphère dans le ciel encore sombre qui passait derrière la Haute Borne, vu de chez moi. Maintenant, à 11h, elle est pleine, selon le calendrier astronomique, alors que je marche sur la crête en prolongement oriental. A la faveur de quelques maigres parcelles de neige récente, je repère de nombreuses allées et venues de chevreuils et de chamois, et peut-être aussi d'un cerf. Il manque quelques centimètres de neige pour avoir des conditions parfaites de pistage. Les prévisions météorologiques vont dans ce sens. Les oiseaux, par contre, sont très discrets ce midi. Ce n'est qu'au retour, du bord de la Birse, que je peux observer un peu d'animation: un couple de harle bièvre se livrant une incessante course poursuite. Signe avant-coureur de parade nuptiale. |
| 1er janvier 2026 | Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg | Froid hivernal en quittant la vieille ville: -10°C. Mais le pique-nique sur les hauteurs, avec lunettes de soleil, est très agréable. Dans la forêt de l'Endroit, de nombreux geais. Pas étonnant: les chênes sont abondants sur ce versant et ils portent des glands à foison. C'est la nourriture de prédilection des geais... des chênes. A proximité, des cris de deux, trois pigeons ramiers. Un oiseau plutôt migrateur, mais certains restent ici en hiver. Dans le bas, des sangliers ont fait la grande fête pour le changement d'année, ou par anticipation (photo 1). Eux ont échappé à la traque du début de la semaine. On les dit très futés... Dans la frênaie, un chevreuil est à peine visible sur fond de roselière (photo 2). Un mâle, avec ses bois couverts de velours. Parfait mimétisme. |
| 31 décembre 2025 | Delémont - Haute Borne | Sans brume sur la ville et après une nuit étoilée dominée par la Lune et Jupiter, on se gèle par -9°C en quittant les habitations, sous le soleil et un ciel bleu. Sur les hauteurs, les oiseaux se font discrets. Mais je repère malgré tout quelques bandes de mésanges noires et de mésanges à longue queue, et par-ci, par-là quelques cris doux et mélancoliques de bouvreuils. La lumière de midi sur une éclaircie forestière met à nu des hêtres exposés aux "coups de soleil" (photo 1) en ayant perdu leurs voisins qui les protégeaient par leur ombre. Leur écorce supporte mal ce nouvel environnement. Parfaite visibilité pour découvrir les célèbres sommets alpins au gré des espaces dans les chaînes jurassiennes. Dans l'ordre de ma marche: Wetterhorn, Mönch, Eiger, Jungfrau (aquarelle; voir mon livre "Démarche nature", Finsteraarhorn. Au bord du chemin forestier, une œuvre de land art (photo 2), peut-être inspirée par le le lointain Finsteraarhorn, en face. Ouvrage de simplicité. La nature en équilibre. |
| 29 décembre 2025 | Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg | Le givre donne un relief particulier à la végétation à la limite du stratus, en passant du gris au bleu (photos 1 et 2), vers 800 mètres d’altitude. Des sculptures de cristal. Par contre, pas cristallin du tout, est la course de sangliers qui dévalent dans la forêt. Plus loin, je comprends leur comportement : ils sont traqués par des chasseurs. Cela ne me rassure pas : pas en raison des sangliers… Dans l’espace le plus bas, à l’altitude de 400 mètres, dans la frênaie, un pic noir donne de la voix. Surprise. Ce n’est pas vraiment le milieu typique de cet oiseau, que les livres déclarent « oiseau des régions montagneuses ». Et c’est effectivement sur les hauteurs des crêtes de la région que j’ai fais connaissance avec cet oiseau à mes débuts. Mais depuis lors, j’observe qu’il « relativise » son caractère montagneux. Dans ce cas, ce n’est certainement pas le réchauffement climatique qui est en cause. |
| 29 décembre 2025 | Delémont; Grioux - vieille ville | Tôt ce matin, deux notes grinçantes et un oiseau presque noir se pose avec génuflexion sur une grosse branche d'un tilleul (photo 1). Il défait prestement quelques fragments de mousse puis s'envole vers un autre tilleul de la place (photo 2). Un rougequeue noir, mâle. Je suis ravi de l'observation de cet insectivore, qui serait commune du printemps à l'automne, mais particulière en hiver. Le rougequeue noir (photo 3; un mâle, saisi par Salvatore Scarnera) est devenu ici un indicateur fiable du réchauffement climatique; voir sous "Actualité", la rubrique du 21.11.2024. Depuis quelques jours, on observe régulièrement de petits lambeaux de mousse au sol, sous les vieux arbres, en ville (photo 4). Les oiseaux, dont les rougequeue noir, trouvent des insectes pour se nourrir sous la mousse des branches. Cette nourriture est vitale pour eux en hiver. Donc: il faut empêcher l'abattage de ces arbres, selon un projet de la commune ! |
| 28 décembre 2025 | Delémont - Haute Borne | Soleil et ciel bleu au-dessus du stratus matinal, mais bise froide. Les grands corbeaux donnent l'impression d'ajouter encore des virevoltes à leurs parades aériennes. Fabuleuse démonstration. Dans la forêt, c'est moins spectaculaire. Je me réjouis d'autant plus en entendant quelques notes de pouillot véloce. Petite boule de plumes qui cherche nerveusement quelque insecte dans un hêtre. Difficile à observer en hiver et pas toujours facile à déterminer (photo de Salvatore Scarnera). Un indicateur du réchauffement climatique (voir les explications à ce sujet dans mon livre "Démarche nature"). |
| 27 décembre 2025 | Delémont - Claude Chappuis -Haute Borne | Superbes conditions: ciel bleu et paysage sculpté par la végétation givrée. Noisetier en fleur à près de 900 mètres d'altitude, libérant du pollen dans un environnement givré; image décalée (photo 1). Une autre vue décalée: à l'extrémité Est de la vallée, la base de la Hohe Winde est enveloppée par le stratus débordant du Plateau par la Scheulte (photo 2); un siège rare. Dans le ciel bleu: milans royaux, faucons crécerelles et buses variables en chasse. Parade en couples de grands corbeaux; de magnifiques figures de vol acrobatique. |
| 25 décembre 2025 | Delémont - Colliard - Roc Courroux - Vadry - Pierreberg | Belle surprise dans la brume. Sur une arête rocheuse dominant la Birse, trois chamois femelles se faufilent tranquillement entre roches et arbres rabougris (esquisse 1). Je poursuis mon parcours aux aguets, car ce sont certainement les mêmes que j'ai observé il y a deux jours, avec suite... Puis effectivement, le bonheur: sur un grand rocher proéminent, un grand mâle se détache, puis un second, un peu plus petit (esquisse 2). Ils se poursuivent comme il y a deux jours, mais dans une situation plus acrobatique. Le rut des chamois est manifestement en prolongation... Dans la pente, léger bruit de trot dans les feuilles sèches: un renard passe (esquisse 3) d'une course légère, en droite ligne. Il donne l'impression de savoir où il va; il est midi... La même scène qu'il y a deux jours. Une sortie à répétition. Au bord du chemin, quelques touffes persistantes de campanule à feuilles rondes (photo). Elles ont survécu ce mois au gel, à la neige, au givre, au soleil à 700 mètres d'altitude, elles pourraient bien résister au changement d'année... |
| 23 décembre 2025 | Delémont; Grioux - vieille ville | Incroyable observation, à 19h: un hibou grand-duc vole autour du clocher de l'église, à la hauteur des cadrans. Possiblement un jeune à la recherche d'un/e partenaire et d'un territoire. Il y a quelques années, j'avais déjà observé ce grand rapace nocturne en ville. |